Prudence sur les actions à mi-séance
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue sans tendance claire à l’ouverture et les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé jeudi à mi-séance après une avalanche de résultats d’entreprises et dans l’attente des chiffres de l’inflation américaine.
Les contrats à terme signalent une ouverture en hausse de 0,09% pour le Dow Jones, en baisse de 0,08% pour le Standard & Poor’s-500 et en repli de 0,12% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,15% à 7.120,33 vers 12h10 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,38% et à Londres, le FTSE s’octroie 0,26%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cède 0,03%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro gagne 0,23% et le Stoxx 600 avance de 0,03%.
L’indicateur des prix à la consommation aux Etats-Unis pour le mois de janvier, qui tombera à 13h30 GMT, sera étudié soigneusement dans un contexte de crainte d’une accélération de l’inflation qui pourrait conduire la Réserve fédérale (Fed) à resserrement plus vite et plus fort de sa politique monétaire.
La médiane des estimations des économistes interrogés par Reuters donne un chiffre de 7,3% en rythme annuel pour l’indice des prix à la consommation (CPI) et de 5,9% pour l’indice d’inflation de base (« core CPI »).
« Plus les taux d’inflation actuels sont élevés, plus la perception est susceptible d’être forte parmi les participants de marché que la Fed devra agir encore plus rapidement, de manière plus décisive et pendant une période plus longue que ce qui est actuellement prévu « , écrit Antje Praefcke, analyste FX et EM de Commerzbank, dans une note à ses clients.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
En attendant l’inflation, les investisseurs prennent connaissance d’une série de résultats d’entreprises, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis.
Dans les échanges avant l’ouverture des marchés américains, le groupe de divertissement Walt Disney gagne 11,4% après avoir publié un chiffre d’affaires et un bénéfice trimestriel au-dessus des attentes.
Twitter, Pepsi, Mattel et Uber sont également indiqués dans le vert après leurs résultats.
VALEURS EN EUROPE
En Europe, Atos recule de 5% après avoir annoncé une charge de dépréciation d’actifs de 2,4 milliards d’euros, dernier coup dur en date pour le groupe après une série de revers ces derniers mois.
ArcelorMittal (-1,19%), l’Oréal (-1,47%), TotalEnergies (-1,45%) et Unilever (-1,50%) sont dans le rouge après leurs publications.
Baisse notable, Delivery Hero dévisse de 25,31% après des résultats trimestriels et des prévisions annuelles décevants.
A Francfort toujours, Credit Suisse cède 4,93% après avoir creusé ses pertes au quatrième trimestre.
Egalement dans le compartiment bancaire mais en hausse, Société générale avance de 3,02% et Crédit agricole de 1,4% après leurs bons résultats.
En tête du CAC 40, Unibail grimpe de 7%, le groupe immobilier spécialisé dans les centres commerciaux ayant dit viser un bénéfice par action ajusté pour 2022 au-dessus de celui de 2021.
Siemens (+5,92%) et AstraZeneca (+3,18%) évoluent en hausse après des résultats bien accueillis tandis que Dassault Aviation (+4,18%) profite de l’annonce d’une commande de 42 Rafale par l’Indonésie.
CHANGES/TAUX
Sur le marché des changes, l' »indice dollar », qui mesure les variations du billet vert, est peu changé dans l’attente des chiffres américains de l’inflation de janvier.
L’euro s’affiche à 1,1431 dollar, en hausse de 0,08%.
La couronne suédoise baisse de plus de 0,9% face au dollar et à l’euro après la décision de la Riksbank, la banque centrale de Suède, de maintenir sa politique monétaire en soulignant que la flambée de l’inflation était temporaire et qu’il était trop tôt pour commencer à réduire son soutien à l’économie.
« Nous pensons que l’inflation de base en 2022 sera supérieure aux prévisions de la Riksbank. Nous nous attendons à ce que la BCE relève ses taux cette année, ce qui mettra la pression sur la Riksbank pour qu’elle prenne également des mesures. Une hausse des taux ne peut être exclue malgré la position plutôt accommandante d’aujourd’hui », a déclaré Torbjorn Isaksson, économiste chez Nordea.
TAUX
Le rendement des Treasuries à 10 ans gagne un point de base à 1,9354%.
Son équivalement allemand est stable, autour de 0,227%, et n’a pas vraiment réagi à l’abaissement par la Commission européenne de sa prévision de croissance pour la zone euro en 2022 et à sa nouvelle estimation d’inflation.
PÉTROLE
Les cours pétroliers sont en hausse après l’annonce par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) d’une baisse surprise des stocks de brut américains la semaine dernière.
Le baril de Brent progresse de 0,75% à 92,24 dollars et le brut léger américain gagne 1,01% à 90,57 dollars.
METAUX
Le cours de l’aluminium a atteint, à 3.304,50 dollars la tonne, son plus haut niveau depuis juillet 2008, des fermetures de fonderies en Chine et en Europe exacerbant les inquiétudes concernant la diminution des stocks.
(Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


