Birmanie: La détention de six journalistes prolongée
(Reuters) – Deux tribunaux birmans ont prolongé vendredi la détention de six journalistes, dont un de l’agence de presse américaine Associated Press, arrêtés alors qu’ils couvraient le mois dernier les manifestations contre le coup d’Etat militaire à Rangoun.
Selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques du pays, plus de 70 personnes ont été tuées et environ 2.000 arrêtées dans le cadre de la répression conduite par les forces de sécurité envers les mouvements de protestation contre le putsch militaire survenu le 1er février.
Les six journalistes n’ont pas été traduits en justice mais ont assisté à l’audience par téléconférence depuis la prison. Depuis leur arrestation le 27 février dernier, ils n’ont pas été autorisés à voir leur famille ou leurs avocats en personne.
« Il semble bien, mais il a dit qu’il souffrait d’asthme, donc il est un peu mal à l’aise », a déclaré l’avocat Tin Zar Oo au sujet de son client Thein Zaw, journaliste à Associated Press. « Les membres de sa famille ont pu lui parler. »
Il a ajouté que le journaliste serait entendu, en compagnie de quatre autres de ses confrères, le 24 mars prochain.
Un autre tribunal birman a prolongé la détention jusqu’au 25 mars d’un sixième journaliste, de l’agence de presse Myanmar Now, a déclaré son rédacteur en chef Swe Win.
Les autorités judiciaires birmanes n’ont pas souhaité faire de commentaires.
Ces derniers jours, les bureaux de quatre agences de presse indépendantes ont été perquisitionnées par les autorités et le gouvernement birman a par ailleurs retiré les licences de cinq organisations mobilisées dans la couverture des manifestations.
Au moins 35 journalistes ont été arrêtés depuis le coup d’État militaire, a rapporté Myanmar Now, parmi lesquels 19 ont été depuis relâchés.
Le département d’État américain s’est dit préoccupé par ces arrestations et a demandé la libération immédiate des journalistes.
Un porte-parole de la junte militaire a déclaré jeudi lors d’une conférence de presse que l’armée respectait et valorisait la liberté de la presse, mais que les journalistes arrêtés provoquaient des troubles.
(Rédaction de Reuters, version française Juliette Portala, édité par Blandine Hénault)
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