Afghanistan : Dernières évacuations sous la menace de l’Etat islamique, Biden promet des représailles
(Actualisé avec nouveau bilan des évacuations § 18, fin des évacuations allemandes et suédoises §20)
(Reuters) – Les forces américaines poursuivaient vendredi les évacuations depuis Kaboul sous la menace de nouveaux attentats, au lendemain d’une attaque kamikaze revendiquée par l’Etat islamique (EI) qui a fait au moins 85 morts – dont 13 soldats américains – aux portes de l’aéroport de la capitale afghane.
Ces pertes sont les plus lourdes pour l’US Army depuis qu’un crash d’hélicoptère abattu par les taliban en août 2011 avait fait 30 morts. Côté afghan, le bilan de cette double explosion suivie d’une fusillade s’élève à au moins 72 morts.
Alors qu’un responsable taliban et un fonctionnaire de santé avaient évoqué 28 morts dans les rangs des taliban, un porte-parole a ensuite démenti et précisé qu’aucun des combattants du mouvement islamiste contrôlant le périmètre de l’aéroport n’avait été tué.
Des dizaines de blessés sont également à déplorer, dont 18 soldats américains qui ont été évacués à bord d’avions médicalisés.
Le Conseil de sécurité de l’Onu a condamné vendredi une attaque « particulièrement abominable » ayant « délibérément visé des civils et des personnes chargées de les évacuer ».
Les circonstances précises de l’attaque restent à déterminer. Pour l’instant, on ignore s’il s’agit de deux attentats-suicides ou si l’une des bombes avait déjà été déposée sur place. Il n’est pas clair également si des combattants de l’EI étaient impliqués dans la fusillade qui a suivi la double explosion ou s’il s’agissait seulement de tirs en l’air des gardes taliban pour tenter de contrôler la foule.
TRAQUE « SANS RELÂCHE »
La branche afghane de l’EI, l’Etat islamique au Khorasan (EI-K, reprenant l’ancien nom perse de la région-NDLR) – ennemie à la fois des Occidentaux et des taliban – a fait savoir que cette attaque visait un « rassemblement de traducteurs et de collaborateurs » de l’armée américaine près de l’aéroport.
Lors d’une allocution télévisée depuis la Maison blanche, le président Joe Biden a promis jeudi de traquer les auteurs de l’attentat, ajoutant qu’il avait demandé au Pentagone d’élaborer des plans de riposte contre l’EI-K.
« Nous ne pardonnerons pas, nous n’oublierons pas. Nous vous traquerons sans relâche et nous vous ferons payer le prix » de ces morts, a prévenu le président américain.
Sur le plan de la politique intérieure, cette attaque risque d’alimenter une nouvelle vague de critiques contre Joe Biden. Le président, qui a déjà été accusé d’être responsable de la conquête rapide de l’Afghanistan par les taliban du fait d’un retrait américain trop précipité, avait défendu sa position en assurant que cela visait à sauver les vies de soldats américains.
Le général Frank McKenzie, qui dirige le commandement central des Etats-Unis (U.S. Central Command) a précisé que les chefs militaires américains étaient sur le qui-vive face à la menace d’autres attaques de l’EI contre l’aéroport de Kaboul, avec l’éventualité de tirs de roquettes ou d’attentat-suicide à la voiture piégée.
Malgré ces menaces, plusieurs milliers de personnes tentant de quitter le pays étaient de retour vendredi à la clôture de l’aéroport, selon des vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux.
Selon un diplomate d’un pays membre de l’Otan ayant requis l’anonymat, les taliban devaient renforcer leurs contrôles aux abords de l’aéroport de Kaboul, dont les infrastructures sont sécurisées par les troupes américaines.
Ces dernières s’activent pour terminer leur retrait d’Afghanistan d’ici la date butoir du 31 août et accélèrent les évacuations alors qu’il resterait un millier de ressortissants américains en Afghanistan, selon le général Frank McKenzie.
LA FIN DES ÉVACUATIONS APPROCHE
Les forces internationales encore présentes sur place comptent quant à elles terminer l’évacuation de leurs ressortissants et personnels diplomatiques d’ici au 30 août, a précisé le diplomate de l’Otan.
Selon un responsable de sécurité occidental stationné à l’intérieur de l’aéroport de Kaboul, le rythme des vols a accéléré vendredi et les titulaires d’un passeport américain ont été autorisés à pénétrer dans l’enceinte aéroportuaire.
Depuis la chute de Kaboul entre les mains des taliban à la mi-août, les évacuations organisées par les puissances occidentales ont concerné près de 105.000 personnes (ressortissants étrangers, personnel diplomatique et de l’Otan mais surtout Afghans menacés par les taliban et leur famille), dont environ 12.500 sur la seule journée de jeudi, selon un bilan communiqué vendredi par la Maison blanche.
Pour autant, des milliers de personnes risquent de ne pas pouvoir être exfiltrées avant le départ des derniers soldats américains mardi.
Dans ce contexte sécuritaire tendu et à l’approche de la date butoir du 31 août, plusieurs pays – dont l’Allemagne, l’Espagne, la Suède et l’Australie par exemple – ont déjà annoncé la fin de leurs opérations d’évacuation, à la fois de civils et des troupes encore déployées en Afghanistan.
La France, qui a évacué une centaine de ressortissants et près de 3.000 Afghans au cours des deux dernières semaines, devait interrompre ces évacuations militaires ce vendredi soir mais les opérations « pourraient peut-être aller au-delà », a déclaré vendredi matin le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune.
La Grande-Bretagne est entrée dans la phase finale d’évacuation et n’acceptera à bord de ses vols que les personnes déjà présentes dans l’enceinte de l’aéroport, a annoncé vendredi sur Sky News le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace.
(Reportage bureaux de Reuters, rédigé par Stephen Coates; version française Myriam Rivet, édité par Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


