Des chauffeurs routiers en colère demandent à quitter le Royaume-Uni
par John Sibley
DOUVRES, Grande-Bretagne (Reuters) – De brèves échauffourées ont éclaté mercredi matin à Douvres entre la police britannique et des chauffeurs routiers alors que le trafic du Royaume-Uni vers la France devait reprendre progressivement après avoir été interrompu pendant deux jours en raison de l’apparition en Angleterre d’un variant du nouveau coronavirus potentiellement plus contagieux.
La France, qui avait interdit à partir de dimanche soir tout transport de passagers ou fret en provenance du Royaume-Uni pour une durée de 48 heures, a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu’elle autoriserait les chauffeurs routiers à traverser la frontière s’ils présentaient un test négatif au COVID-19 datant de moins de 72 heures.
Mercredi en début d’après-midi, le ministre britannique des Transports, Grant Shapp, a annoncé que les tests de dépistage avaient débuté. « Cependant, la police des frontières française n’agit que par agrément depuis ce matin et de sévères retards perdurent », a-t-il dit sur Twitter.
La distribution des tests risque de prendre du temps, a prévenu le gouvernement britannique, laissant des centaines de camionneurs dans l’incertitude à l’approche des fêtes de Noël.
Nombre d’entre eux, originaires d’Europe centrale, pestent contre la perspective de ne pas pouvoir rentrer à temps chez eux pour le réveillon.
Certains routiers ont klaxonné à l’unisson et allumé leurs phares pour manifester leur mécontentement face à cette situation. D’autres se sont rendus près du port dans la matinée pour questionner les policiers.
Quelques échauffourées ont éclaté entre un petit nombre d’entre eux et les forces de l’ordre.
La police a fait état d’incidents impliquant des « individus espérant franchir la Manche » à Douvres et sur l’aéroport voisin de Manston où sont parqués des centaines de camions. Une arrestation a été effectuée.
La plupart de ces routiers se trouvent au Royaume-Uni pour livrer des entreprises britanniques qui stockent massivement à l’approche du 31 décembre, date officielle de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
En temps normal, 7.500 à 8.500 poids lourds transitent haque jour par le port de Douvres mais leur nombre a atteint 10.000 ces derniers jours.
CRITIQUES DE VARSOVIE
Les routiers doivent subir d’abord un test rapide, de type antigénique. Si ce test se révèle positif, un test PCR est effectué. Des chambres d’hôtel seront mises à disposition pour toute personne positive.
Selon les règles édictées par la France, en cas de test positif, les chauffeurs routiers devront respecter un isolement de dix jours sur le sol britannique.
La plupart des chauffeurs routiers, bloqués dans leur camion, sans accès à des repas chauds ni à des installations sanitaires, dénoncent leurs conditions.
La Road Haulage Association, fédération britannique de transporteurs, a parlé de situation chaotique pour les quelque 10.000 routiers bloqués selon elle dans le Kent.
Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, qui a dit être en contact avec son homologue britannique Boris Johnson et le président français Emmanuel Macron, a estimé que les choses auraient pu se passer « différemment ». « Tout le processus aurait pu être mieux organisé », a-t-il déclaré.
Le secrétaire d’Etat français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a précisé mercredi sur BFMTV qu’il n’y avait pas de risque de pénurie pour la France, même si certaines entreprises ont connu quelques difficultés avec la pertes de produits frais.
« C’est beaucoup plus pénalisant pour les Britanniques qui ont accumulé les stocks ces dernières semaines en vue du Brexit », a-t-il dit.
Les ressortissants français au Royaume-Uni, de même que les résidents britanniques en France, pourront, eux aussi, regagner le territoire français à condition de présenter un test PCR négatif au coronavirus de moins de 72 heures, ou, à défaut, des tests antigéniques sensibles au nouveau variant (VUI-2020-12-01).
L’obligation de présenter un test négatif restera en vigueur jusqu’au 6 janvier, sous réserve d’un possible réexamen bilatéral ou européen qui interviendrait d’ici là, a encore indiqué le gouvernement mardi soir.
(version française Caroline Pailliez et Jean-Stéphane Brosse)
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