L’Europe finit en ordre dispersé, Nvidia refroidit la « tech »
par Diana Mandia
26 février (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé jeudi, les investisseurs ayant progressivement perdu leur optimisme depuis l’ouverture de Wall Street, où les solides résultats de Nvidia sont accueillis avec froideur et pénalisent le secteur technologique.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,72% à 8.620,93 points. À Francfort, le Dax a pris 0,45% et à Londres, le FTSE 100 a avancé de 0,37%.
L’indice EuroStoxx 50 a en revanche fini en baisse de 0,19%, le FTSEurofirst 300 a perdu 0,06% et le Stoxx 600 a abandonné 0,05%.
Nvidia, première capitalisation boursière mondiale et baromètre du secteur de l’IA, a anticipé un chiffre d’affaires supérieur aux attentes pour le trimestre en cours, mais les investisseurs, déjà habitués aux chiffres impressionnants du géant des puces électroniques, se montrent sceptiques et continuent de s’interroger sur la rentabilité des dépenses colossales du secteur technologique.
Le titre Nvidia cède 4,7%, entraînant un recul de 2,38% des valeurs technologiques de l’indice S&P, une baisse qui s’est étendue à l’Europe, où l’équivalent du Stoxx, qui évoluait dans le vert en milieu de séance, est passé en territoire négatif dans l’après-midi pour finir sur une perte de 0,66%.
La réaction du marché reflète également l’attention croissante portée à la question de savoir si Nvidia pourra maintenir son rallye alors que la concurrence s’intensifie et que le cycle général des dépenses en IA devient plus irrégulier.
Les résultats de Nvidia étaient considérés comme un test important pour le secteur, qui connaît un début d’année difficile, pénalisé également par les craintes liées aux effets perturbateurs potentiels de l’IA dans de nombreux autres secteurs de l’économie.
La prudence reste par ailleurs de mise concernant la géopolitique, alors que des délégations iraniennes et américaines ont entamé jeudi à Genève de nouvelles négociations visant à résoudre leur différend de longue date sur le programme nucléaire de Téhéran.
Les résultats des entreprises européennes ont également retenu l’attention des investisseurs, dans une des séances les plus chargées de la saison.
VALEURS
A Paris, l’énergéticien français Engie a porté jeudi le CAC 40 avec un gain de 7,2%, grâce notamment à la signature d’un accord en vue d’acquérir UK Power Networks (UKPN) et à ses résultats annuels.
Ceux de Schneider Electric ont également été salués, l’action terminant en hausse de 3%, dans un contexte de demande accrue de la part des centres de données.
Stellantis, qui a fait état d’une perte nette de 22,3 milliards d’euros liée à des charges exceptionnelles, a quand même connu une séance solide (+4,2%), les analystes de Citi signalant que les résultats publiés jeudi constituaient un « point bas évident » pour le constructeur automobile.
Ailleurs en Europe, Puma a pris 9,8%, la perte nette 2025 de l’équipementier sportif allemand ayant été moindre que les 374,3 millions prévus par les analystes.
Le groupe espagnol Indra a pour sa part grimpé de 21% après ses résultats supérieurs aux attentes.
London Stock Exchange Group a gagné plus de 9% après avoir annoncé son intention de racheter pour trois milliards de livres supplémentaires d’actions au cours des 12 prochains mois.
Au niveau sectoriel, les semi-conducteurs européens ont amplifié leur chute, suivant leurs homologues américains après les résultats de Nvidia. Besi , ASMI et ASML ont fini sur des baisses de plus de 4% chacun.
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones perd 0,29%, le Standard & Poor’s 500 0,93% et le Nasdaq Composite 1,62%, pénalisés par les pertes du secteur technologique.
Le secteur des semi-conducteurs souffre dans le sillage de Nvidia, Applied Materials, Broadcom et Lam Research perdant plus de 5% chacun.
LES INDICATEURS DU JOUR
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté moins que prévu, à 212.000, un niveau qui suggère que le marché du travail continue à se stabiliser après avoir traversé une mauvaise passe l’année dernière sur fond d’incertitude liée à la politique commerciale américaine.
Dans la zone euro, le sentiment économique s’est dégradé de façon inattendue en février, selon les données publiées jeudi par la Commission européenne.
CHANGES
Le dollar gagne 0,12% face à un panier de devises de référence, dans un contexte toujours marqué par l’incertitude sur les droits de douane américains dits « réciproques », invalidés vendredi dernier par la Cour suprême.
La Banque centrale européenne (BCE) a par ailleurs vendu une partie de ses actifs en dollars au début de l’année dernière et a réduit la part de la monnaie américaine dans ses réserves de change, dans le cadre d’une stratégie présentée comme un rééquilibrage normal de son portefeuille, montre sont rapport financier publié jeudi.
L’euro perd 0,16% à 1,1790 dollar.
TAUX
Les rendements obligataires d’État de la zone euro ont reculé légèrement, la détérioration de l’appétit pour le risque ayant poussé les investisseurs vers les actifs refuge.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a perdu 1,1 point de base à 2,6988%. Le deux ans a également fini en légère baisse à 2,0485%.
Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a par ailleurs dit jeudi devant une commission du Parlement européen que Francfort s’attendait à ce que l’inflation alimentaire se stabilise juste au-dessus de son objectif de 2% à la fin de cette année. Les opérateurs prévoient des taux stables tout au long de cette année.
Les rendements reculent également aux Etats-Unis, les investisseurs recherchant la sécurité offerte par les obligations.
Celui des Treasuries à dix ans perd 2,1 points de base à 4,0270%. Le deux ans cède 1,4 point de base à 3,4566%.
Le gouverneur de la Réserve fédérale (Fed), Stephen Miran, connu pour ses critiques à l’égard d’une politique monétaire qu’il juge trop restrictive, a déclaré jeudi que la banque centrale devrait réduire son taux d’intérêt d’un point de pourcentage cette année, invoquant les risques qui pèsent encore sur le marché du travail.
Cependant, les contrats à terme intègrent environ 55 points de base d’assouplissement cette année, ce qui équivaut à environ deux baisses de taux de 25 points de base chacune, un scénario qui reste inchangé depuis le début de l’année. La première baisse de taux n’est pas attendue avant juillet.
PÉTROLE
Les prix du pétrole ont repris leur hausse alors que les investisseurs suivent de près l’évolution des négociations entre les États-Unis et l’Iran en Suisse.
Le Brent avance de 2,24% à 72,44 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 1,83% à 66,61 dollars.
A SUIVRE LE 27 FÉVRIER :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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