L’objectif climatique des USA toujours attendu en amont du sommet de Biden
par Jeff Mason et Valerie Volcovici
WASHINGTON (Reuters) – La Maison blanche continue d’apporter les touches finales à son projet de réduction des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis d’ici 2030, alors que Joe Biden organise jeudi un sommet sur le climat réunissant des dirigeants mondiaux dont ses homologues russe et chinois, Vladimir Poutine et Xi Jinping.
L’administration de Joe Biden, entré en fonction en janvier à la présidence américaine, fait pression sur d’autres pays pour que ceux-ci se fixent des objectifs plus ambitieux en matière de lutte contre le changement climatique, mais elle n’a toujours pas dévoilé ses propres plans.
En amont du sommet, il est attendu que la Maison blanche annonce un objectif de réduction des émissions de 50% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005.
« Il reste encore beaucoup de temps avant que le sommet ne débute », a déclaré aux journalistes mercredi matin un représentant de l’administration, interrogé sur l’objectif climatique de Washington.
Les Etats-Unis furent longtemps le principal émetteur mondial de gaz à effet de serre, avant d’être devancé par la Chine. L’objectif américain de réduction des émissions est surveillé de près car considéré comme un indicateur du sérieux de Joe Biden sur la question du climat.
Le locataire démocrate de la Maison blanche a promis par le passé de rétablir le leadership des Etats-Unis pour lutter contre le réchauffement climatique, alors que son prédécesseur républicain Donald Trump avait retiré le pays de l’accord de Paris sur le climat. Joe Biden a ramené en janvier les Etats-Unis dans l’accord signé en 2015.
« Au cours des prochains jours et prochaines heures, de nombreuses autres ambitions revues à la hausse seront articulées », a déclaré l’émissaire américain sur le climat, John Kerry, lors d’un événement organisé par le Washington Post mercredi matin.
Ces dernières heures, le représentant nommé par Joe Biden a annoncé des mesures destinées à permettre aux Etats-Unis de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, notamment celles liées au fret maritime, et des partenariats avec des entreprises financières.
Des activistes, certaines entreprises et des dirigeants mondiaux attendent des Etats-Unis qu’ils se fixent un objectif ambitieux, des voix s’étant élevées pour dire qu’une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre américaines ne serait pas suffisante.
« Si nombreux sont ceux qui applaudiront l’engagement du président (Joe Biden) à réduire d’au moins de moitié les émissions américaines d’ici 2030, nous avons la responsabilité de dire la vérité: cela sera loin d’être suffisant », a déclaré Evan Weber, directeur politique de Sunrise Movement, un influent groupe de jeunes activistes.
Il a estimé que la promesse attendue de l’administration Biden « sera une condamnation à mort pour notre génération et les milliards de personnes en première ligne dans la crise climatique aux Etats-Unis et à l’étranger ».
Plusieurs dizaines de dirigeants mondiaux, dont le président français Emmanuel Macron, prendront part au sommet, organisé en format virtuel du fait de la pandémie de coronavirus.
(Jeff Mason et Valerie Volcivici, avec Andrea Shalal; version française Jean Terzian)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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