Atterrissage historique du robot Perseverance sur la planète Mars
par Steve Gorman
LOS ANGELES (Reuters) – Le robot Perseverance de la NASA, le laboratoire astrobiologique le plus avancé jamais envoyé sur une autre planète, a pénétré jeudi dans l’atmosphère de Mars et s’est posé sans encombre sur la planète rouge, où il va chercher des traces de vie microbienne ancienne.
Le rover nouvelle génération à six roues a atterri sur le cratère Jezero, une zone où de l’eau aurait été présente il y a environ trois milliards d’années.
Plus grand et plus sophistiqué que ses prédécesseurs, Perseverance, dont la mission sur deux ans est évaluée à 2,7 milliards de dollars, est capable de prélever des échantillons de roches qui seront analysés ensuite sur Terre.
Il est équipé d’une station météorologique, de 19 caméras et de deux microphones, des équipements qui permettront selon la NASA d’obtenir des images riches, mais aussi d’une « SuperCam » – un instrument franco-américain développé notamment par le Cnes et le CNRS.
A proximité de Los Angeles, les responsables de cette mission, réunis dans un laboratoire spatial, ont laissé éclater leur joie alors que les balises radio signalaient que Perseverance avait survécu à sa périlleuse descente et atteint sa cible d’atterrissage.
« Atterrissage confirmé », a déclaré Swati Mohan, en charge des opérations de guidage, depuis la salle de contrôle. « Perseverance en toute sécurité sur la surface de Mars ».
Quelques minutes après s’être posé, au terme d’un voyage de sept mois, Perseverance a fait parvenir ses premières images en noir et blanc de la surface martienne. Comme les transmissions radio prennent 11 minutes pour parvenir depuis Mars, le robot se trouvait déjà sur le sol martien lorsque les signaux ont été relayés par les satellites se trouvant en orbite près de Mars.
Le président américain Joe Biden, qui a visionné en direct depuis la Maison blanche les images retransmises par la NASA, a fait part de ses félicitations.
« Aujourd’hui a encore prouvé qu’avec la puissance de la science et l’ingéniosité de l’Amérique, rien n’est en dehors du domaine du possible », a-t-il déclaré sur Twitter.
« INCROYABLE ACCOMPLISSEMENT »
Les images de l’arrivée du robot ont été retransmises en direct au siège parisien du Centre national d’études spatiales (Cnes), où Emmanuel Macron s’est rendu jeudi soir.
« Grande fierté ! Félicitations aux équipes de la NASA, du Cnes et du CNRS », a réagi le président français sur Twitter, en publiant une image de Mars captée par la « SuperCam » du robot Perseverance.
« C’était extrêmement émouvant parce qu’on avait des scientifiques, des ingénieurs, des techniciens pour qui ça représente des années de vie (…) qui nous ont fait partager ce moment », a dit Emmanuel Macron sur BFM TV. « Il y a aujourd’hui une caméra qui est le travail du Cnes, du CNRS, d’universités françaises de PME et de grands groupes français qui est sur Mars et qui va pouvoir travailler. »
Le robot a voyagé dans l’espace pendant près de sept mois, parcourant 472 millions de kilomètres pour pénétrer dans l’atmosphère de Mars à une vitesse de 19.000 km/h avant d’entamer sa descente vers la surface de la planète rouge.
Les manoeuvres complexes effectuées par Perseverance durant sa descente auto-guidée de sept minutes, présentée par la NASA comme « les sept minutes de terreur », constituent l’exploit le plus avancé jamais réalisé par un robot spatial.
C’est un « incroyable accomplissement », a déclaré le directeur intérimaire de la NASA, Steve Jurczyk, ajoutant avoir été « débordé par l’émotion ».
Matt Wallace, l’un des chargés de projet sur le rover, a souligné que les systèmes de descente et d’atterrissage ont fonctionné « à la perfection ».
Le président-directeur général du CNRS, Antoine Petit, se félicitait d’une « première scientifique et technologique qui fera date ». « Les équipes vont maintenant se relayer sans compter pour une exploration inédite de la planète rouge, premier maillon avant un retour des échantillons prévu dans les années 2030 », a-t-il ajouté dans un communiqué.
(version française Camille Raynaud et Jean Terzian)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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