Arrestation de Nicolas Maduro: « Bonne chance et que Dieu vous guide », a déclaré Donald Trump
« Bonne chance et que Dieu vous guide », a déclaré Donald Trump pour faire arrêter le président vénézuélien Nicolas Maduro, selon Dan Caine, Chef d’Etat-major des armées des Etats-Unis.
Le général américain de l’Air Force et capital-risqueur John Daniel « Razin » Caine, qui sert actuellement en tant que 22e chef d’État-Major des armées des Etats-Unis, s’est félicité de la réussite de l’opération qui a permis de capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro à la suite d’une série de bombardements.
S’exprimant sur Fox News, Donald Trump a précisé que Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores avaient été capturés par les forces spéciales américaines et transportés par hélicoptère jusqu’au navire Iwo Jima, stationné dans les Caraïbes, avant leur transfert à New York.
Le gouvernement vénézuélien avait auparavant indiqué qu’il ne savait pas où se trouvait le président ni son épouse et qu’il réclamait des « preuves de vie ».
Les États-Unis n’ont pas procédé à une intervention aussi directe en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989 pour destituer le chef militaire Manuel Noriega, qui a ensuite été emprisonné pendant 20 ans.
« Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe à grande échelle contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui a été, avec son épouse, capturé et expulsé du pays », a indiqué Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Les détails de l’opération n’ont pas encore été rendus publics. Donald Trump a déclaré à Fox News qu’elle avait été soigneusement planifiée, mais que les forces américaines avaient dû la reporter à plusieurs reprises en raison des conditions météorologiques.
On ignore pour le moment si les Américains vont attendre que d’autres personnalités du parti au pouvoir au Venezuela – telles que la vice-présidente Delcy Rodriguez – prennent la succession de Nicolas Maduro, ou s’ils vont faire pression pour les évincer eux aussi.
La cheffe de file de l’opposition vénézuélienne, la lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, a déclaré sur X que Nicolas Maduro avait été renversé avoir refusé de négocier son départ.
PAS D’AUTRES OPÉRATIONS EN VUE
Elle ajouté que la présidence devait désormais être assurée par Edmundo Gonzalez, que l’opposition, Washington et les observateurs internationaux considèrent comme le vainqueur de l’élection de 2024.
Le président américain doit donner une conférence de presse à 17h00 (16h00 GMT) ce samedi depuis sa résidence de Floride.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio « ne prévoit aucune autre action au Venezuela maintenant que Maduro est sous la garde des États-Unis », a écrit le sénateur républicain Mike Lee sur X après s’être entretenu par téléphone avec le chef de la diplomatie américaine.
Les États-Unis ont accusé le dirigeant vénézuélien de diriger un « narco-État » et de truquer les élections.
Nicolas Maduro a été inculpé en 2020 par un tribunal fédéral américain de narcoterrorisme et d’autres chefs d’accusation pour avoir mis en place ce que les procureurs ont décrit comme un système d’expédition de cocaïne vers les États-Unis par l’intermédiaire d’un prétendu « Cartel de Los Soles ».
« Ils seront bientôt confrontés à la colère de la justice américaine sur le sol américain, dans des tribunaux américains », a déclaré sur X la procureure générale des Etats-Unis, Pam Bondi, au sujet de Nicolas Maduro et de son épouse.
Le dirigeant vénézuélien, qui a succédé à Hugo Chavez au pouvoir en 2013, a accusé Washington de vouloir prendre le contrôle de ses réserves de pétrole, les plus grandes du monde.
Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, a condamné l’intervention américaine. « Dans l’unité du peuple, nous trouverons la force de résister et de triompher », a-t-il déclaré dans un message vidéo.
INCERTITUDES SUR LA SUCCESSION À MADURO
Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, est pour sa part apparu dans une rue équipé d’un casque et d’un gilet pare-balles, exhortant la population à ne pas coopérer avec « l’ennemi terroriste ».
Si Delcy Rodriguez est susceptible d’accéder à la présidence, Vladimir Padrino et Diosdado Cabello ont une influence significative sur l’armée, qui a selon les analystes permis à Nicolas Maduro de rester au pouvoir aussi longtemps, malgré son impopularité et les preuves de sa défaite dans les urnes.
Samedi matin, le Venezuela a décrété « l’état d’urgence nationale » et dénoncé une « agression militaire » des États-Unis. Outre la capitale Caracas, des frappes ont eu lieu dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira, selon le gouvernement.
Les autorités vénézuéliennes ont affirmé, sans donner de bilan précis, que des civils et des militaires avaient été tués.
Une source proche de l’opposition, qui a demandé à ne pas être nommée, a déclaré que la destitution de Nicolas Maduro était un « travail de l’intérieur » auquel l’armée a participé.
« Pour l’instant, il n’y a plus d’action militaire, mais il s’agissait d’un message adressé aux autres membres du gouvernement vénézuélien : regardez de quoi les États-Unis sont capables, sortez maintenant et négociez », a déclaré cette source.
UN ÉCHO DE LA DOCTRINE MONROE
Des explosions ont secoué Caracas vers 2 heures du matin (0600 GMT) samedi, avec des survols d’avions et des panaches de fumée visibles pendant près 90 minutes environ.
Un média local allié au parti socialiste au pouvoir a fait état d’explosions à proximité des bases militaires de Fuerte Tiuna et de La Carlota. Des images de La Carlota diffusées par la télévision d’État ont montré ce qui semblaient être un char d’assaut et des bus détruits.
Bien que plusieurs pays d’Amérique latine s’opposent à Nicolas Maduro et affirment qu’il a volé l’élection de 2024, l’action directe de Washington a ravivé les souvenirs douloureux des interventions passées dans la région et suscité de multiples condamnations.
L’action de Donald Trump rappelle notamment la doctrine Monroe, établie en 1823 par le président James Monroe, qui permettait aux États-Unis de revendiquer une influence dans la région.
« Une nouvelle aube pour le Venezuela ! Le tyran est parti », a écrit sur X le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau.
Les rues du Venezuela semblaient relativement calmes au lever du soleil. Des soldats patrouillaient à certains endroits et des pro-Maduro commençaient à se rassembler à Caracas.
« COMME UN FILM »
D’autres, cependant, ont exprimé leur soulagement.
« Je suis heureuse, j’ai douté un instant que cela se produise parce que c’est comme un film », a déclaré Carolina Pimentel, commerçante de 37 ans à Maracay. « Tout est calme maintenant, mais j’ai l’impression qu’à tout moment, tout le monde sera en train de faire la fête. »
Les alliés du Venezuela, à savoir la Russie, Cuba et l’Iran, n’ont pas tardé à condamner les frappes, qu’ils considèrent comme une violation de la souveraineté. Téhéran a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à mettre fin à cette « agression illégale ».
Parmi les grandes nations d’Amérique latine, le président argentin Javier Milei a salué la nouvelle « liberté » du Venezuela, tandis que le Mexique a condamné l’intervention et que le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré qu’elle franchissait « une ligne inacceptable ».
Avant l’opération de samedi, Donald Trump a tenté d’imposer un blocus au pétrole vénézuélien, a imposé de nouvelles sanctions au gouvernement de Nicolas Maduro et à décidé plus de deux douzaines de frappes contre des navires impliqués selon les Etats-Unis dans le trafic de stupéfiants, faisant plus de 110 morts.
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