Allemagne: Le SPD choisit Scholz pour briguer la chancellerie en 2021
par Thomas Escritt
BERLIN (Reuters) - Le Parti social-démocrate (SPD) allemand a proposé lundi qu'Olaf Scholz, le ministre des Finances qui est son responsable le plus populaire dans les sondages, soit son candidat à la succession d'Angela Merkel à la chancellerie l'an prochain.
Ce choix confirme le retour au premier plan de l'ancien maire de Hambourg, grand perdant l'an dernier de la bataille pour la direction du SPD face à un duo de l'aile gauche du parti formé par Saskia Esken et Norbert Walter-Borjans.
"Maintenant c'est officiel", a écrit Olaf Scholz sur Twitter. "La direction du parti m'a désigné à l'unanimité candidat à la chancellerie. Je me réjouis de mener une campagne électorale joyeuse, loyale et réussie."
On ignore pour l'instant qui sera le candidat de la CDU-CSU, l'alliance conservatrice allemande, pour succéder à Angela Merkel au terme de son quatrième mandat de quatre ans.
La chancelière, qui a 66 ans, a déjà annoncé qu'elle ne serait pas candidate à un nouveau mandat à la tête du gouvernement.
Pour Olaf Scholz, la tâche s'annonce ardue: le SPD, qui a disputé pendant des décennies à la CDU le titre de principal parti d'Allemagne, n'a plus remporté d'élections nationales depuis 2002 et stagne désormais au troisième rang des intentions de vote, derrière les conservateurs et les Verts.
"Nous savons que nous avons beaucoup de retard à rattraper", a observé Olaf Scholz lors d'une conférence de presse. "Mais personne n'est hors de portée."
Le ministre des Finances a dit se fixer comme objectif d'"obtenir nettement plus que 20% des voix" aux législatives de 2021. Le SPD avait recueilli 20,5% des voix aux dernières élections fédérales, en 2017. Mais aux européennes de 2019, la formation sociale-démocrate a été durement sanctionnée, reculant à 15,5% des voix, loin derrière les écologistes.
Olaf Scholz a pour lui une troisième place dans les études d'opinion sur les personnalités politiques préférées des Allemands, derrière Angela Merkel et son ministre de la Santé, Jens Spahn, qui passe pour un possible successeur de la chancelière.
Le SPD compte notamment sur l'évolution de l'image publique du ministre des Finances liée à la crise du coronavirus: longtemps perçu comme un défenseur strict de l'équilibre budgétaire, Olaf Scholz est devenu ces derniers mois l'un des principaux responsables du soutien budgétaire à l'économie à coups de milliards d'euros, ce qui pourrait profiter à son parti lors des élections de 2021.
"La question est de savoir quelle voie va emprunter l'Allemagne après la crise du coronavirus", a-t-il dit devant la presse. "Est-ce que ce sera celle de la reconstruction et du renforcement de notre Etat social, ou celle d'une complète remise en cause de tout cela ?"
"La nomination d'Olaf Scholz est une bonne décision au bon moment", a commenté Gerhard Schröder, dernier chancelier SPD en date, au quotidien Handelsblatt.
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(Avec Thomas Seythal, version française Marc Angrand et Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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