Restrictions élargies à tout le pays, écoles fermées pendant trois semaines, annonce Macron
par Elizabeth Pineau et Jean Terzian
PARIS (Reuters) – Emmanuel Macron a annoncé mercredi un nouveau renforcement des mesures de lutte contre le COVID-19, qui passe par un élargissement à tout le pays des mesures de restrictions et la fermeture des écoles pendant trois semaines.
Dans une allocution solennelle à la télévision, le chef de l’Etat a appelé à consentir à de nouveaux efforts face à la « course de vitesse » de la propagation du virus, avant une embellie à partir de mai grâce à la vaccination.
« Si nous restons unis et solidaires, si nous savons durant les prochaines semaines nous organiser, alors nous verrons le bout du tunnel », a-t-il déclaré. « Si je m’adresse à vous ce soir, c’est pour appeler à la mobilisation de chacun pour ce mois d’avril où beaucoup se joue. »
Le président a annoncé une extension à tout le pays, déjà soumis à un couvre-feu à partir de 19h00, des mesures en vigueur dans 19 départements depuis le 18 mars : fermeture des commerces non-essentiels, télétravail fortement encouragé, interdiction de se déplacer à plus de 10 kilomètres de chez soi.
Les déplacements entre régions seront tolérés durant le prochain week-end de Pâques, jusqu’au 5 avril.
L’autre annonce majeure concerne la fermeture des établissements scolaires que la France maintenait ouverts depuis septembre à la différence de nombreux pays voisins.
« Vous savez que nous avons tout fait pour prendre ces décisions le plus tard possible et au moment où elles devenaient strictement nécessaires. C’est maintenant », a expliqué le président.
Les écoles, crèches, collèges et lycées vont fermer pendant trois semaines. A compter de la semaine prochaine, les cours se feront à la maison, puis le pays entier sera placé en vacances de printemps les deux semaines suivantes, avec une rentrée programmée au 26 avril. La rentrée physique, avec des jauges, se fera le 3 mai dans les collèges et les lycées.
Les étudiants pourront quant à eux continuer à aller en cours une journée par semaine.
VACCINATION ACCÉLÉRÉE
Sur le front de la vaccination, Emmanuel Macron a confirmé l’accélération du calendrier. « Nous mettons tous les moyens pour vacciner, vacciner, vacciner », a-t-il dit.
Les plus de 70 ans peuvent actuellement se faire vacciner. Ce sera au tour des plus de 60 ans à partir du 16 avril. Les rendez-vous seront ouverts aux plus de 50 ans le 15 mai, puis mi-juin à tous les Français.
Actuellement, plus de 8,5 millions de Français ont reçu une injection, et plus de 3 millions ont reçu deux doses.
A un pays épuisé par un an de restrictions face à une pandémie qui a fait plus de 95.000 morts, le président a donné des perspectives pour l’orée de l’été.
« Dès la mi-mai, nous recommencerons à rouvrir avec des règles strictes certains lieux de culture. Nous autoriserons sous conditions l’ouverture des terrasses. Et nous allons bâtir entre la mi-mai et le début de l’été un calendrier de retour progressif pour la culture, le sport, le loisir, l’événementiel, les cafés et les restaurants », a-t-il dit.
Le ministère de l’Economie à indiqué dans la foulée que ces nouvelles dispositions se traduiraient par la fermeture de 150.000 commerces à travers le territoire, pour un coût estimé à 11 milliards d’euros.
Les mesures présidentielles seront détaillées jeudi au Parlement par le Premier ministre, Jean Castex, dont le discours sera suivi d’un débat et d’un vote dans les deux chambres.
Alors que plus de 5.000 personnes atteintes du COVID-19 sont désormais soignées dans des services de réanimation, Emmanuel Macron a annoncé une augmentation de capacité, jusqu’à 10.000 lits.
Le président, qui avait jugé jeudi dernier n’avoir « aucun mea culpa à faire, aucun remords, aucun constat d’échec », a effleuré mercredi soir l’idée d’avoir commis des « erreurs ».
« Je sais qu’à chaque étape de cette épidémie nous pouvons nous dire que nous aurions pu faire mieux. Nous avons commis des erreurs, tout cela est vrai. Mais je sais une chose : nous avons tenu, nous avons appris et nous nous sommes à chaque fois améliorés », a-t-il affirmé.
(Elizabeth Pineau, Jean-Stéphane Brosse et Jean Terzian, édité par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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