Le congé paternité va être porté de 14 à 28 jours en France, dont sept jours obligatoires
PARIS (Reuters) – Le congé paternité va passer de 14 à 28 jours, le 1er juillet 2021 en France, avec sept jours obligatoires pour le père ou le second parent, dans le cadre d’une réforme de la politique de la petite enfance, a annoncé mercredi Emmanuel Macron.
« La décision que nous prenons, elle est simple, nous allons porter le congé paternité à un mois au sein duquel il y aura sept jours obligatoires pour chaque jeune papa », a-t-il dit dans une vidéo postée sur Facebook.
« Quatorze jours, ce n’était pas suffisant, tout le monde le disait, c’était en plus assez inégalitaire », a-t-il ajouté, expliquant cette réforme au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes – « lorsque l’enfant arrive au monde, il n’y a aucune raison que ce soit juste la maman qui s’en occupe », a-t-il dit.
Il en va aussi de l’égalité entre les nourrissons en matière d' »éveil affectif et cognitif », a-t-il ajouté.
L’objectif est notamment de « construire une politique de la petite enfance qui permette de lutter contre les inégalités de destin à la racine », indiquait-on mardi à la présidence.
Cette décision découle des conclusions de la commission sur les « 1.000 premiers jours » de l’enfant lancée en septembre 2019 par Emmanuel Macron et regroupant 18 experts de spécialités différentes.
Dans leur rapport https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-1000-premiers-jours.pdf, remis le 8 septembre au gouvernement, son président, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, et les autres membres de la commission prônaient un allongement à neuf semaines du congé paternité.
« Je pense que c’est une évolution, c’est un début, les choses se font progressivement, elles ne sont font pas brutalement », a commenté Boris Cyrulnik mercredi matin sur France Inter, se félicitant d’une évolution législative qui permette au père ou au second parent de « tisser un lien avec le bébé ».
« En quelques semaines, le bébé se développe tellement vite et tellement intensément que quelques semaines suffisent pour tisser les premiers noeuds du lien qui mettent à l’aise le père, la mère et le bébé », a-t-il poursuivi, notant que « la présence du père est beaucoup plus importante que ce qu’on croyait, beaucoup plus tôt que ce qu’on croyait ».
« Les relations affectives facilitent le lien avec l’enfant. En quatre semaines, le père découvre le bébé: avant il partait très tôt, le bébé dormait encore et quand il rentrait, le bébé dormait déjà: le père avait la loi dans la maison mais pas le lien affectif. »
En l’état, le congé paternité mis en place en 2002 prend la forme d’un congé de onze jours consécutifs (18 jours en cas de naissance multiple) accordé au père ou second parent, auquel s’ajoutent pour les salariés trois jours d’absence autorisée par l’entreprise.
Le taux de recours à ce congé est stable, autour de 67-69%.
Les trois « jours-entreprise » resteront inchangés. En revanche, le congé paternité financé par la Sécurité sociale passera de onze à 25 jours, indique-t-on à l’Elysée.
La réforme représente un coût supplémentaire estimé à plus de 500 millions d’euros en année pleine pour la branche famille de la Sécurité sociale.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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