Le bas niveau du Danube pourrait contraindre la Roumanie à arrêter son dernier réacteur nucléaire en service
BUCAREST, 11 août (Reuters) – Le producteur d’électricité nucléaire public roumain Nuclearelectrica a dit mardi qu’il pourrait devoir mettre à l’arrêt son dernier réacteur en service le 13 août en raison d’une nouvelle baisse du niveau des eaux du Danube, fleuve utilisé en temps normal pour le refroidissement.
Cette situation, qui s’explique par des canicules à répétition dans toute l’Europe et des taux de sécheresse record, a déjà conduit Nuclearelectrica à arrêter un réacteur fin juillet.
Les deux réacteurs que possède la société à Cernavoda, ville du Sud-Est de la Roumanie et port fluvial du Danube – deuxième plus grand fleuve d’Europe derrière la Volga – représentent un cinquième de la production électrique du pays.
Les conditions météorologiques extrêmes avaient contraint la Roumanie à déclarer l’état d’urgence énergétique pour tout le mois d’août et à réorienter la semaine dernière le débit du Danube afin de permettre au dernier réacteur encore en service de continuer à fonctionner pendant les prochains jours.
Pour dévier le Danube, le ministère roumain de l’Énergie a fait sauter un barrage de rochers, dragué le lit du fleuve et coulé quatre barges remplies de roches afin de créer une digue, des opérations qui ont permis d’augmenter le niveau d’eau autour du réacteur de quatre centimètres.
« La possibilité d’un arrêt contrôlé (du deuxième réacteur) dépend du suivi des prévisions météorologiques pour la période à venir, de la baisse du niveau du Danube et des paramètres d’exploitation », a déclaré Nuclearelectrica.
Le débit du Danube est tombé ce mardi à un nouveau plus bas historique de 1.370 mètres cubes d’eau par seconde à son point d’entrée en Roumanie, a dit pour sa part un directeur de l’agence nationale de gestion de l’eau, ajoutant que l’arrêt du réacteur était de ce fait « inévitable ».
Plus en amont du Danube, la Hongrie voisine a commencé lundi à remettre en service une turbine de la centrale nucléaire de Paks, suite à une remontée du niveau des eaux du fleuve.
Les précipitations en amont n’ont aucun impact sur la Roumanie, dernier pays traversé par le Danube avant son embouchure dans la mer Noire, a précisé l’agence de gestion de l’eau.
(Luiza Ilie, Version française Benoit Van Overstraeten, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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