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Religions grand public

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Historien des religions, Frédéric Richard lance, au Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) de Genève, la deuxième édition de la formation «Divers-cités», une série de conférences et de cours sur l’influence du religieux dans la société, destinée à tous les publics.
Buffet, vaisselier? Non, trop de dorures. «Il s’agit d’un autel», renseigne Frédéric Richard, les yeux tournés vers ce meuble monolithique fait d’ornements, de vitrines et d’innombrables tiroirs. Luisant sous les rayons matinaux du soleil urbigène, plusieurs statuettes s’y tiennent silencieusement, leurs regards sculptés oscillant entre malice et sérénité. «C’est la déesse Tara, qui représente la sagesse», explique le spécialiste en sciences des religions, pointant l’une d’entre elles du doigt, et montrant bientôt sa connaissance vertigineuse du bouddhisme. «Elle est considérée comme la mère des bouddhas», explique-t-il encore, ouvrant devant nous quelques tiroirs remplis de fines bougies rouges ou d’autres objets curieux destinés au culte de ces divinités bigarrées. «Oui, je suis bouddhiste, de la tradition tibétaine», avoue-t-il un sourire aux lèvres. Et de mentionner la divinité qui n’aura jamais sa place dans son panthéon domestique: «Shugden, car c’est est la divinité dont l’actuel Dalaï Lama a restreint le culte dans les années 1970, avant de l’interdire définitivement une vingtaine d’années plus tard.»La cause de cet étrange bannissement? «Ce dieu symbolise une forme d’opposition au régime des dalaï-lama, car elle est l’émanation du rival de l’un d’entre eux.»

Anecdotique? Pas tout à fait, pour Frédéric Richard. Car la thèse que ce natif d’Orbe fignole en ce moment au sein de l’Université de Lausanne analyse les conséquences politiques de cette controverse théologique, qui a provoqué un véritable «petit schisme». Commencée alors qu’il était encore assistant, cette somme établit la relation entre politique et religion au Tibet, et lui aura «pris plusieurs années de travail». Selon l’universitaire Raphaël Rousseau, qui la dirige, «il s’agit d’une brillante façon de revisiter en tibétain dans le texte des sources anciennes ayant concouru à la création du statut politique du Dalaï-lama».

«Makpa»

Frédéric Richard accepte très volontiers de sortir le temps d’une cigarette. Depuis sa terrasse, où deux chats rôdent entre pelouse fraîche et dalles tièdes, Frédéric Richard fait face au petit vallon du Puisoir. En contrebas de son jardin, l’Orbe coule proche d’un terrain de foot, duquel Frédéric Richard dit percevoir les clameurs certains soirs de match. Un soutien du FC Orbe? «Oh, comme ça! C’est un tout petit club…»

Voisin de son propre frère, qui vit à côté de sa villa, Frédéric Richard est un gamin du coin. Né en 1979, il a vécu au centre-ville dans la maison familiale, jusqu’à son apprentissage de dessinateur électricien. «J’ai ensuite habité Lausanne pendant mes années au gymnase du soir», raconte celui qui avait choisi l’électricité un peu par tradition filiale, avant que des lectures ne lui donnent envie de se plonger dans la culture tibétaine.

Parti de nombreuses fois au Népal depuis 2006, Frédéric Richard s’y rend, la première fois, afin d’y apprendre la langue tibétaine. «Je ne suis pas tout à fait bilingue aujourd’hui, j’ai un peu oublié, par manque de pratique», avoue humblement celui qui, très rapidement, tombe amoureux de la fille de ses logeurs à Katmandou.

Aujourd’hui installé à Orbe avec Tsetan, qui travaille en tant que serveuse au restaurant d’application de GastroVaud, à Pully, Frédéric Richard, que sa famille népalaise appelle «makpa» (beau-fils en tibétain, ndlr.) raconte avoir eu «des facilités» dans l’élaboration de son travail universitaire. «La tante de mon épouse était, à l’époque, ministre de l’Intérieur. Elle s’est d’ailleurs présentée à la présidence du gouvernement tibétain en exil, pour finir par être nommée à la Défense», relate-t-il. Grâce aux hautes fonctions de la dame, Frédéric Richard confie ainsi avoir «gagné pas mal de temps» pour atteindre certains membres du Parlement, et ainsi s’entretenir avec eux autour de la thématique de son travail universitaire.

Religions grand public

Employé par le Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) de Genève depuis 2020, Frédéric Richard y est responsable du volet formation. «Ses connaissances sur les traditions orientales, son esprit d’analyse très pointu et son humour satirique en font un collaborateur hors pair», note Manéli Farahmand, sa directrice. Engagé juste avant l’épidémie de Covid dans ce pôle de compétences dédié aux thématiques et pratiques religieuses au service de la population romande, il est d’ailleurs invité au TJ de la RTS, en avril 2021. Il y est sollicité afin de commenter les effets de la pandémie sur la propagation des dérives sectaires, qui n’en auraient finalement pas tiré profit, à l’exception de la prolifération de discours complotistes. «C’est néanmoins parfois pour ce genre de situation que nous sommes contactés, au CIC. Des parents voient le dialogue rompu avec un enfant engagé dans une nouvelle spiritualité ou un mouvement religieux, ce qui peut être source de grande angoisse», explique l’historien des religions.

Ainsi, persuadé de l’utilité publique d’une telle structure, Frédéric Richard a conçu un cursus ouvert à tous, intitulé «Divers-cités». Accompagnée par un cycle de six conférences, inaugurée dès ce soir par une présentation du concept de religion dans l’histoire et la modernité, cette formation s’étalera sur sept modules de quatre cours chacun. Animés par des spécialistes comme Brigitte Knobel, membre de la Commission consultative en matière religieuse (CCMR) du canton de Vaud ou encore Martine Brunschwig-Graf, présidente de la Commission fédérale contre le racisme (CFCR) , ces jeudi soirs doivent «permettre au grand public une plus grande facilité d’approche de la diversité religieuse, comprendre ses implications dans la société et acquérir des compétences interculturelles spécifiques à un domaine professionnel ».

BIO EN DATES

1979 Naissance à Orbe

1999 Termine son apprentissage de dessinateur électricien

2003 Entre à l’Université de Lausanne en Sciences des religions

2006 Rencontre son épouse lors d’un premier voyage au Népal

2021 Lance la première édition de la formation «Divers-cités», au Centre intercantonal d’informations sur les croyances, où il travaille depuis 2020

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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