Présidentielle 2022: Emmanuel Macron veut faire de la France une nation plus forte
A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle française, le candidat à sa propre succession, Emmanuel Macron, a présenté jeudi les grands axes de son programme. Il a notamment annoncé son ambition de faire de la France une nation « plus indépendante », dans un contexte de crise marqué notamment par le conflit russo-ukrainien et par la pandémie de nouveau coronavirus.
Faire de la France une nation « indépendante » est plus que jamais une nécessité, selon M. Macron qui a présenté, aux Docks d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), son projet pour les cinq années à venir. « Nous avons tous mesuré nos dépendances, notre vulnérabilité durant la pandémie, et la guerre que nous sommes en train de vivre », a-t-il déclaré.
Cette indépendance sera d’abord militaire avec des investissements importants dans l’objectif de se défendre face aux crises. « Le budget des armées était de 32,3 milliards en 2017 ; il est cette année de 40,9 milliards. Nous atteindrons l’objectif des 50 milliards en 2025 », a-t-il annoncé. L’enjeu pour M. Macron, c’est de réinvestir dans les technologies de pointe et de conforter un modèle complet d’armée face à de nouveaux types de conflictualité comme le spatial et le cyber.
Il compte également remobiliser les différents leviers de l’engagement. Il s’agit notamment de la généralisation du service national universel et de l’augmentation des réservistes. Il a annoncé en parallèle un plan de mobilisation civile qui passera par un renforcement des « stocks stratégiques de la nation en recensement des compétences des Français volontaires pour être mobilisés en cas de crises graves ».
Faire une nation plus indépendante, c’est aussi investir massivement pour l’indépendance agricole, industrielle et créative, a indiqué M. Macron qui prévoit ainsi dans son programme de renforcer la formation des exploitants agricoles et d’accompagner les jeunes exploitants.
Le président sortant a également prédit des crises alimentaires les prochains mois en raison du conflit russo-ukrainien, notamment dans des pays très dépendants de ces deux-là. L’Europe doit donc, a-t-il dit, se mettre en situation de répondre à ces défis pour elle-même et pour ses partenaires. Il a souhaité également une indépendance productive, à travers des investissements pour renforcer la consolidation et la compétitivité des entreprises françaises. Il a annoncé à cet effet un plan d’investissement de 30 milliards d’euros « dans les secteurs d’avenir ».
L’indépendance énergétique est le troisième levier pour cette indépendance productive. Pour M. Macron, la France peut être la première grande nation à sortir de la dépendance au gaz, au pétrole et au charbon en procédant à une « planification par secteur » de la production d’énergie comme du déploiement de nouvelles filières industrielles.
Concernant le travail, le candidat a plaidé en faveur du « travailler plus » avec un allongement progressif de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Il a annoncé dans la foulée la poursuite des réformes du monde du travail, notamment celle des retraites qui avait été stoppée en raison de la crise sanitaire.
Emmanuel Macron est depuis plusieurs mois en tête des sondages. Selon le dernier sondage de l’institut IFOP publié jeudi soir, il recueille 30% des intentions de vote au premier tour, suivi de Marine Le Pen (extrême droite, 17,5%). Eric Zemmour (extrême droite) arrive en troisième position avec 13%, suivi de Jean-Luc Mélenchon (gauche, 12,5%). La candidate de droite Valerie Pécresse occupe la cinquième position avec 10,5%.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

