La France défend une posture « strictement défensive » au Moyen-Orient
PARIS, 5 mars (Reuters) – La France a défendu jeudi une posture « strictement défensive » dans le conflit au Moyen-Orient, démentant que l’armée de l’air américaine utilise ses emprises dans la région et soulignant que la présence d’appareils de soutien américains avait été autorisée « de manière temporaire » sur certaines bases du territoire national.
Des informations « erronées » ont circulé sur la mise à disposition des emprises françaises au Moyen-Orient pour l’opération israélo-américaine « Epic fury » contre l’Iran, a fait savoir l’état-major des forces armées françaises, au 6e jour du conflit.
« Dans le cadre de nos relations avec les Etats-Unis, une présence de leurs aéronefs a été autorisée sur certaines de nos bases aériennes en France, de manière temporaire », déclare-t-il.
« Compte tenu du contexte, la France a exigé que les moyens concernés ne participent en aucune façon aux opérations menées par les États-Unis en Iran mais strictement pour l’appui à la défense de nos partenaires dans la région », ajoute-t-il.
De source militaire française, on précise que des « avions américains de soutien aux opérations », non des avions de combat, ont été autorisés sur la base aérienne 125 d’Istres (Bouches-du-Rhône) en vertu d’une « procédure de routine dans le cadre de l’Otan ».
La France a obtenu « la complète garantie » que les moyens militaires américains concernés « ne participent en aucune mesure aux opérations par les Etats-Unis en Iran, mais strictement pour l’appui à la défense de nos partenaires dans la région », insiste la source.
La France dispose d’une présence militaire notable au Moyen-Orient, considéré comme « zone d’intérêt majeure ».
L’armée française compte un effectif de 950 militaires et civils aux Emirats arabes unis répartis sur trois bases : la base navale d’Al Salam à Abou Dhabi, la base aérienne 104 avec sept Rafale située au sein de la base émiratie d’Al Dhafra, à une soixantaine de kilomètres d’Abou Dhabi et le 5e régime de cuirassiers, implanté à Zayed Military City, à 65 km d’Abou Dhabi (escadron blindé, section d’infanterie, entre autres).
La présence militaire française dans l’émirat est effective depuis 2009 dans le cadre d’un accord de partenariat stratégique.
« NOUS NE SOMMES PAS EN GUERRE »
Quelque 600 militaires français sont également déployés en Irak dans le cadre de l’opération Chammal, versant français de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique. Ils ne mènent plus d’opérations au sol depuis 2022 mais fournissent un soutien aérien et maritime aux forces irakiennes.
En Jordanie, la France dispose d’une base aérienne projetée au sein de la base aérienne Prince-Hassan, au nord-est d’Amman, avec des Mirage et des Rafale.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré mardi soir que la France se tenait prête, à titre strictement défensif, à venir en aide aux pays du Golfe (Emirats arabes unis, Qatar, Koweït) visés par l’Iran et avec lesquels elle est liée par des accords de défense, ainsi qu’à la Jordanie et à l’Irak.
« Nous avons engagé et nous continuons à engager nos Rafale et nos pilotes en défense de l’espace aérien de nos partenaires attaqués », a déclaré mercredi la ministre des Armées, Catherine Vautrin, dans un entretien au groupe Ebra.
Elle a confirmé jeudi matin sur RTL que six Rafale supplémentaires avaient été dépêchés aux Emirats arabes unis ces dernières heures et étaient désormais sur place.
Soulignant à son tour la posture « défensive » de la France, la ministre a précisé qu’il n’y aurait pas « d’envoi de troupes supplémentaires » au Moyen-Orient à ce stade.
« La France n’est pas en guerre, nous sommes dans une position de protection, nous n’attaquons pas », a martelé Catherine Vautrin.
Le porte-avions Charles-de-Gaulle et son escorte, dont Emmanuel Macron a annoncé mardi soir le redéploiement en Méditerranée, « arrivera en fin de semaine, début de semaine prochaine » sur zone, potentiellement en Méditerranée orientale, a-t-elle précisé. Sa mission sera de « sécuriser la zone » non le détroit d’Ormuz, a-t-elle dit sans plus de détails.
(Rédigé par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

