Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

Le Liban dit se préparer à une crise migratoire de longue durée avec l’assaut israélien

PARTAGER SUR :

BEYROUTH, 31 mars (Reuters) – Le Liban se prépare à l’hypothèse que des centaines de milliers de personnes déplacées par les opérations militaires d’Israël dans le sud du pays soient empêchées de rentrer chez elles sur le long terme, a déclaré mardi la ministre libanaise des Affaires sociales, Hanine Sayed, dans une interview à Reuters.

Le ministre israélien de la Défense a auparavant réitéré dans la journée la volonté de l’Etat hébreu de contrôler une « zone de sécurité » dans le sud du Liban jusqu’au fleuve Litani et de détruire à cette fin toutes les habitations situées près de la frontière avec l’Etat hébreu.

Promettant des ravages similaires à ​ceux causés par l’armée israélienne ‌à Gaza, Israel Katz a interdit à quelque 600.000 Libanais ayant fui la zone de revenir dans leurs ​villages, en violation du droit international. Le ⁠ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé ce mois-ci à l’annexion du Sud-Liban pour faire du Litani la frontière nord d’Israël.

Au moins ‌1,2 million de Libanais ont été déplacés depuis ‌le début de la campagne militaire lancée par Israël le 2 mars en réponse à des attaques du Hezbollah aligné sur l’Iran, qui a dit ainsi vouloir venger l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, le 28 février, au premier jour des bombardements israélo-américains en Iran. Les frappes israéliennes au Liban s’étaient poursuivies au-delà de l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 chapeauté par ​les Etats-Unis et la France qui était censé stopper les hostilités en marge de la guerre à Gaza.

Un déplacement de la population libanaise sur le long terme est « quelque chose qui nous préoccupe évidemment », a dit mardi Hanine Sayed. « Nous espérons que cela ne se produise pas mais (…) nous devons nous y préparer et y penser. »

« INACCEPTABLE »

Beyrouth envisage différentes options, a ajouté la ministre des Affaires sociales, citant des aides au paiement de loyers ainsi que des « lieux physiques où les gens pourraient se rendre ». Il n’est pas prévu pour l’heure de construire des camps pour les déplacés, a-t-elle indiqué.

« Tout cela dépend de l’ampleur de la prise de territoires sur laquelle les Israéliens vont insister – ⁠ce qui, bien sûr, est totalement inacceptable pour nous. Il s’agit d’une violation énorme de notre souveraineté et nous ferons tout ce que nous pourrons pour nous assurer que cela ne se produise pas, ⁠quels que soient les moyens à notre disposition. »

Plusieurs pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, ont demandé mardi à Israël d’éviter une escalade supplémentaire au Liban, notamment via une opération terrestre. Dans une déclaration conjointe, ils ont appelé à des négociations politiques directes entre l’Etat hébreu et Beyrouth.

Au Canada, le Premier ministre Mark Carney a déclaré à des journalistes que l’occupation israélienne était une « violation de la souveraineté territoriale » du Liban et que, par conséquent, Ottawa la condamnait.

La « zone de sécurité » revendiquée par Israël jusqu’au fleuve Litani, qui descend du nord vers le sud du Liban et dont des ponts ont été détruits ce mois-ci ⁠par Tsahal, ‌s’étend sur près de 30 kilomètres. Cela représente environ un cinquième du territoire libanais – soit un pourcentage similaire à la zone occupée par la Russie en ⁠Ukraine depuis le début de son invasion.

Plus de 130.000 Libanais vivent désormais dans des abris collectifs, tandis que certains se sont retrouvés à ​la rue. D’autres déplacés ont trouvé ​refuge chez des proches.

AIDES ETRANGÈRES INSUFFISANTES

Si elle venait à se prolonger, cette situation pourrait alimenter les tensions sociales entre les diverses communautés religieuses libanaises, alors que la décision du Hezbollah de prendre part à ​la guerre régionale a réveillé des fractures remontant à la guerre civile de 1975-1990.

Notant que les espaces disponibles étaient de plus en plus limités, Hanine Sayed a déclaré que certaines communautés qui s’étaient montrées disposées à accueillir des déplacés en 2024, lors des précédents affrontements entre ‌le Hezbollah et Israël, dans des écoles et ​d’autres bâtiments publics, affichaient désormais davantage de réticence.

« C’est un défi supplémentaire, s’assurer de la cohésion sociale », a dit la ministre. « Je crois fondamentalement que les Libanais ont cette capacité. Il y a partout des exemples fantastiques ​d’hospitalité », a-t-elle poursuivi, tout en prévenant que les ressources des gens venaient à manquer.

Le ministère des Affaires sociales élabore un plan sur trois mois pour répondre aux besoins premiers des familles déplacées, mais l’absence de fonds constitue un défi.

En 2024, les Nations unies avaient enregistré quelque 700 millions de dollars de promesses de dons pour répondre aux conséquences humanitaires de la guerre au Liban, avec également plus de 110 vols affrétés par des pays pour acheminer des aides.

Seulement sept vols d’aide humanitaire sont arrivés au Liban depuis le début du nouveau conflit entre le Hezbollah et Israël, entrant dans son deuxième mois.

« Nous ne sommes même pas proches » des volumes d’aides apportés en 2024, a dit Hanine Sayed. « Lors de la ⁠dernière guerre, il y avait eu au moins 50 vols dès le premier mois. »

La ministre libanaise a relevé que certains donateurs traditionnels dans le Golfe faisaient actuellement face à des répercussions directes du conflit, ce qui n’était pas le cas en 2024, et que la flambée des prix du pétrole pesait aussi.

Au total, a-t-elle fait savoir, ​les aides disponibles correspondent seulement à environ 30% des besoins de son ministère.

Une autre question plane également: « Le calendrier », souligne-t-elle. « Combien de ​temps cela va-t-il durer ? »

(Maya Gebeily et Emilie Madi; version française Jean Terzian)

tagreuters.com2026binary_LYNXMPEM301QB-FILEDIMAGE

tagreuters.com2026binary_LYNXMPEM301QC-FILEDIMAGE

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS