Wall Street vue en légère hausse, l’Europe aussi dans le vert, la Fed attendue
par Claude Chendjou
PARIS, 17 juin (Reuters) – Wall Street est attendue en légère hausse mercredi et les Bourses européennes sont également dans le vert à la mi-séance dans des échanges sans grande conviction en attendant les annonces de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street avec un Dow Jones inchangé au lendemain de son record, une progression de 0,11% pour le Standard & Poor’s 500 et une hausse de 0,57% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,28% à 8.471,08 points vers 10h30 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,18% et à Londres, le FTSE est stable.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,46% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,45%. Le Stoxx 600 avance de 0,36%, tiré par les secteurs de l’industrie et des nouvelles technologies.
Après deux jours de débats, la Fed devrait annoncer un statu quo sur ses taux directeurs, actuellement dans une fourchette de 3,50%-3,75%, selon un consensus largement partagé par les marchés.
La principale inconnue porte sur le discours de son nouveau président Kevin Warsh, choisi par le président Donald Trump, pour faire baisser les taux directeurs. L’impact de la guerre en Iran avec notamment la réaccélération des pressions inflationnistes dans le monde, complique toutefois cette mission.
« Nous nous attendons à ce que (Kevin) Warsh reste évasif lors de sa première conférence de presse. Notamment parce qu’il s’agit de sa première conférence de presse, et qu’il serait judicieux de ne pas s’éloigner trop des positions du comité (de politique monétaire) », a déclaré Mohit Kumar, économiste chez Jefferies.
Les traders tablent sur un maintien de l’objectif des « fed funds » à leur niveau actuel pendant une grande partie de l’année, tandis que la probabilité d’un relèvement des coûts d’emprunt de 25 points de base en décembre est évaluée à 43%, selon le baromètre FedWatch de CME Group.
En Europe, la politique monétaire est également présente avec la banque centrale suédoise, la Riksbank, qui a, comme prévu, maintenu son principal taux directeur à 1,75% et indiqué que la probabilité d’une hausse du loyer de l’argent dans les mois à venir s’était renforcée. La Banque d’Angleterre (BoE), elle, doit rendre sa décision de politique monétaire jeudi.
Côté statistiques, l’inflation en Grande-Bretagne (BoE) est restée stable sur un an en mai, à 2,8%, permettant aux investisseurs de modérer leurs anticipations d’une hausse des taux dans le courant de l’année.
En zone euro, les prix à la consommation ont accéléré en mai, comme initialement prévu, à 3,2% sur un an, après 3,0% en avril.
Aux Etats-Unis, le marché attend à 12h30 GMT l’indicateur des ventes au détail pour le mois de mai, qui devrait donner la tendance en matière de consommation et de conjoncture.
Sur le plan géopolitique, l’heure est également à l’attente sur la suite du protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran alors que le contenu précis du document commence à être rendu public. A Évian-les-Bains où la France tient un sommet du G7, les dirigeants ont choisi de s’attaquer à la dépendance envers la Chine pour les minerais critiques.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Intel grimpe de 5,1% en avant-Bourse, après avoir annoncé que la nouvelle génération de son procédé de fabrication 18A était entrée en phase de production d’essai.
Les actions des fabricants de puces, notamment Broadcom, Micron Technology, Advanced Micro Devices progressé de 1,8% à 3,8% avant l’ouverture.
SpaceX monte pour la quatrième séance consécutive depuis son introduction en Bourse de vendredi, prenant avant l’ouverture 3,2%.
VALEURS EN EUROPE
Le secteur de la tech en Europe progresse de 1,21% alors que s’est ouvert à Paris le salon VivaTech où des discussions portent autant sur la géopolitique et les politiques publiques que sur la technologie elle-même.
Le président de Publicis (+0,43%), Maurice Lévy, y a exhorté la France et l’Allemagne à prendre la tête d’un fonds européen dédié à l’IA.
Medincell plonge de 14,27% après avoir fait état mardi d’une aggravation de sa perte opérationnelle pour son exercice 2025-2026.
Essilorluxottica recule de 2,20%, ne profitant pas de l’annonce de son accord avec Applied Materials dans les optiques intelligentes pour lunettes connectées.
HSBC, qui a lui a annoncé un partenariat dans l’IA avec Google Cloud, filiale d’Alphabet, monte de près de 1%.
BMW chute de 6,19% après avoir abaissé ses prévisions pour cette année sur fond du ralentissement du marché chinois et de guerre en Iran. Le secteur de l’automobile en Europe abandonne 2,21%.
Leonardo progressé de 0,66% après que l’Etat italien a donné son feu vert conditionnel à une coentreprise entre le groupe de défense public et le groupe turc Baykar.
L’agence de voyages en ligne Lastminute.com avance de 1,6% après avoir annoncé son intention de supprimer un quart de ses effectifs dans le cadre de sa transition vers l’intelligence artificielle.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est globalement stable mercredi, près de son creux de trois mois atteint la veille, les investisseurs continuant d’évaluer l’impact d’un accord de paix entre les Etats-Unis et l’Iran et l’avertissement de l’Agence internationale de l’énergie concernant un excédent d’offre l’année prochaine.
Le Brent grappille 0,62% à 79,45 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,72% à 76,54 dollars après avoir reflué mardi d’environ 5%.
TAUX
La détente se poursuit sur les rendements obligataires souverains en zone euro avec un Bund allemand à dix ans en repli de 1,8 point de base, à 2,9217, dans un contexte d’apaisement des tensions géopolitiques. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans cède environ un point de base, à 4,4375%, après un recul de 4,5 points la veille.
Le rendement des obligations d’État britanniques à deux ans baisse fortement, de 6 points de base à 4,12%, soit un plus bas de deux mois, après la publication des chiffres sur l’inflation et à la veille de la décision de la BoE.
CHANGES
Le dollar grappille 0,11% face à un panier de devises internationales avant la première décision de politique monétaire de la Réserve fédérale sous la présidence de Kevin Warsh, qui pourrait entraîner une certaine volatilité, les investisseurs devant s’adapter à un nouveau style dans les prises de décision et la communication de la banque.
L’euro recule de 0,13%, à 1,1592 dollar et la livre sterling s’échange à 1,3407 dollar (-0,16%).
Le bitcoin perd 1,82%, à 64.585,76 dollars.
PRINCIPAL INDICATEUR ÉCONOMIQUE RESTANT À L’AGENDA DU 17 JUIN:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Ventes au détail mai +0,5% +0,5%
– sur un an n.d. +4,87%
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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