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La colère contre le pass sanitaire donne un nouveau souffle aux Gilets jaunes

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par Caroline Pailliez et Clotaire Achi

TREMBLAY-EN-FRANCE, Seine-Saint-Denis (Reuters) – Deux ans après les manifestations des « Gilets jaunes », l’ancien chef de file Jérôme Rodrigues espère raviver la flamme de la contestation autour d’un mouvement contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale, alors que la police s’inquiète d’une possible radicalisation et d’une montée des tensions.

Depuis une semaine, Jérôme Rodrigues enchaîne les interviews et les directs sur Facebook pour encourager le plus de personnes à se rendre aux manifestations contre le projet de loi relatif « à l’adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire », actuellement en débat au Parlement.

Ce texte prévoit un élargissement du pass sanitaire dans les lieux accueillant du public et introduit une obligation vaccinale pour les soignants dans le but de lutter contre la recrudescence de l’épidémie de COVID-19 liée au variant Delta.

Le mouvement des Gilets jaunes né en 2018 autour de questions de pouvoir d’achat, s’était essoufflé en 2019. Mais selon Jérôme Rodrigues, qui a perdu un oeil dans une manifestation, la colère des Français n’est pas retombée et pourrait se canaliser autour des restrictions des libertés individuelles liées à la crise sanitaire.

Quelque 114.000 personnes se sont déjà mobilisées samedi dernier dans toute la France pour dénoncer la mise en place du pass sanitaire, un nombre que les autorités jugent impressionnant dans la période estivale.

Entre 1.500 et 2.000 personnes, selon les organisateurs, ont encore manifesté mercredi à Paris à l’appel des Gilets jaunes, et d’autres sont attendues jeudi et samedi prochains.

« On dénonce aujourd’hui ces lois liberticides (…). Des contraintes pour obliger les derniers récalcitrants (au vaccin), on trouve que ce n’est pas correct et que ça porte atteinte à la liberté de chacun et surtout la liberté de notre corps », dit Jérôme Rodrigues à Reuters, au début d’une manifestation.

Défile pour l’instant dans les cortèges une foule hétéroclite : des membres de mouvances contestataires rivales (de l’ultra-droite à l’ultra-gauche), des militants politiques, des personnels soignants, des professionnels impactés par les mesures sanitaires ou encore des Gilets jaunes, selon une note des renseignements territoriaux que Reuters a pu consulter.

Mais le gros des participants était constitué samedi de « simples citoyens », peu rompus à l’exercice de la manifestation, précise la note. Une aubaine pour les mouvements d’opposition qui espèrent faire grossir leurs rangs.

GUERRE D’INFLUENCE

Pour le leader des Gilets jaunes, il ne faut pas « s’égarer sur le chemin » en rejoignant notamment les rangs des manifestations organisées par Florian Philippot, le président des Patriotes, soutenu par une partie des figures anti-vaccin.

« Méfiez-vous des contrefaçons. Ces gens-là ne privilégient que leur propre étiquette », estime Jérôme Rodrigues ajoutant vouloir proposer une alternative à ceux, qui comme lui, ne se reconnaissent pas dans les idées de l’extrême droite.

Il appelle l’ensemble des « nouveaux venus sur le marché de la colère » à se joindre aux rangs des Gilets jaunes, mettant en avant la pertinence, selon lui, des revendications traditionnelles du mouvement en cette période.

« On est toujours sur les revendications de justice fiscale, de justice sociale, de démocratie directe », dit-il. « (Le COVID-19) a mis en avant ce qu’on dénonce depuis deux ans, à savoir la précarité. »

Il ne s’agit pas d’un mouvement anti-vaccin, précise-t-il. « Je ne peux pas moi crier ‘Liberté’ dans la rue et dire à un non-vacciné ne te vaccine pas, je ne serai pas du tout cohérent avec le message que je porte », précise-t-il.

De « simples citoyens » se disent séduits. C’est le cas de Mohamed Boukifa, 40 ans, qui manifestait pour la première fois mercredi pour « défendre les libertés ». S’il ne partage pas toutes les idées des Gilets jaunes, il ne se voyait pas manifester dans les cortèges de l’extrême droite.

Du côté de la majorité, on relativise l’ampleur de la mobilisation et on défend le projet de loi.

« Ce que je relève, c’est qu’on était sur une mobilisation de près de 100.000 personnes sur l’ensemble du territoire, là où on a des millions de personnes qui se vaccinent depuis la prise de parole du Président de la République », explique Laëtitia Avia, députée La République en marche.

« Nous sommes en présence de dispositions qui sont là pour redonner de la liberté, pour permettre à chacun de profiter des lieux de culture, de nos lieux de vie sociale en toute sécurité. C’est ça le cœur de ces dispositions », ajoute-t-elle.

RISQUES DE RADICALISATION

Les autorités, elles, s’inquiètent de la poursuite du mouvement et d’une possible radicalisation. « Plus le conflit durera, plus le risque est grand que les plus déterminés, puis les plus radicaux, parviennent à prendre le contrôle », peut-on lire dans la note des renseignements territoriaux.

« La colère des plus déterminés des opposants pourrait s’exprimer à l’encontre des intérêts des parlementaires, notamment la majorité », poursuit la note. « Une vigilance doit également rester de mise à l’endroit des Agences régionales de santé et des centres de vaccination ».

Si violence il y a, ce ne sera pas du côté des Gilets jaunes, assure Jérôme Rodrigues.

La députée Martine Wonner, ex-LaRem, covido-sceptique, qui a défilé samedi aux côtés de Florian Philippot, avait semé l’émoi en appelant les manifestants à « faire le siège des parlementaires » et à « envahir leurs permanences ».

Plusieurs parlementaires de la majorité ont reçu des menaces de morts en raison de leur soutien à la stratégie vaccinale. Une permanence d’un député et trois centres de vaccination, selon les autorités, ont été vandalisés.

Malgré les risques, les députés de la majorité ne comptent pas reculer sur le projet de loi. « Il ne s’agit pas de se dire il y a ‘X pour cent’ de personnes dans la rue et c’est pour ça qu’on va renoncer à des mesures qui sont bonnes pour la santé des Français », dit Laëtitia Avia.

(Reportage Caroline Pailliez et Clotaire Achi, édité par Sophie Louet)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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