L’équipementier automobile Novares en redressement judiciaire jusqu’à fin mai
PARIS (Reuters) – Novares, équipementier automobile spécialisé dans les pièces en plastique, s’est placé fin avril en redressement judiciaire faute d’avoir trouvé à temps un accord avec ses banques et ses actionnaires pour endiguer l’hémorragie de cash provoquée par l’épidémie de coronavirus.
Cette décision, l’une des premières du genre en France pour une entreprise automobile victime de la chute d’activité liée à la pandémie, illustre la fragilité de la filière, même parmi ses acteurs installés, et les difficultés à mettre en place parfois les dispositifs de soutien bancaire prévus par le gouvernement.
« Entre le processus de discussion avec nos banques et nos actionnaires, parti pour durer quasiment jusqu’en juillet, et nos clients (constructeurs) qui parlaient d’un redémarrage en mai, je ne voyais pas comment les deux plannings pouvaient être compatibles. C’est là que la voie judiciaire est apparue », a dit à Reuters Pierre Boulet, PDG de l’ex-Mecaplat, confirmant des informations publiées par Les Echos.
Après la nomination d’un mandataire ad hoc et le placement en redressement judiciaire de la holding pendant 34 jours, le planning prévoit que les négociations soient bouclées d’ici le 28 mai.
Sans accord sur un plan de continuation – option habituellement préférée par le tribunal -, celui-ci examinera des offres de rachat de Novares, attendues parallèlement mi-mai.
« J’ai de bonnes chances d’espérer qu’il y en ait au moins deux ou trois », a ajouté Pierre Boulet, précisant que sur les six propositions de candidats « actifs », deux-tiers émanent de fonds et un tiers d’industriels.
12.000 SALARIÉS
Novares, dont quatre millions d’euros de cash partent en fumée chaque jour à cause de l’arrêt de la quasi-totalité de ses 45 usines mondiales, a estimé à 115 millions d’euros ses besoins pour redémarrer son activité fin mai.
Les discussions porteront notamment sur la demande du pool bancaire – une douzaine de banques françaises et étrangères – que les deux principaux actionnaires de Novares, le fonds Equistone (72%) et BPIFrance (15%), participent en investissant en capital.
Créé à Monaco il y a 72 ans, le groupe a déjà frôlé la faillite en 2009. Il avait alors été sauvé par le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA), qui a intégré depuis le périmètre de BPIFrance.
Rebaptisée Novares, l’entreprise de 12.000 salariés a retrouvé le chemin de la croissance en misant sur le développement des surfaces tactiles et sur l’appétit pour les composants en plastique précieux pour réduire le poids des véhicules électriques et hybrides.
Son chiffre d’affaires a doublé en huit ans, assorti l’an dernier de résultats records.
Pierre Boulet espère redémarrer d’ici début juin une bonne partie de l’activité européenne, qui représente environ 46% du chiffre d’affaires du groupe. Cette semaine, jusqu’à sept sites européens, relancés grâce à une avance des actionnaires, devraient venir s’ajouter aux cinq usines chinoises qui ont repris leur activité.
En revanche, le redémarrage aux Etats-Unis – un quart des ventes – ne cesse d’être repoussé de semaine en semaine, a ajouté le PDG de Novares.
(Gilles Guillaume, édité par Henri-Pierre André)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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