Le gouvernement de Belfast appelle au calme après plusieurs nuits de violences
par Jason Cairnduff
BELFAST (Reuters) – Réuni en urgence jeudi, le gouvernement nord-irlandais a lancé un appel au calme après plusieurs nuits de violences dans la province britannique, alimentées notamment par la colère des militants loyalistes face aux contrôles douaniers instaurés depuis le Brexit avec le reste du Royaume-Uni.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, des centaines de jeunes habitants de Belfast ont incendié un autobus et attaqué la police à coups de pierres, des scènes rappelant l’époque des « troubles » en Ulster qui ont fait plus de 3.600 morts en trente ans, avant la signature des accords de paix d’avril 1998.
Cinquante-cinq membres des forces de l’ordre ont été blessés et des mineurs parfois âgés de seulement 13 ou 14 ans ont été arrêtés.
« Nous sommes gravement préoccupés par les scènes auxquelles nous avons tous assisté dans nos rues », a déclaré le gouvernement de la province qui associe dirigeants unionistes protestants, favorables au maintien de l’Irlande du Nord dans le Royaume-Uni, et nationalistes catholiques, partisans du rattachement de la province à la République d’Irlande.
« Même si nos positions politiques divergent sur de nombreuses questions, (…) nous affirmons collectivement notre soutien au maintien de l’ordre », a-t-il ajouté.
Selon la BBC, le ministre britannique chargé de l’Irlande du Nord, Brandon Lewis, doit se rendre dans la province pour des discussions.
A Dublin, le gouvernement irlandais a exhorté les dirigeants nord-irlandais à travailler ensemble à l’apaisement des tensions.
« Cela doit cesser avant que quelqu’un soit tué ou gravement blessé », a averti jeudi le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, sur la chaîne publique RTE.
« Ce sont des scènes que nous n’avions pas vues en Irlande du Nord depuis très longtemps, ce sont des scènes que beaucoup de gens pensaient appartenir à l’Histoire et je pense qu’un effort collectif est nécessaire pour faire retomber la tension. »
LE BREXIT COMME CATALYSEUR
Ces émeutes interviennent dans un contexte de mécontentement croissant des unionistes vis-à-vis des contrôles douaniers instaurés entre la province et le reste du Royaume-Uni depuis le Brexit en janvier dernier, afin d’éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande.
Le Sinn Fein et d’autres formations nationalistes accusent le Parti unioniste démocrate (DUP) de la Première ministre nord-irlandaise Arlene Foster d’alimenter les tensions par son opposition farouche aux nouvelles dispositions vécues comme une trahison par les militants loyalistes.
Le DUP dénonce quant à lui une récente décision de la police, qui n’a pas engagé de poursuites contre des nationalistes du Sinn Fein pour violation des gestes barrières contre le COVID-19 lors de funérailles l’année dernière, et réclame la démission du chef de la police nord-irlandaise.
« Nous devrions tous savoir que lorsque les politiques échouent ou donnent l’impression d’échouer, ceux qui comblent ce vide offrent de la destruction et du désespoir », a déclaré Arlene Foster jeudi. « Nous ne pouvons pas permettre qu’une nouvelle génération de nos jeunes concitoyens (…) soient la proie de ceux qui préfèrent l’ombre à la lumière. »
La police nord-irlandaise a indiqué jeudi que des adultes avaient parfois applaudi les jeunes émeutiers lors des incidents.
(Avec Padraic Halpin à Dublin; version française Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

