La croissance mondiale devrait se maintenir autour de 3% grâce à l’IA – FMI
par Andrea Shalal et Rae Wee
BANGKOK, 12 octobre (Reuters) – Les investissements massifs dans les infrastructures d’intelligence artificielle (IA) soutiennent la croissance mondiale qui devrait se maintenir cette année à environ 3% malgré la crise énergétique, a déclaré lundi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva.
Ces investissements profitent en premier à l’Asie dont de nombreux pays, notamment la Thaïlande, sont des fournisseurs d’infrastructures d’IA, a-t-elle précisé lors de la première journée d’une série de réunions du FMI et de la Banque mondiale (BM) prévues à Bangkok pendant une semaine.
Le boom des investissements dans l’IA a déjà provoqué un « choc de la demande et un choc des investissements », susceptible de stimuler de 0,5 à un point de pourcentage la croissance des économies asiatiques avancées, a déclaré Kristalina Georgieva.
Pour les économies asiatiques émergentes, elle évalue le gain entre de 0,2 à 0,8 point de pourcentage.
« L’IA, qu’on l’aime ou qu’on la déteste, elle est déjà là », a-t-elle souligné, notant que « c’est cette accélération qui permet à l’économie mondiale de continuer à croître à un rythme d’environ 3%, malgré (…) le choc lié à l’approvisionnement énergétique ».
Le FMI, qui a annoncé en juillet tabler sur une croissance mondiale de 3% cette année, publiera mardi ses perspectives actualisées.
Quelque 18.000 personnes devraient assister aux réunions des deux organisations financières dans la capitale thailandaise cette semaine, notamment des responsables des finances des 191 pays membres du FMI.
Pour ces rendez-vous, plusieurs ministres de premier plan manqueront cependant à l’appel, contraints de se concentrer sur leurs priorités nationales, notamment le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent et le ministre espagnol des Finances Arcadi España, ont indiqué des sources proches du dossier.
DES CONSÉQUENCES PROFONDES
Selon Kristalina Georgieva, l’IA s’apparente à un « tsunami qui avance lentement » et qui aura des conséquences profondes sur l’emploi, la croissance, l’éducation et même la manière dont les Etats génèrent des recettes fiscales, au regard des prévisions d’une mutation du partage de la valeur ajoutée en faveur du capital.
L’IA étant perçue comme en mesure d’automatiser de nombreuses tâches humaines, certains experts jugent qu’elle va provoquer un transfert des revenus du travail (les salaires) vers les détenteurs des technologies et des machines (le capital).
Le FMI estime que l’IA pourrait, à terme, entraîner une transformation, une dévalorisation ou la suppression de 40% des emplois, a déclaré Kristalina Georgieva. Une première étude a montré que 10% des emplois aux Etats-Unis exigeaient déjà des compétences en IA.
« C’est une technologie transformatrice. Elle modifie en profondeur notre façon de travailler et de vivre », a assuré Kristalina Georgieva, soulignant qu’un assistant IA lui transmettait désormais chaque jour un message de 30 secondes concernant son emploi du temps.
Les Etats-Unis, la Chine et l’Inde sont les principaux acteurs de la chaîne d’approvisionnement de l’IA, mais bon nombre des entreprises qui développent les infrastructures nécessaires sont situées en Asie, a-t-elle souligné, citant notamment la Thaïlande, le pays hôte cette année des réunions du FMI et de la BM.
L’IMPACT DE L’IA SUR L’EMPLOI
Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, qui a fait de l’emploi un axe central de sa présidence, a déclaré que la banque de développement s’attachait à tirer parti de la « petite IA », qui ne repose pas sur de grands modèles de langage.
Selon lui, celle-ci pourrait permettre de générer d’importants gains de productivité pour les agriculteurs, les systèmes de santé, les enseignants et d’autres acteurs des marchés émergents.
Le président de Singapour, Tharman Shanmugaratnam, qui s’exprimait également au cours de cet événement, a déclaré que les Etats devaient se soucier de l’impact de l’IA sur les jeunes diplômés à la recherche d’un premier emploi.
« Il y a un problème particulier auquel nous devons nous attaquer très rapidement (…) à savoir que le premier échelon de l’emploi, c’est-à-dire le premier emploi après l’obtention du diplôme, connaît aujourd’hui une baisse de la demande », a-t-il dit.
Il a également mis en garde contre le risque que l’IA n’entraîne une « nouvelle divergence » en matière de croissance et de création d’emplois entre les économies en développement et les économies avancées.
« L’IA va creuser ce fossé si nous restons trop passifs face à ce phénomène », a-t-il prévenu. « Nous devons donc tout mettre en œuvre pour, dans un premier temps, utiliser l’IA afin de créer des emplois de qualité, des emplois que les êtres humains peuvent exercer avec brio et qui leur permettent de gravir les échelons professionnels malgré l’IA. »
(Reportage Andrea Shalal, David Lawder et Rae Wee; version française Claude Chendjou, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.




