Brexit: L’Union européenne convaincue que la période de transition sera prolongée
BRUXELLES (Reuters) – L’Union européenne s’attend à ce que la Grande-Bretagne demande une prolongation de la période de transition post-Brexit censée s’achever à la fin de l’année, en raison de la crise du coronavirus qui a entraîné l’interruption des négociations, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.
Cette période de transition doit permettre de définir le cadre des futures relations commerciales entre les deux parties, mais aucune discussion n’a eu lieu depuis l’échange des projets, à la mi-mars, du fait de l’épidémie.
Le négociateur européen Michel Barnier a contracté le coronavirus, tout comme le Premier ministre britannique Boris Johnson et son ministre de la Santé, Matt Hancock. Son conseiller Dominic Cummings, l’un des principaux artisans de la sortie de l’Union, présente quand à lui des symptômes et s’est placé à l’isolement.
« La pandémie de coronavirus complique un programme déjà très ambitieux », a déploré l’eurodéputé allemand David McAllister, qui préside le groupe parlementaire chargé du Brexit.
« L’UE a toujours été disposée à prolonger la période de transition. La balle est désormais clairement dans le camp britannique (…) Jusqu’à présent, le gouvernement britannique s’est toujours opposé à cette éventualité. Dans les circonstances actuelles, Londres devrait à nouveau réfléchir attentivement à une prolongation », a-t-il ajouté.
Le gouvernement britannique devrait en faire la demande en mai ou en juin, dit-on de source diplomatique.
UNE DATE LIMITE « INSCRITE DANS LA LOI »
Boris Johnson a jusqu’ici exclu de prolonger la période de transition et se dit prêt à une rupture sans accord si les deux parties ne peuvent s’entendre avant la fin de l’année. Son porte-parole a répété lundi que la date limite fixée au 31 décembre était « inscrite dans la loi ».
« Nous avons échangé des textes juridiques et ils font l’objet de discussions informelles avec la Commission européenne (…) Je m’attends à ce que ce genre de conversations se poursuive cette semaine. La structure des négociations a changé en raison de la situation actuelle due au coronavirus, des discussions continues ont donc lieu à la place des cycles initialement prévus », a-t-il déclaré à la presse.
A Bruxelles, on assure qu’aucune discussion officielle n’a eu lieu depuis l’échange de projets, ce qui n’a pas empêché des négociateurs d’échanger sur certains des points qu’ils abordent.
« Il est de plus en plus évident que la période de transition devra être prolongée », a commenté un diplomate européen. « C’est une question de timing politique. (Il faut) que les choses aillent vraiment mal en Grande-Bretagne pour que Johnson puisse faire volte-face et dise qu’il reporte le Brexit, la priorité étant de sauver des vies », a-t-il ajouté.
Les deux parties doivent s’entendre avant la fin juin pour s’accorder un délai supplémentaire d’un ou deux ans. Les textes adoptés en Grande-Bretagne excluent toutefois une telle éventualité, comme l’a rappelé le porte-parole du 10 Downing Street.
(Avec Elizabeth Piper et Michael Holden, version française Jean-Philippe Lefief, édité par Jean-Stéphane Brosse)
Faites un don maintenant pour nous aider à poursuivre notre mission !
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.Les chrétiens protestants et évangéliques ont longtemps sous-estimé le pouvoir des médias. Les récentes polémiques concernant des reportages à charge contre les plus grandes églises évangéliques françaises posent la question des intentions des patrons des médias, de ces milliardaires qui ont surinvesti ce champ de bataille idéologique.
Ne perdons pas la bataille idéologique
Les achats de médias par des milliardaires ne sont pas toujours motivés par la rentabilité financière, mais plutôt par des intérêts idéologiques. Ils achètent les médias pour influencer l'opinion publique, mener des batailles culturelles et maintenir leur pouvoir économique et social.Les évangéliques pris pour cible
L’influence grandissante des évangéliques gêne certains patrons des médias qui, disons-le, sont engagés dans des loges ou des sectes pernicieuses. Très puissante aux États-Unis, où de nombreuses personnalités ont renoncé à l'occultisme et à la débauche pour se convertir à la foi évangélique, la percée de cette frange chrétienne de plus en plus présente en France fait trembler le monde des ténèbres.Faire contrepoids
A l'heure actuelle, les chaînes d’info font l’agenda, nourrissent les réseaux sociaux, orientent les débats publics. Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV veulent aller sur leur terrain en investissant la sphère politique et médiatique pour y proposer une autre hiérarchie de l’information. Il est question de mener la bataille culturelle pour faire contrepoids aux groupes de médias hostiles aux Evangéliques.A quoi serviront vos dons ?
Nous avons l’ambition de développer une plateforme de médias suffisamment compétitive. Vos dons nous permettront de créer des émissions chrétiennes de qualité, de réaliser plus d’investigation, de reportages et d’enquêtes de terrain, d'organiser des débats sur des sujets de société, et de recruter du personnel compétent.Il nous faudra également développer davantage notre présence sur le terrain, produire plus de reportages, investir dans du matériel.
Le Journal Chrétien est un média libre, indépendant, sans publicité, accessible à tous grâce à la fidélité et à la générosité de ses lecteurs.
Votre don (défiscalisable à 66%), petit ou grand, est plus qu’un geste. C’est un acte militant et chrétien !


