Les syndicats accentuent la pression, l’exécutif répond concertation
par Marine Pennetier
PARIS (Reuters) – Au lendemain d’une mobilisation massive contre le projet de réforme du système des retraites, les syndicats ont accentué vendredi la pression sur l’exécutif qui, tout en excluant de revenir sur le système par points, s’est dit une nouvelle fois ouvert à des compromis sur ses modalités d’application.
Au moins 800.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur – 1,5 million selon la CGT – ont manifesté jeudi en France lors d’une journée de contestation marquée par de fortes perturbations dans les transports et l’éducation nationale.
Vendredi, le trafic routier était très perturbé en Ile-de-France, notamment, où un pic de 375 km de bouchons a été enregistré un peu avant 09h00 contre une moyenne de 230 habituellement à la même heure, selon le site internet Sytadin.
Le trafic restait très « dégradé » à la SNCF, qui prévoit un TGV sur dix. Le trafic Transilien devrait être assuré à 15%.
Concernant les transports aériens, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé à nouveau aux compagnies de réduire de 20% leur programme de vols, au départ et à l’arrivée, pour les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux.
A Paris, une dizaine de lignes de métro restaient par ailleurs fermées tout comme 178 écoles, selon la mairie.
« C’est incontestablement une forte mobilisation et ce n’est pas très étonnant parce que c’est un sujet qui touche en profondeur tous les Français », a déclaré le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer sur BFM TV et RMC. « Maintenant ce qui est important, c’est d’arriver à une bonne réforme qui soit fidèle aux principes qu’elle affiche, l’égalité et la simplicité ».
« GÉNÉRALISER LES GRÈVES »
Des promesses d' »égalité » qui sont loin de convaincre les syndicats dont certains, comme la CGT et FO, continuent de réclamer le retrait pur et simple du projet de réforme visant à faire fusionner les 42 régimes existants en un système universel par points à partir de 2025.
Une réunion de l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, MNL et UNL), à laquelle s’est jointe la CFE-CGC, se déroulait ce vendredi matin au siège de Force ouvrière pour décider des suites à donner au mouvement.
« Même réussie, une journée ne suffit pas », a estimé le secrétaire général de FO Yves Veyrier, sur France Inter. « L’adhésion la plus large sera la force de ce mouvement. »
« Il faut généraliser les grèves dans toutes les entreprises », a renchéri le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, sur LCI. « Il faut reconduire (la grève) jusqu’à avoir satisfaction sur le principe que cette réforme va générer de la misère et qu’il faut donc s’appuyer sur notre socle social qui est un des meilleurs au monde et l’améliorer pour les jeunes, les femmes, les précaires ».
Outre des manifestations prévues contre le chômage et la précarité, un nouvel appel à la grève interprofessionnelle pourrait être décidé pour mardi ou jeudi prochains, dit-on de source syndicale.
Pour le gouvernement, hors de question de revenir sur le principe de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron, à savoir le système par points, mais l’exécutif n’exclut pas des « marges de négociation », notamment sur de possibles mesures d’économie introduites dans le projet de loi, casus belli pour la CFDT, ou encore sur la période de transition.
« Aujourd’hui nous continuons et terminons les concertations avec les partenaires sociaux », a souligné la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur Europe 1. « Nous les recevrons lundi avec le Haut commissaire aux retraites, et en fonction de ce qui aura été remonté par ces concertations sur les différents points, le Premier ministre fera des annonces en fin de semaine. »
« QU’ILS S’EXPRIMENT! »
Des ajustements sont-ils prévus compte tenu de la mobilisation de jeudi? « Nous sommes encore en discussion, il y a effectivement une discussion sur l’âge d’application, de bascule, tout cela est encore sur la table jusqu’à la semaine prochaine », a ajouté Agnès Buzyn.
Un délai incompréhensible pour le numéro un de la CGT, qui presse l’exécutif de sortir du bois rapidement. « Ils ont toutes les cartes en main, ça fait 23 réunions qu’on fait avec eux donc qu’ils s’expriment ! », a lancé Philippe Martinez sur LCI.
A ce stade, Emmanuel Macron, attendu à Nîmes pour un hommage à trois secouristes décédés dans un accident d’hélicoptère près de Marseille dimanche dernier, n’a pas prévu de s’exprimer, selon son entourage, et a choisi de laisser son Premier ministre Edouard Philippe et le gouvernement en première ligne.
« La manifestation (de jeudi-NDLR) est un élément important mais l’achèvement du cycle de concertations avec les organisations syndicales est l’élément le plus important », soulignait-on au sein de l’exécutif.
(Avec Henri-Pierre André, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

