La relance au coeur des messages des passations de pouvoir
PARIS (Reuters) – La relance d’un pays divisé et affaibli par la crise du coronavirus était au coeur des messages délivrés mardi lors des passations de pouvoirs des membres du gouvernement de Jean Castex, qui tient son premier conseil dans l’après-midi.
Confirmé à Bercy, Bruno Le Maire a placé sa feuille de route sous le signe de la reconstruction.
« Ce sera la relance le matin, la relance à midi et la relance le soir », a dit le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, désormais secondé par un nouveau ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, Alain Griset.
Bruno Le Maire « accordera toute son attention aux plus petits, à ceux qui font le tissu économique de notre pays, à ceux qui sont les premiers employeurs de notre pays et à ceux qui ont été les plus durement touchés par la crise ».
« Nous tiendrons les comptes publics », a promis le ministre venu de la droite, qui a également dit la nécessité de prendre en compte l’environnement dans le développement.
Un message appuyé par Barbara Pompili, la nouvelle ministre de la Transition écologique.
« L’écologie est diverse et elle n’appartient à personne », a dit l’ancienne militante écologiste devenue députée.
« Je ne demande pas à être jugée sur mes intentions mais sur les résultats que nous aurons atteints ensemble », a ajouté celle qui avait douté au départ de la Convention citoyenne pour le climat dont Emmanuel Macron a repris la plupart des propositions.
Au ministère de l’Intérieur, où il succède à Christophe Castaner, Gérald Darmanin a promis de soutenir des policiers épuisés par la séquence des « Gilets jaunes » et les polémiques sur les violences attribuées aux forces de l’ordre.
« Que les forces de l’ordre soient assurées de mon soutien total et de la profonde reconnaissance du gouvernement », a dit ce proche de l’ancien président Nicolas Sarkozy. « Je défendrai tout ce qui peut être défendu, je soutiendrai tout ce qui peut être soutenu. »
DUPOND-MORETTI VEUT RÉFORMER LE PARQUET
A l’instar du Premier ministre Jean Castex, le nouveau « premier flic de France » a eu des mots forts pour la laïcité.
« La République est un bloc et la laïcité en est son ciment indispensable », a-t-il dit. « Jamais la foi ne doit être au-dessus de la loi. Nous devrons être intraitables avec ce que le président de la République a qualifié de séparatisme. Nous devons combattre de toutes nos forces l’islamisme politique qui attaque la République. »
A son arrivée place Vendôme peu après, le nouveau ministre de la Justice, l’avocat pénaliste Eric Dupond-Moretti, a répondu aux critiques sur sa nomination qualifiée de « déclaration de guerre » par Céline Parisot, la présidente de l’Union syndicale des magistrats.
« Je ne ferai de guerre à personne, je veux avec vous garder le meilleur et changer le pire », a dit le médiatique ténor du barreau, qui a mis son métier d’avocat « entre parenthèses » pour s’engager « auprès d’un homme courageux, le président de la République, qui veut améliorer la justice de notre pays. »
Eric Dupond-Moretti a dit d’emblée son souhait d’entamer une réforme du parquet, d’améliorer la présomption d’innocence, le secret de l’enquête et d’oeuvrer pour « une justice plus proche du citoyen. »
Roselyne Bachelot avait pris quant à elle ses fonctions dès lundi soir au ministère de la Culture, où celle qui a dirigé trois ministères sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy a dit sa volonté de « mettre la culture au coeur du plan de reconstruction de notre pays ».
(Elizabeth Pineau)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


