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Rwanda et République démocratique du Congo signent un accord de paix à Washington

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par Daphne Psaledakis et Sonia Rolley et Robbie Corey-Boulet

WASHINGTON/PARIS/DAKAR (Reuters) -Le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) ont signé vendredi à Washington un accord de paix conclu sous l’égide des États-Unis, qui pourrait mettre fin à un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts et de déplacés en près de trois décennies.

L’accord a été conclu à l’issue de pourparlers organisés par l’administration Trump afin de mettre fin aux violences et de favoriser des milliards de dollars d’investissements occidentaux dans cette région riche en minerais rares, dont le tantale, l’or, le cobalt, le cuivre ou encore le lithium.

Il a été signé par les ministres des Affaires étrangères rwandais et congolais lors d’une cérémonie présidée par le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio.

Les deux ministres ont ensuite été reçus par Donald Trump à la Maison blanche. Le président américain a prévenu que son pays n’hésiterait pas à imposer des sanctions à l’un ou l’autre pays s’il ne respecte pas l’accord de paix.

Selon une source au fait du dossier, un autre accord visant à accélérer l’intégration économique régionale et à faciliter les investissements occidentaux dans la région sera signé par les chefs d’État des deux pays à une date ultérieure, une fois qu’auront abouti les pourparlers en cours au Qatar entre le gouvernement de Kinshasa et les rebelles du M23 soutenus par Kigali, qui se sont emparés de Goma et Bukavu, les deux grandes villes de l’est de la RDC.

L’émissaire de la Maison blanche pour l’Afrique a confirmé que les États-Unis négociaient un accord sur les minéraux avec la RDC et étudiaient la possibilité d’accords dans d’autres domaines avec le Rwanda.

L’accord de paix signé vendredi avait été approuvé la semaine dernière par des experts des deux pays. Le texte porte sur l’intégrité territoriale, « l’interdiction des hostilités », le désarmement ou encore l’intégration sous conditions des groupes armés aux armées régulières.

Il fait également référence à un mécanisme convenu lors d’une médiation antérieure menée par l’Angola pour superviser et vérifier le retrait des soldats rwandais entrés en RDC dans un délai de trois mois.

Le texte prévoit dans le même temps la fin des opérations lancées depuis quelques mois par l’armée congolaise, sous pression de Kigali, contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé basé dans l’est de la RDC qui comprend d’anciens soldats rwandais et des miliciens hutus qui ont perpétré le génocide contre les Tutsis au Rwanda en 1994.

Kinshasa exigeait dans un premier temps que les soldats rwandais déployés en soutien des rebelles du M23 se retirent immédiatement, mais le gouvernement congolais a finalement assoupli sa demande sur ce point.

Selon des experts et des diplomates, le Rwanda a envoyé au moins 7.000 soldats dans la zone frontalière pour soutenir la progression des rebelles qui se sont emparés de Goma et Bukavu, les capitales régionales du Nord et du Sud-Kivu, à la faveur d’une offensive éclair en début d’année.

La RDC accuse Kigali d’armer et de fournir des troupes au M23, ce que le gouvernement rwandais nie, affirmant que les rebelles majoritairement tutsis se défendent contre les attaques de l’armée congolaise et de miliciens hutus liés pour certains au génocide de 1994.

Selon des sources informées, Washington a fait pression sur le Rwanda pour qu’il retire ses troupes de l’est de la RDC avant la signature de l’accord, mais Kigali, qui considère les groupes armés hutus basés au Congo comme une menace existentielle, notamment les FDLR, n’a pas cédé et pourrait ne pas montrer d’empressement à le faire dans les prochains mois.  

(Daphne Psaledakis à Washington, Robbie Corey-Boulet à Dakar et Sonia Rolley à Paris; version française Tangi Salaün, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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