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« A nous de jouer », comment Merkel et Macron ont décidé de reprendre la main

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par John Chalmers et Gabriela Baczynska

BRUXELLES (Reuters) – Il aura fallu l’irruption d’un aréopage de juges tout de rouge vêtus pour convaincre Angela Merkel de prendre l’une de ses décisions les plus audacieuses en quinze années de pouvoir: proposer un plan européen de relance colossal financé par l’émission d’une dette commune.

Annoncée lundi par Paris et Berlin, cette initiative constitue une volte-face spectaculaire de la part de la chancelière jusque alors fermement opposée au principe des « coronabonds », défendue avec force ces dernières semaines par Paris et Rome au nom de la solidarité européenne.

La propagation du coronavirus, son bilan humain, mais aussi, voire surtout, ses retombées économiques l’avaient déjà convaincue que l’avenir de l’Europe était en péril.

Mais c’est finalement le jugement du Tribunal constitutionnel allemand qui a fait basculer sa position. Les juges de la cour de Karlsruhe ont en effet exigé le 5 mai dernier de la Banque centrale européenne (BCE) qu’elle justifie ses achats d’emprunts d’Etat de la zone euro pour que l’Allemagne continue d’y participer via la Bundesbank.

Ce jugement constitue un revers pour le programme d’achats de titres publics (Public Sector Purchase Programme, PSPP), l’un des principaux outils du plan d’assouplissement quantitatif (QE) de la BCE qui a permis depuis 2015 de limiter les coûts de financement des Etats membres.

Contredisant par ailleurs une décision de la Cour de justice de l’Union européenne validant le PSPP, l’arrêt de la cour de Karlsruhe a fait l’effet d’une bombe, remettant en cause la supériorité du droit communautaire européen sur les droits nationaux et suscitant aussitôt des interrogations sur la cohérence institutionnelle de la zone euro.

 

RISQUE DE SCISSION

Jusqu’à cette date, Angela Merkel s’était toujours opposée à la proposition du président français Emmanuel Macron de créer un fonds de relance liant les 27 Etats membres de l’Union afin qu’ils contractent solidairement de la dette sur les marchés; elle se situait alors dans le camp des Etats dits « frugaux », comme l’Autriche, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, réticents à l’idée de simples transferts budgétaires vers des Etats membres, et préférant l’option de prêts (remboursables) aux Etats les plus touchés.

« Au départ, ils étaient sur des positions sensiblement différentes », rappelle un haut diplomate. « Ils ont évalué le risque de scission au sein de l’UE. Est ensuite arrivée la décision du Tribunal constitutionnel et c’est alors que Merkel a dit: ‘A nous de jouer, nous, les gouvernements' ».

C’est au cours d’une série de visioconférence qu’Angela Merkel et Emmanuel Macron ont élaboré leur plan de relance de 500 milliards d’euros, une « dette qui aura vocation à être remboursée, pour apporter des financements qui seront fléchés en priorité sur les secteurs les plus touchés et pour les régions les plus impactées et donc d’accepter de vrais transferts, une vraie stratégie commune », selon les mots du président français.

Cette somme viendrait s’ajouter au projet de budget pluriannuel de l’Union pour la période 2021-2027, qui frôle déjà le millier de milliards d’euros.

Plusieurs diplomates bruxellois expliquent qu’Angela Merkel s’est finalement laissé convaincre lorsqu’il est devenu évident à ses yeux que l’avenir de l’Union était en péril.

S’ils ne s’accordent pas sur les moyens à employer pour relancer l’économie européenne, tous les dirigeants européens en sont désormais convaincus: l’Union risque de devoir affronter une crise bien plus sévère encore que celle de la dette souveraine d’il y a dix ans et qui avait mis en lumière les divergences entre Etats, alimenté l’euroscepticisme et manqué de faire exploser la zone euro.

 

BRUXELLES HORS JEU ?

Déjà lourdement endettés et à peine remis de la crise de la zone euro, ce sont l’Italie et l’Espagne qui sont le plus été affectés par la pandémie et qui vont devoir tenter d’amorcer la reprise avec des économies exsangues et où le chômage atteint déjà des niveaux plus que préoccupants.

Face à une opinion publique parfois dubitative, les dirigeants européens ont dû faire bloc et justifier que l’Union européenne s’appelle ainsi.

Rien ne le laissait présager dans les premières semaines de la crise sanitaire puisque les Etats se sont surtout préoccupé de fermer leurs frontières, de garantir leur propre approvisionnement en matériel médical, parfois au détriment des autres, semblant ainsi illustrer l’incapacité d’agir de Bruxelles dès que les intérêts nationaux sont en jeu.

Les positions figées des uns et des autres n’ont guère fait avancer les discussions et il aura fallu qu’Angela Merkel et Emmanuel Macron reprennent la main en s’appuyant sur l’axe Paris-Berlin pour débloquer la situation.

« Merkel a peu à peu compris que tout cela donnait une très mauvaise image de l’Europe », souligne un responsable européen.

L’initiative franco-allemande a été saluée par la Commission européenne qui a toutefois proposé de l’amender en panachant prêts et subventions.

Cette idée doit encore être approuvée par les 27 Etats membres et fera l’objet de nouvelles négociations sans doute serrées entre ses partisans et ses détracteurs, Autriche, Pays-Bas, Danemark et Suède, d’ici au prochain conseil européen des 18 et 19 juin.

Le chancelier autrichien l’a d’ores et déjà dit: s’il est d’accord pour que des prêts soient accordés aux pays et régions les plus touchés, il ne saurait être question de leur octroyer des subventions.

 

(avec Michel Rose à Paris et Andreas Rinke à Berlin; version française Nicolas Delame, édité par Henri-Pierre André)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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