L’Europe, hormis Londres, finit dans le vert avec des espoirs de paix en Iran
par Claude Chendjou
PARIS, 3 août (Reuters) – Les principales Bourses européennes, hormis Londres, ont terminé en nette hausse lundi dans un contexte d’appétit pour le risque pour la première séance du mois d’août, qui a permis notamment aux marchés actions en France et en Allemagne d’inscrire des records.
La bonne humeur des investisseurs a été stimulée par la perspective d’une reprise des pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l’Iran au regard des dernières déclarations de Donald Trump, permettant un net reflux des cours pétroliers.
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 1,22%, à 8.613,82 points, après avoir touché en séance un record à 8.642,32 points, contre un précédent sommet à 8.642,23 points, le 26 février, avant le début de la guerre contre l’Iran. Le Footsie britannique a reculé de 0,16%, plombé par le repli des valeurs pétrolières. Le Dax allemand a progressé de 1,59%, après avoir atteint en séance un pic sans précédent à 26.096,93 points.
L’indice EuroStoxx 50 a gagné 1,15% et le FTSEurofirst 300 0,39%. Le Stoxx 600 a avancé de 0,43%, à 651,97 points, très proche de son sommet historique de 656,67 points touché le 31 juillet.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones prend 1,06%, le Standard & Poor’s 500 1,28% et le Nasdaq 1,94%. La plupart des méga-capitalisations et des valeurs de croissance américaines sont dans le vert, avec notamment Amazon qui gagne plus de 5%, touchant pour la première fois la barre des 3.000 milliards de dollars de valorisation boursière.
Dans une séance relativement pauvre en résultats financiers d’entreprises et indicateurs économiques majeurs, les investisseurs ont préféré s’accrocher aux déclarations sur l’évolution de la situation au Moyen-Orient, pour satisfaire leur goût du risque.
« Nous ne pensons pas que nous aurons une guerre totale, mais nous voyons le scénario d’une trêve fragile se prolonger pendant un certain temps, avec des violations de la part de l’Iran et des attaques sporadiques contre des navires » note Mohit Kumar, économiste chez Jefferies.
Sur les marchés financiers, cela s’est traduit par un recul de la volatilité à Wall Street avec un VIX désormais aux alentours des 15 points, tandis que son équivalent sur l’EuroStoxx 50 a reflué de près de 7% à 16 points.
Les rendements obligataires, qui s’étaient nettement tendus la semaine dernière, se sont également repliés avec la baisse des cours du pétrole.
VALEURS EN EUROPE
Worldline a bondi de 10,45% après avoir annoncé finaliser la cession de ses activités de paiement en Inde à Billdesk.
Mersen, en hausse de 9,02%, a profité d’un changement de recommandation de la part de RBC.
AstraZeneca a chuté de 8,96% alors qu’une source a rapporté que le laboratoire britannique et Bristol Myers Squibb ont mené des discussions préliminaires portant sur une éventuelle fusion d’une valeur combinée de près de 400 milliards de dollars (346,95 milliards d’euros).
A la clôture des Bourses en Europe, UBS était stable alors que le groupe s’est vu infliger une amende de 125 millions de dollars par les autorités de régulation américaines pour des infractions liées au blanchiment d’argent.
Anheuser-Busch InBev a perdu 2,18%, son actionnaire historique EPS ayant décidé de céder environ 10 millions d’actions du brasseur belge, selon JPMorgan Securities, chef de file du placement financier.
LES INDICATEURS DU JOUR
L’activité manufacturière aux Etats-Unis a accéléré en juillet, à 55,6, soit un sommet de plus de quatre ans, grâce à une forte croissance des commandes qui a stimulé l’emploi dans le secteur industriel
En zone euro, la production industrielle a enregistré le mois dernier sa plus forte hausse en près de quatre ans et demi avec un indice PMI à 51,9 en juillet, contre 51,4 en juin.
Au Royaume-Uni, le PMI manufacturier est également resté en territoire positif en juillet (51,9 points après 52,5 en juin), pour le neuvième mois consécutif, mais sa croissance a ralenti au rythme le plus faible depuis quatre mois.
Les ventes au détail en Allemagne ont baissé plus que prévu, de 1,1% en juin sur un mois, montrent les données de l’Office fédéral de la statistique.
L’activité du secteur manufacturier en Chine a progressé en juillet, à 50,9 son rythme le moins important en quatre mois, sous l’effet d’un ralentissement de la production et des nouvelles commandes, montre une enquête privée.
CHANGES
Le yen s’est apprécié lundi, pour une troisième séance consécutive face à l’euro et au dollar, alors que le Japon et les Etats-Unis ont procédé à une intervention coordonnée sur la devise japonaise et ont laissé entendre qu’ils n’hésiteraient pas à prendre des mesures supplémentaires.
La monnaie japonaise a grimpé en séance de 1% avant de réduire ses gains en clôture à 156,76 pour un dollar, contre une moyenne mobile à 200 jours proche de 158.
Le dollar est pratiquement stable (+0,06%) face à un panier de devises de référence, dont l’euro qui s’affiche à 1,1503 dollar (-0,21%) et la livre sterling qui s’échange à 1,3427 dollar (-0,40%).
TAUX
Les rendements obligataires en zone euro ont terminé en repli lundi, les prix du pétrole ayant chuté après que le président américain Donald Trump a déclaré que des pourparlers avec l’Iran étaient imminents, ravivant les espoirs d’un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans se replie de 6,7 points de base, à 4,677%, au moment de la clôture des Bourses en Europe.
Celui du Bund allemand à dix ans a fini en repli de 5,2 points de base, à 3,151%, et le deux ans en baisse de 4,4 points, à 2,764%.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en forte baisse lundi, tombant à un creux de trois semaines, Washington ayant renoncé à une nouvelle attaque contre Téhéran dans l’espoir de conclure rapidement un accord qui pourrait stimuler les approvisionnements en brut du Golfe.
Le Brent reflue de 4,54% à 83,96 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 5,91% à 79,64 dollars.
A SUIVRE MARDI:
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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