Aux Etats-Unis, les fonctionnaires chrétiens autorisés à parler de Dieu sur leur lieu de travail
Les employés fédéraux américains pourront désormais discuter et promouvoir leurs convictions chrétiennes sur leur lieu de travail, a annoncé lundi l’administration Trump, invoquant les libertés religieuses protégées par la Constitution des États-Unis.
Les agents des administrations fédérales peuvent chercher à « convaincre autrui du bien-fondé de leurs propres convictions religieuses » au bureau, a écrit Scott Kupor, directeur de l’Office of Personnel Management (OPM), l’agence chargée des ressources humaines du gouvernement américain.
Les supérieurs hiérarchiques peuvent tenter de recruter leurs subordonnés à leur religion, à condition que ces démarches ne soient pas « harcelantes », selon la déclaration de Kupor. Les administrations ne pourront pas sanctionner les employés qui refusent de discuter de religion avec leurs collègues.

Le président des États-Unis Donald Trump monte à bord d’Air Force One à l’aéroport de Morristown alors qu’il part pour Washington, à Morristown, New Jersey. /Photo prise le 6 juillet 2025/REUTERS/Nathan Howard
Cette annonce s’inscrit dans la volonté de l’administration républicaine de Donald Trump, en place depuis six mois, d’étendre la place de la religion dans la fonction publique fédérale.
La justice américaine a longtemps estimé que les employeurs ne peuvent pas supprimer toute expression religieuse sur le lieu de travail, mais peuvent légitimement restreindre les comportements perturbateurs ou imposant une contrainte excessive, à condition de traiter tous les croyants de la même manière.
Le Premier Amendement de la Constitution américaine protège le droit des individus à pratiquer leur religion, tout en empêchant l’État de favoriser une religion plutôt qu’une autre, ou la religion en général.
Mi-juillet, l’OPM avait déjà annoncé que les agents pourraient obtenir l’autorisation de télétravailler ou d’aménager leurs horaires pour pouvoir prier, alors qu’ils étaient auparavant tenus de revenir au bureau à temps plein.
La nouvelle déclaration fait référence au décret signé par Donald Trump en février, demandant aux agences de mettre fin à la « désinstrumentalisation anti-chrétienne du gouvernement ».
Ce décret invite les secrétaires de cabinet à identifier les actions fédérales jugées hostiles aux chrétiens. Donald Trump a adopté une vision proche des chrétiens conservateurs et promu des politiques répondant à leurs inquiétudes concernant la liberté religieuse.
Selon la note de Kupor, les employés fédéraux pourront aussi créer des groupes de prière sur leur lieu de travail, à condition que ces réunions n’aient pas lieu pendant les heures de service.
Le mémo fait référence au Titre VII du Civil Rights Act de 1964, une loi qui interdit toute discrimination au travail fondée sur la religion ou les pratiques religieuses d’un individu.
Dans ce document, Kupor affirme que la loi impose aux employeurs de permettre aux salariés de prosélytiser, d’organiser des groupes de prière en dehors des heures de travail et d’exposer des symboles religieux.
La Commission égalité des chances dans l’emploi (EEOC), qui applique le Titre VII, a précisé que le prosélytisme sur le lieu de travail peut constituer un harcèlement religieux illégal s’il n’est pas désiré et s’il est suffisamment grave ou répété pour créer un environnement hostile ou abusif.
« Une conversation consensuelle sur des convictions religieuses, même animée, ne constitue pas un harcèlement si elle n’est pas importune », rappelait l’agence dans un document d’orientation de 2008.
La note de Kupor n’a pas force de loi, et un tribunal pourrait avoir une interprétation différente de la portée des protections offertes par le Titre VII. Néanmoins, une contestation directe devant la justice pourrait s’avérer difficile, de nombreux juges ayant estimé par le passé qu’ils n’avaient pas compétence pour examiner des documents internes des agences.
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