Présidentielle 2022: Emmanuel Macron en campagne
Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu’il prévoyait de porter progressivement à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite s’il était réélu à la présidence de la République.
Lors de la présentation de son programme pour l’élection présidentielle, il a déclaré que cette réforme prendrait en compte les carrières longues, les questions d’invalidité et « la réalité des métiers et des tâches ».
« La réforme que je propose est différente de celle de 2017. Parce que les conditions macroéconomiques ne sont pas les mêmes parce que le pays continue de se transformer », a souligné Emmanuel Macron, dont le projet de retraite à points avait suscité une vive résistance des syndicats et dans la rue, avant d’être abandonnée en raison de la pandémie de COVID-19.
« La réforme que je souhaite mener, c’est d’augmenter l’âge légal progressivement. Comme on l’a toujours fait d’ailleurs, avec un système de trimestres progressif », a-t-il précisé, confirmant son intention de repousser à terme l’âge de départ à la retraite à 65 ans.
Il a également annoncé qu’il entendait porter à 1.100 euros la retraite minimale pour une carrière complète.
Emmanuel Macron a plus largement promis de poursuivre les réformes du marché du travail avec l’objectif « atteignable » de parvenir au plein emploi.
« Nous poursuivrons les réformes du marché du travail en continuant à simplifier et déconcentrer le dialogue social, à continuer à donner de la visibilité aux employeurs comme aux salariés », a-t-il dit.
« Nous continuerons les réformes de l’assurance-chômage pour l’adapter à la conjoncture avec un système simple. A chaque fois que la conjoncture s’améliore, on doit avoir des règles qui incitent encore davantage au retour à l’emploi. »
Dans ce cadre, le président-candidat propose de conditionner le revenu de solidarité active (RSA) à l’exercice d’une activité pendant 15 à 20 heures par semaine.
Le chef de l’Etat a également promis une réforme de Pôle Emploi, qui deviendra « France Travail », ainsi que de la formation dans les lycées professionnels.
« Nous avons encore beaucoup trop de filières en lycée professionnel où nous formons des jeunes qui ne correspondent pas aux besoins du monde du travail », a-t-il souligné.
UNE FRANCE SOUVERAINE
Emmanuel Macron avait auparavant promis de donner à la France les armes pour affronter les grandes transformations en cours dans le monde en la rendant plus indépendante et plus souveraine face aux crises.
« C’est un projet qui se nourrit des crises que nous avons traversées tous ensemble », a-t-il déclaré en évoquant les mouvement sociaux, comme celui des « gilets jaunes », la pandémie de COVID-19, le terrorisme et le retour de la guerre en Europe qui ont marqué son quinquennat.
« Il y a des projets qui proposent le repli, (…) parfois la nostalgie de ce qui n’a jamais été », a-t-il dit en allusion aux programmes portés par ses rivaux d’extrême droite Eric Zemmour et Marine Le Pen.
« Je crois a l’inverse qu’il nous faut répondre par une ambition lucide, une volonté d’engagement, une capacité à savoir mieux nous protéger et nous projeter », a souligné Emmanuel Macron, disant vouloir s’appuyer sur la « souveraineté populaire », le « progrès » et l' »humanisme ».
Le chef de l’Etat a promis de continuer à renforcer les armées, confirmant l’objectif de 50 milliards d’euros d’investissements d’ici 2025 de la Loi de programmation militaire (LPM).
Il s’est aussi engagé à donner à la France les moyens de son indépendance agricole, avec la promesse d’une Loi d’orientation et d’avenir agricole, et énergétique, à la fois en augmentant la production grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables, mais aussi en réduisant la consommation en rénovant les logements ou en facilitant l’acquisition de véhicules électriques.
« C’est le seul mix qui permet de réduire de manière efficace, rapide et souveraine nos émissions de carbone », a-t-il dit à propos de l’attelage nucléaire/renouvelables, renvoyant dos-à-dos les candidats qui ne proposent que l’un ou l’autre.
Pour tenir ses objectifs, « l’Etat aura à reprendre le contrôle capitalistique de plusieurs acteurs industriels », a-t-il ajouté sans plus de précisions.
(Elizabeth Pineau, rédigé par Tangi Salaün, édité par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

