Coronavirus: Le recours à l’hydroxychloroquine n’est plus autorisé en France
PARIS (Reuters) – L’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le cadre du traitement des patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, autorisée par dérogation à l’hôpital depuis fin mars, n’est désormais plus possible en France.
« Que ce soit en ville ou à l’hôpital, cette molécule ne doit pas être prescrite pour les patients atteints de COVID-19 », précise mercredi dans un communiqué le ministère de la Santé, après la publication au Journal officiel d’un décret abrogeant cette dérogation aux indications traditionnelles de prescription de l’hydroxychloroquine.
Cette décision suit la recommandation publiée la veille par le Haut conseil de santé publique (HCSP), fondée sur les conclusions d’une étude parue dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.
« Le Haut conseil considère qu’il y a plus de risque aujourd’hui à prescrire (…) ce traitement qu’à ne pas le prescrire, d’autant qu’il n’y a pas d’argument étayé permettant de vérifier si ce traitement est efficace », a expliqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors du compte rendu du conseil des ministres.
« Néanmoins les études cliniques qui sont en cours vont pouvoir se poursuivre », a-t-il ajouté, alors que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé mardi suspendre l’inclusion de nouveaux patients dans les 16 essais cliniques qu’elle a autorisés depuis le début de l’épidémie.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait déjà annoncé lundi avoir suspendu par mesure de sécurité, son essai clinique sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement des patients souffrant de COVID-19.
Olivier Véran a souligné que ce traitement avait été « extrêmement peu prescrit » dans cette indication depuis le mois de mars.
Cet antipaludéen de synthèse, commercialisé par le laboratoire français Sanofi sous le nom de Plaquenil, est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.
(Myriam Rivet, édité par Henri-Pierre André)
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