France: La Cour des comptes prône une sortie progressive des mesures de soutien COVID-19
par Myriam Rivet
PARIS (Reuters) – Les autorités françaises vont devoir organiser en 2021 et 2022 la sortie progressive des mesures de soutien à l’économie mises en place pendant la pandémie de COVID-19, avant de s’attaquer à l’indispensable redressement des comptes publics à partir de 2023, préconise la Cour des comptes.
« Il y a effectivement plus de risques à retirer trop tôt les mesures de soutien que trop tard », note l’institution de la rue Cambon dans son audit sur la stratégie de sortie de crise sanitaire pour les finances publiques remis mardi après-midi au président de la République Emmanuel Macron.
La Cour estime que les efforts de rétablissement progressif des finances publiques devraient être réalisés quand l’économie française aura retrouvé son niveau d’activité d’avant-crise.
Dans l’hypothèse d’une fin de la crise sanitaire d’ici la fin 2021, « cette consolidation progressive pourrait débuter en 2023 », peut-on lire dans cet audit commandé par le Premier ministre Jean Castex en février.
C’est donc à l’exécutif issu de la présidentielle de 2022 qu’incombera le redressement des comptes publics, largement mis à contribution depuis l’an dernier pour soutenir « quoi qu’il en coûte » une économie française frappée de plein fouet par les retombées de la pandémie de COVID-19.
Car même si la reprise de l’activité est déjà en cours, la France restera « durablement marquée par un déficit élevé et un niveau de dette en très forte augmentation », prévient la Cour.
La stratégie de finances publiques devra donc, « quand la crise sanitaire sera circonscrite et l’activité aura suffisamment rebondi, viser à réduire progressivement le déficit public pour permettre d’installer la dette publique sur une trajectoire de baisse durable », préconise la Cour.
RALENTIR LA DÉPENSE PUBLIQUE
Pour atteindre cet objectif, la priorité reste de freiner les dépenses publiques en fixant leur rythme de progression « à un niveau conduisant à une réduction du déficit public suffisante pour permettre une décrue de l’endettement public au plus tard à compter de 2027 ».
La Cour évoque cinq secteurs dans lesquels des réformes pourraient permettre « d’améliorer la qualité de la dépense publique », à la fois en termes d’équité et d’efficience: le système des retraites, les dépenses d’assurance maladie, la politique de l’emploi et notamment l’indemnisation du chômage à ajuster aux cycles économiques, ainsi que les minima sociaux et la politique du logement « dont il faut accroître l’efficacité et le ciblage, notamment en direction des ménages les plus défavorisés ».
Dans ses dernières projections pluriannuelles, rendues publiques en avril, le gouvernement prévoit que l’année 2027 sera marquée par un début d’inflexion de la dette publique (à 117,7% du produit intérieur brut (PIB), après 118,2% du PIB en 2026) et un retour du déficit public sous le seuil de 3% du PIB (à -2,8% du PIB, contre -3,2% en 2026).
Pour cette année, le gouvernement table sur un déficit public équivalent à 9,4% du PIB et une dette représentant 117,2% du PIB.
Parallèlement à cet effort de maîtrise des dépenses publiques, la Cour, présidée par Pierre Moscovici, suggère de renforcer la croissance potentielle de la France, c’est-à-dire la croissance indépendante des fluctuations cycliques, qui reflète les fondamentaux de l’économie.
Un objectif qui passe notamment selon la Cour par un ciblage de l’investissement public, un soutien à la transition écologique, une accélération de la transformation numérique et une amélioration de la préparation aux risques de toute nature et à la gestion de crise.
Dans cette optique, la Cour estime que « des mesures favorables à l’activité et à une croissance plus inclusive et plus durable pourraient ainsi être financées par la remise en cause de mesures de moindre efficacité économique, sociale et environnementale ».
Elle conseille donc d’envisager que toute baisse de prélèvements obligatoires (par exemple des allègements d’impôts destinés à renforcer l’activité de la France) soit financée « par des hausses ciblées de même ampleur portant sur d’autres assiettes ou par une remise en cause de dépenses fiscales de faible efficacité ».
(Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


