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Les élections régionales, galop d’essai de la présidentielle

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par Elizabeth Pineau et Ardee Napolitano

PARIS (Reuters) – Les Français sont appelés aux urnes dimanche pour le premier tour des élections régionales et départementales qui prendront le pouls d’un pays éreinté par la crise du coronavirus, où le Rassemblement national espère une percée significative à dix mois de la présidentielle.

Reportés pour cause de pandémie, les scrutins des 20 et 27 juin renouvelleront les instances exécutives des 13 régions métropolitaines actuellement détenues par la droite, le centre et le Parti socialiste.

A l’approche de la course à l’Elysée où un duel entre la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, et le président sortant Emmanuel Macron est d’ores et déjà annoncé, le parti d’extrême droite espère gagner une ou plusieurs régions pour la première fois de son histoire, avec de réelles chances d’y parvenir en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca).

« Même si le Rassemblement national est un peu en dessous des scores de 2015, s’il s’empare d’une région, la configuration totale du scrutin sera modifiée en sa faveur », note Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos en France.

Le score du RN s’annonce élevé dans le Grand-Est ou encore dans les Hauts-de France, où il est représenté par le député Sébastien Chenu.

« Les plafonds de verre sont là pour être percés, donc si nous gagnons une région, ce sera un signe favorable de l’avancée de nos idées et de notre capacité à prendre en main les décisions pour le pays en 2022 », a-t-il déclaré à Reuters.

L’élu RN aura fort à faire pour détrôner le président sortant Xavier Bertrand, donné favori par les sondages malgré la présence face à lui, outre Sébastien Chenu, d’une liste de la majorité où figurent cinq ministres, dont celui de la Justice Eric Dupond-Moretti.

En 2015, le Front national, devenu Rassemblement national, avait recueilli au total 27,7% des suffrages au premier tour, un record, sans remporter de région au final.

LAREM FAISEUR DE ROI ?

Dans la dernière ligne droite, le Premier ministre Jean Castex, chef de la majorité, visite cinq régions cette fin de semaine, tandis qu’Emmanuel Macron est ce jeudi en Picardie. « Le président est en campagne », a lancé jeudi sur France Info Xavier Bertrand, lui-même candidat à la magistrature suprême.

Comme lui, les présidents conservateurs sortants des régions Ile-de-France, Valérie Pécresse, et Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, comptent faire de leur réélection un tremplin vers la présidence, alors que la droite se cherche un couloir.

S’ils n’ont quasiment aucune chance de ravir une région – à l’exception du Centre-Val de Loire où le ministre MoDem des Relations avec le Parlement Marc Fesneau pourrait s’imposer – La République en marche (LaRem) et ses alliés espèrent peser pour l’avenir, un an après la déroute des élections municipales.

La majorité pourrait jouer les trublions ou les faiseurs de rois à condition que ses candidats, souvent méconnus, dépassent les 10% indispensables pour rallier le second tour.

« Pour Emmanuel Macron, un éventuel vote sanction ne serait pas très lisible puisqu’il n’y a pas de région détenue par LaRem. Il est donc un peu plus facile pour le président d’enjamber ces élections comme il a pu le faire pour les municipales », analyse Brice Teinturier.

Le député Roland Lescure, membre du bureau exécutif de LaRem, y voit une occasion de « poursuivre l’ancrage territorial » du mouvement né il y a cinq ans.

« Nos militants sont présents sur le terrain, ils collectent des affiches, ça donne de l’entrain, de l’énergie, évidemment ça prépare les échéances à venir », a dit à Reuters cette figure montante du camp présidentiel.

L’ABSTENTION S’ANNONCE ÉLEVÉE

Pas moins de 15 ministres se présentent aux régionales (et trois pour les départementales). Ils n’auront pas à démissionner en cas de défaite, cette règle tacite ne s’appliquant que pour les scrutins nationaux.

La campagne sans grand relief a été marquée par les remous nés du soutien de LaRem au président sortant de Paca, le LR Renaud Muselier, confronté à la liste du Rassemblement national emmenée par Thierry Mariani, lui-même ancien membre de LR et ex-ministre des Transports de Nicolas Sarkozy. Marine Le Pen est ce jeudi dans la région pour le soutenir.

A gauche, les écologistes veulent confirmer leur percée des élections européennes et municipales mais doivent pour cela composer avec le Parti socialiste, qui se bat pour conserver ses cinq régions métropolitaines sauvées en 2015.

Les débats ont été dominés par les questions sécuritaires dans le sillage de faits divers tragiques alors que ce sujet n’est pas de la compétence de la région, qui s’occupe notamment de transports, de formation professionnelle et de la gestion des lycées.

L’abstention, qui s’annonce élevée, pèsera sur les résultats.

« On est dans un contexte de sortie de pandémie, les Français pensent à tout autre chose que les régionales », dit Brice Teinturier, qui avance une deuxième raison « plus lourde : des citoyens pensent que ces élections intermédiaires ne changent rien à leur quotidien. Ils ne voient pas l’utilité de se déplacer pour voter. »

(Avec Michaela Cabrera, édité par Sophie Louet)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
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