France: Les policiers manifestent devant l’Assemblée nationale
PARIS (Reuters) – Des milliers de policiers ont manifesté mercredi devant l’Assemblée nationale pour réclamer plus de moyens et plus de sévérité à l’encontre de leurs agresseurs alors que la classe politique presque au complet, y compris le ministre de l’Intérieur, a pris part à ce rassemblement.
Gérald Darmanin, qui s’est invité à la marche près du Palais Bourbon, a rejeté toute polémique sur le sujet, estimant qu’il était « normal » de soutenir les forces de l’ordre.
« Je suis venu pour soutenir tous les policiers, comme tous les Français », a-t-il déclaré à son arrivée.
Certains syndicats de police jugent cependant que le gouvernement a échoué à protéger les forces de l’ordre des agressions quotidiennes dont elles se disent victimes.
« Etre policier aujourd’hui, c’est très difficile (…) Cela ne peut plus durer. Il faut vraiment nous protéger », a déclaré dans le cortège un policier à l’endroit de Gérald Darmanin.
« Tous les jours, ce sont des violences, du trafic de stupéfiants, on est confronté à la misère de la société, les violences conjugales (…) », raconte pour sa part Stéphane, âgé 47 ans, et venu de Marseille spécialement pour ce rassemblement.
« On est là pour que les gens se sentent en sécurité mais on est sans cesse débordés. Beaucoup de désillusion. Ça fait 30 ans que ça dure et personne ne nous écoute », poursuit-il.
« On leur dit depuis longtemps que ça bouillonne dans les cités et qu’on est en train de perdre la bataille », déplore-t-il.
Un autre policier, visiblement ému, a raconté son agression à la tribune et conclut en déclarant : »on voit 15 fois les mêmes mecs et ils sont toujours dehors. Il faut que ça cesse ». Son témoignage a déclenché des applaudissements nourris.
Selon les organisateurs, plus de 35.000 personnes ont pris part au rassemblement, certains tenant une pancarte où était inscrit: « Payés pour servir, pas mourir ».
Les participants agitaient des drapeaux français et ceux des syndicats. Au milieu de la manifestation, des députés portaient l’écharpe tricolore.
LA CLASSE POLITIQUE PRESQUE AU COMPLET
De nombreux responsables politiques ont pris part au rassemblement, dont l’eurodéputé EELV Yannick Jadot, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu ainsi que le numéro deux du parti, Jordan Bardella.
Le député Les Républicains (LR) Damien Abad, le vice-président LR Laurent Wauquiez, le maire de Nice Christian Estrosi et la présidente du conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse étaient également présents.
La marche des policiers intervient deux semaines après le meurtre du brigadier Eric Masson lors d’une opération anti-drogue dans le centre-ville d’Avignon (Vaucluse).
Le 23 avril, la police avait déjà été secouée par l’attaque au couteau qui a coûté la vie à Stéphanie Monfermé, une fonctionnaire administrative d’un commissariat de Rambouillet (Yvelines).
Les policiers voient dans ces meurtres un symbole des violences répétées à leur encontre et exigent une réponse pénale plus ferme, notamment le retour des peines plancher.
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin estime cependant que les peines plancher ne marchent pas, car, dit-il, seules 30% de ces peines étaient appliquées entre 2007 et 2014.
« Ce que nous devons faire, c’est plus de policiers, plus de gendarmes et plus de moyens pour la justice », a-t-il expliqué plus tôt mercredi sur France Inter.
La semaine dernière, le Premier ministre Jean Castex a promis de durcir les peines contre les agresseurs de policiers ou de gendarmes.
A l’approche des élections régionales des 20 et 27 juin et à un an de la présidentielle, la sécurité est devenue un thème récurrent de campagne.
(Claude Chendjou, avec Elizabeth Pineau et Richard Lough, édité par Blandine Hénault)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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