Pêche: La France menace de retarder un accord financier avec Londres
PARIS (Reuters) – La France a prévenu qu’elle pourrait retarder la mise en oeuvre d’un protocole d’accord sur l’accès des entreprises britanniques aux marchés financiers européens afin de faire pression sur la Grande-Bretagne pour qu’elle respecte ses engagements en matière de pêche, a-t-on appris mercredi de source au fait des discussions et de source diplomatique européenne.
Un lien entre les deux dossiers a été établi, a dit la première source, alors que la France et le Royaume-Uni se querellent depuis plusieurs jours sur les conditions d’accès des pêcheurs français aux zones situées au large de l’île anglo-normande de Jersey.
Interrogé sur le sujet lors de son point de presse hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, a déclaré que la France réclamait que « l’accord avec le RU soit respecte, rien que l’accord ».
« On a constaté que les Britanniques, s’agissant de Jersey avaient rajouté des conditions pour l’accès de la pêche a nos pêcheurs. Pour nous, ces conditions sont nulles et non avenues », a-t-il dit.
« Dans ce contexte vous avez indiqué que d’autres textes sont actuellement discutés, notamment un texte sur les services financiers. (…) Nous avons une approche globale de l’ensemble des accords qui ont été signes », a-t-il ajouté.
De source diplomatique européenne, on accuse la Grande-Bretagne de ne pas respecter les engagements pris aux termes de l’accord commercial post-Brexit conclu avec Bruxelles.
« Il ne s’agit pas que de la France et pas que de la pêche ! Le Royaume-Uni doit appliquer pleinement les accords qu’il a signés, ce qui n’est pas le cas actuellement, sur la pêche et d’autres questions importantes », a dit cette source.
La Commission européenne et le gouvernement de Boris Johnson ont conclu à la fin mars un protocole d’accord sur les services financiers fixant les conditions sous lesquelles les régulateurs de l’UE et de la Grande-Bretagne partageront leurs informations. Mais ce protocole doit être approuvé par les 27 Etats membres, une procédure qui n’a pas encore été enclenchée.
(Michel Rose à Paris, John Chalmers à Bruxelles, avec Dominique Vidalon, version française Jean-Stéphane Brosse et Nicolas Delame)
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