Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

La trêve USA-Iran fragilisée, Téhéran met en garde contre le risque d’un « bourbier »

PARTAGER SUR :

5 mai (Reuters) – La trêve au Moyen-Orient paraissait plus fragile que jamais mardi au lendemain d’interventions militaires américaines et iraniennes dans le Golfe, Washington cherchant à reprendre la main sur la navigation dans le détroit d’Ormuz tandis que Téhéran mettait en garde contre le risque d’un « bourbier ».

Ce regain de tensions, qui s’est notamment manifesté par une attaque iranienne contre un site pétrolier aux Emirats arabes unis, menace le cessez-le-feu décrété il y a près d’un mois via la médiation du Pakistan, d’autant qu’aucune avancée claire n’a été signalée dans les négociations entre les deux camps depuis l’impasse d’une réunion à Islamabad les 11-12 avril.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a affirmé dans un message publié mardi sur les réseaux sociaux que la sécurité du transport maritime et des flux énergétiques avait été menacée par des violations du cessez-le-feu par les États-Unis et leurs alliés.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a pour sa ​part déclaré que les événements de lundi montraient qu’il ‌n’y avait pas de solution militaire à la crise, ajoutant que les pourparlers progressaient sous la médiation du Pakistan et mettant en garde les États-Unis et ​les Émirats arabes unis contre le risque d’être entraînés dans un «  bourbier ».

Deux jours ⁠après avoir assuré au Congrès américain que la guerre était terminée, s’affranchissant du calendrier nécessitant que les élus approuvent l’opération militaire en Iran, Donald Trump a annoncé dimanche soir le « Projet Liberté » destiné à ‌permettre le départ des navires commerciaux bloqués dans le détroit d’Ormuz. Voie ‌cruciale pour les livraisons mondiales d’énergie, le détroit a de facto été fermé par l’Iran à la suite du lancement de la campagne de bombardements américano-israéliens le 28 février.

Plusieurs navires commerciaux dans la zone ont signalé lundi des explosions ou incendies à bord. L’armée américaine a dit avoir détruit six petits bateaux militaires iraniens et déclaré que deux navires commerciaux américains ont traversé le détroit d’Ormuz – des annonces démenties par Téhéran, qui a lancé drones et missiles contre les Emirats arabes unis, provoquant l’incendie de l’important port pétrolier de Fujaïrah.

En parallèle, en dépit de ​la trêve annoncée le 16 avril par Donald Trump, les hostilités n’ont pas pris fin au Liban entre Israël et le Hezbollah. L’armée israélienne, qui a envahi début mars le sud du Liban, poursuit ses opérations et la destruction de localités. Tsahal a émis lundi de nouveaux « ordres d’évacuation » – une stratégie de déplacement forcé similaire à celle utilisée dans la bande de Gaza.

Le POINT SUR le conflit au Moyen-Orient

LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris)

09h51 – Donald Trump estime que la guerre avec l’Iran pourrait se prolonger encore trois semaines, rapporte ABC News.

09h47 – Les principales Bourses européennes tentent de rebondir au lendemain d’une forte baisse liée à un regain de tensions autour du détroit d’Ormuz, la géopolitique restant au premier plan malgré une avalanche de résultats de sociétés.

À Paris, le CAC 40 prend 0,40% à 8.010,90 points vers 07h30 GMT, après un repli de 1,71% lundi. À Londres, le FTSE 100 cède 1,12%, tandis qu’à Francfort, le Dax avance de 0,33%.

09h38 – L’Irak réduit ses prix du pétrole pour les acheteurs prêts ⁠à passer par le détroit d’Ormuz, rapporte l’agence Bloomberg, ajoutant que les remises sur les prix officiels peuvent atteindre 33,40 dollars le baril pour le brut de référence.

08h48 – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse alors que s’éloigne la perspective d’une trêve entre les Etats-Unis et l’Iran.

Le marché pétrolier recule toutefois ⁠légèrement après avoir grimpé de près de 6% la veille, la marine américaine étant parvenue à escorter un navire de la compagnie Maersk dans le détroit d’Ormuz.

08h44 – Anwar Gargash, conseiller du président des Émirats arabes unis, déclare que l’Etat fédéral apprécie les messages de solidarité émanant des pays du Golfe, du monde arabe et de la communauté internationale qui condamnent et dénoncent « l’attaque traître » menée par l’Iran.

Il ajoute que ces prises de position confirment que l’Iran est l’agresseur, le responsable de l’aggravation de la crise dans le Golfe et la source du danger et des menaces pesant sur la sécurité et la stabilité de la région.

08h29 – La présidence sud-coréenne étudie une éventuelle participation à l’initiative « Project Freedom  » de Donald Trump visant à aider les navires à traverser le détroit d’Ormuz, déclare un haut responsable à Reuters.

08h15 – Le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, déclare sur France 2 que les compagnies aériennes parviennent à s’approvisionner en kérosène « sans grandes difficultés » ⁠et qu’un recours ‌aux stocks stratégiques pour leur venir en aide « n’est pas d’actualité ».

« Le problème n’est pas un problème d’approvisionnement, même si on surveille en permanence, c’est aujourd’hui plus un problème de prix et de survie de certaines compagnies », ajoute-t-il.

« On est dans ⁠une crise lourde pour le transport aérien, qui n’est pas encore du niveau du COVID mais qui devient inquiétante, et on voit que certaines compagnies essaient de se réorganiser, notamment au niveau de leurs plans ​de vol. »

Philippe Tabarot indique également que 59 navires « à ​intérêts français » sont actuellement dans le Golfe, avec 20 à 30 marins de nationalité française, que le gouvernement suit « quotidiennement ».

08h03 – Mohammad Baqer Qalibaf, président du Parlement iranien, déclare sur X que la sécurité de la navigation et du transit énergétique a été mise en péril par les États-Unis et leurs alliés en ​raison de la violation du cessez-le-feu et du blocus.

Une «  nouvelle équation » dans le détroit d’Ormuz est en train de se consolider, ajoute-t-il, qualifiant le statu quo « d’intenable » pour les États-Unis.

06h55 – L’attaque menée lundi contre le port pétrolier émirati de Fujaïrah qui a blessé trois ressortissants indiens est «  inacceptable », déclare le ministère indien des Affaires étrangères dans un message publié sur X.

«  Nous appelons à la cessation immédiate de ces hostilités et à ne plus ‌cibler des infrastructures civiles et des civils innocents  », écrit le ministère.

06h47 – Plusieurs ​bâtiments commerciaux ont pris feu dans le port iranien de Dayyer, rapporte l’agence de presse iranienne Mehr, sans être en mesure de préciser l’origine de l’incident dans l’immédiat.

03h39 – Citant une source militaire, la presse officielle iranienne rapporte que les Etats-Unis ont visé deux navires civils qui transportaient des biens à destination ​de l’Iran, tuant cinq civils.

Il ne s’agit pas de hors-bord des Gardiens iraniens de la révolution, ajoute-t-on de même source.

00h57 – Le Premier ministre britannique Keir Starmer condamne l’attaque de drones et missiles ayant visé les Emirats arabes unis, font savoir ses services.

Le Royaume-Uni va continuer de soutenir la défense de ses partenaires du Golfe, ajoute le dirigeant britannique, selon le communiqué de Downing Street.

00h12 – Emmanuel Macron dénonce comme « injustifiées et inacceptables » les frappes menées lundi par l’Iran contre les Emirats arabes unis et appelle à un « accord robuste » prévoyant des garanties sécuritaires pour les pays de la région face aux « menaces posées » par Téhéran.

« Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables », dit le président français via le réseau social X. « Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire », ajoute-t-il.

« Une solution durable au conflit en cours ne passera que par une réouverture du détroit d’Ormuz à la libre circulation et par un accord robuste permettant d’apporter les garanties de ⁠sécurité nécessaires aux pays de la région, notamment contre les menaces posées par l’Iran sur le plan nucléaire, balistique et liées à ses activités de déstabilisation régionales. »

00h08 – Le « Projet Liberté » est le « Projet Impasse », déclare le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, en référence au nom donné par Donald Trump à la mission américaine destinée à permettre la circulation de navires marchands dans le détroit d’Ormuz, dont Téhéran revendique le contrôle.

Les événements dans le détroit d’Ormuz montrent « clairement » qu’il n’y a « pas de solution militaire à une crise politique », ​écrit-il sur le réseau social X.

Abbas Araqchi prévient les Etats-Unis et les Emirats arabes unis, qui ont dénoncé lundi une « grave escalade » avec l’attaque contre Fujaïrah, de ne pas s’enfermer ​dans « un bourbier ».

A VOIR AUSSI

Le DIRECT de la journée de lundi

(Reportage de Reuters, rédigé par le bureau de Paris)

tagreuters.com2026binary_LYNXMPEM440D0-FILEDIMAGE

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS