L’Europe termine en ordre dispersé, les craintes inflationnistes s’amenuisent
par Coralie Lamarque
15 juillet (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mercredi, tentant un rebond dans le sillage de l’optimisme de Wall Street face aux premiers résultats semestriels encourageants et d’un recul des craintes inflationnistes, tandis que les frappes se poursuivent au Moyen-Orient.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,19% à 8.382,43 points. À Francfort, le Dax a perdu 0,51% et à Londres, le FTSE 100 a cédé 0,13%.
L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,22%, tandis que le FTSEurofirst 300 a grappillé 0,06% et que le Stoxx 600 a avancé de 0,12%.
Alors que l’optimisme règne sur les marchés américains, tirés par les bons résultats des plus grandes banques nationales en guise d’ouverture de la saison des résultats, l’Europe a également tenté de terminer sur une note positive face aux signaux encourageants concernant l’inflation.
Le directeur de la stratégie au Fonds monétaire international (FMI), Christian Mumssen, a indiqué croire que les forces compensatoires qui avaient jusqu’à présent empêché le conflit de peser plus lourdement sur la croissance mondiale resteraient en vigueur.
Il a toutefois ajouté qu’une perturbation très prolongée de l’approvisionnement énergétique affecterait clairement les perspectives.
En attendant la réunion de politique monétaire jeudi prochain de la Banque centrale européenne (BCE) prévue jeudi prochain, la Banque du Canada (BoC) a maintenu mercredi son principal taux directeur au niveau actuel de 2,25%, comme attendu.
La BoC a par ailleurs déclaré prévoir un raffermissement de la croissance économique au second semestre à mesure que les pressions inflationnistes s’atténuent.
Ces indications conjuguées à la vitalité des résultats des principales banques américaines pourraient venir rassurer les investisseurs à mesure que la saison des résultats s’amorce, tandis que l’inflation aux États-Unis a décéléré plus que prévu en juin, s’établissant à 3,5% sur un an, selon les données officielles publiées mardi.
Toutefois, la situation au Moyen-Orient continue de retenir l’attention des marchés, alors que Washington a remis en place le blocus naval sur les ports iraniens et que Téhéran a menacé de bloquer davantage de voies d’exportations énergétiques dans la région.
Les États-Unis ont mené mercredi une série de frappes visant des systèmes de défense côtière et des sites de stockage et de lancement de missiles de croisière sur l’île de Grande Tunb, dans le sud de l’Iran, a fait savoir le Commandement central américain.
PÉTROLE
Les cours pétroliers baissent légèrement, alors que les Etats-Unis ont annoncé mener une nouvelle vague de frappes en Iran, visant à limiter la capacité de Téhéran à attaquer le trafic maritime commercial dans le détroit d’Ormuz.
Le Brent perd 1,13% à 83,77 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 0,82% à 78,69 dollars.
VALEURS
Alors que la publication des résultats d’ASML avait suscité un certain optimisme pour le secteur en début de séance, le compartiment technologique s’est retourné à la baisse (-0,43%), tout comme le géant des semi-conducteurs néerlandais (-0,41%).
Le secteur du luxe a brillé mercredi, avec un gain de 3,22%, à la suite des résultats de Richemont qui a gagné 6,68%.
Lanterne rouge de l’indice SBF 120, Vusion a perdu 8,26% après qu’AlphaValue a entamé le suivi de la valeur avec une recommandation à « vendre », soulignant de graves risques liés à la trésorerie et au chiffre d’affaires.
À WALL STREET
À l’heure de la clôture en Europe, Wall Street reste dans le vert, le Dow Jones prenant 0,29%, le Standard & Poor’s 500 avançant de 0,10% et le Nasdaq Composite gagnant 0,22%.
LES INDICATEURS DU JOUR
En zone euro, la production industrielle a baissé de façon inattendue en mai, selon les données publiées mercredi par Eurostat, enregistrant un recul de 0,2% alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une hausse de 0,2% après +0,3% (révisé de +0,1%) en avril.
Aux États-Unis, les prix à la production (PPI) pour la demande finale ont reculé de 0,3% sur un mois en juin, contre une hausse de 0,6% en mai (révisé de +1,1%), montrent les données publiées mercredi par le département du Travail, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un indice stable pour le mois dernier.
L’activité manufacturière dans la région de New York a progressé plus que prévu en juillet, d’après l’enquête mensuelle de l’antenne régionale de la Réserve fédérale publiée mercredi, son indice « Empire State » passant à +15,6 après +5,7 en juin et contre des attentes à +8,8 pour ce mois-ci.
CHANGES
Le billet vert faiblit alors que le recul des prix à la production américains vient renforcer les signes d’une décélération de l’inflation.
« Les chiffres des PPI publiés aujourd’hui renforcent encore davantage l’idée que la Réserve fédérale peut se permettre d’attendre avant de relever à nouveau les coûts d’emprunt », a déclaré Juan Perez, directeur des opérations chez Monex USA.
Le dollar perd 0,19% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro gagne 0,13% à 1,1434 dollar.
TAUX
Les taux des obligations reculent face à l’atténuation des craintes inflationnistes.
Outre-Atlantique, le rendement des Treasuries à dix ans perd 3,6 points de base à 4,5493% et le deux ans lâche 4,4 points de base à 4,1493%.
Outre-Rhin, le rendement du Bund allemand à dix ans a cédé 0,1 point de base à 3,0844% et le deux ans a abandonné 0,1 point de base à 2,7258%.
À SUIVRE LE 16 JUILLET :
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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