Rugby-Un nouveau titre et quelques interrogations pour le XV de France
SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis, 15 mars (Reuters) – Le XV de France poursuit sa route cahoteuse vers la Coupe du monde 2027, dans un et demi, obtenant samedi un troisième titre sur les cinq dernières éditions du Tournoi des Six Nations mais également de nombreuses interrogations nées d’une compétition qui a failli lui échapper malgré un début parfait.
Le huitième titre remporté samedi soir par les Bleus depuis le passage à six nations en 2000, et le premier doublé d’une année sur l’autre depuis 2006 et 2007, n’a tenu qu’à une pénalité de plus de 40 mètres réussie par Thomas Ramos à la dernière seconde du dernier match, samedi, contre l’Angleterre (48-46).
« On a très, très bien démarré la compétition en faisant trois sur trois et ensuite, il a fallu se battre à chaque fois pour ramener un point, ou ramener la pénalité de la gagne », a déclaré le sélectionneur Fabien Galthié en conférence de presse.
Le XV de France avait pourtant impressionné d’entrée face à l’Irlande (36-14) avant de dérouler sur la pelouse du Pays de Galles (54-12). La troisième victoire contre l’Italie, bien que large (33-8), avait représenté un premier accroc puisque les Bleus ne s’étaient définitivement détachés que dans les dix dernières minutes, en supériorité numérique.
Ce qui pouvait ne sembler être qu’un petit ralentissement a signé le début d’une fin de Tournoi compliquée. Alors qu’ils avaient l’occasion de ravir le titre dès leur déplacement en Écosse, les joueurs de Fabien Galthié ont subi un naufrage, sauvant un point de bonus offensif en fin de match (50-40).
L’ultime journée, samedi face à l’Angleterre, a montré les mêmes maux : une indiscipline aux mêmes (mauvais) standards de novembre et une défense aux abois.
« Sur l’analyse, on s’est rendu compte sur ces deux matches que ça n’a pas été facile pour nous », a expliqué Fabien Galthié. « On a commencé ce Tournoi de la manière la plus idéale et peut être qu’inconsciemment, on a cru que ce serait plus simple. On est vite rappelé à l’ordre. »
Les Bleus ont encaissé 96 points cumulés contre le XV du Chardon et le XV de la Rose.
« On va profiter de la victoire mais pour la suite il faudra se dire les choses », a prévenu Thomas Ramos sur France TV. « À ce niveau, on ne peut pas prendre 50 et 46 points. Si on veut exister dans les grandes compétitions, ce sera sans nous. »
LA CONFIRMATION BIELLE-BIARREY
L’indiscipline, sujet chronique de la tournée d’automne, est revenue sur le tapis ces dernières semaines avec 21 pénalités concédées lors des deux dernières rencontres, contre 17 au total sur les trois premiers matches.
Le secteur de la mêlée a notamment été en difficulté, particulièrement face à l’Italie et l’Angleterre. L’arrêt soudain de la carrière de Uini Atonio à quelques jours de l’ouverture du Tournoi, en raison d’un accident cardiaque, a laissé le poste de pilier droit dépourvu.
Dorian Aldegheri a débuté tous les matches à ce poste tandis que Régis Montagne, Demba Bamba et Georges-Henri Colombe se sont partagé le rôle de remplaçant, sans pleinement convaincre.
Au rayon des bonnes nouvelles, la confirmation de Louis Bielle-Biarrey a fait oublier le choix de Fabien Galthié de se passer de l’autre ailier habituel, Damian Penaud, meilleur marqueur d’essais de l’équipe de France.
« LBB » s’est offert un quadruplé samedi pour porter son total à neuf sur le Tournoi 2026, battant son propre record sur une seule édition établi l’an passé. À 22 ans, il compte 29 essais en 27 sélections : un rythme effréné.
« Arme fatale, record d’essais… Les qualificatifs sont difficiles à trouver pour parler de Louis (Bielle-Biarrey) en ce moment, et l’an dernier aussi », a loué Fabien Galthié. « Il marche sur les traces d’Antoine (Dupont), les joueurs s’inspirent entre eux. »
Sacré meilleur joueur du Tournoi l’an passé, l’ailier bordelais a de grandes chances de l’être de nouveau cette année.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Camille Raynaud)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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