Kering chute après la nomination d’un directeur artistique controversé pour Gucci (actualisé)
(Reuters) -Kering baisse nettement en Bourse vendredi après l’annonce jeudi soir de la nomination de Demna Gvasalia, qui se fait appeler Demna, au poste de directeur artistique de la marque Gucci, les analystes se déclarant dubitatifs sur la validité du choix du groupe de luxe français.
A Paris, vers 10h30 GMT, l’action perd plus de 10% à 223,75 euros, en passe d’enregistrer sa pire journée en Bourse depuis octobre 2008, contre un gain de 0,69% pour le CAC 40 au même moment.
Demna, ex-directeur artistique de Balenciaga, prendra les rênes de Gucci à partir de juillet 2025. Agé de 43 ans, il avait fait l’objet, en 2021, d’une controverse liée à une publicité accusée de contenir des images inappropriées impliquant des enfants.
Il avait ensuite présenté ses excuses sur son compte Instagram. Cédric Charbit, alors président-directeur général de Balenciaga, avait quant à lui annoncé la création d’un « conseil à l’image » chargé d’évaluer le contenu des publicités de la marque.
Les analystes de Jefferies et de RBC estiment que la nouvelle pourrait être une surprise, Jefferies soulignant qu’il s’agit d’un « basculement inattendu ».
Jefferies s’interroge notamment sur le calendrier de la prise de fonction de Demna. « On ne sait pas encore si son empreinte sur la marque sera déjà visible lors du défilé de Gucci à Milan en septembre. Ou si nous devrons attendre jusqu’en 2026 », expliquent-ils dans une note.
Selon RBC, les investisseurs attendaient l’arrivée d’un directeur artistique externe, plus en vue, et jugent que celle de Demna pourrait ne pas être suffisante pour renforcer la « signalisation » de la marque.
Bernstein donne à la nomination de Demna un score de 5/10 et doute de la capacité du designer d’être à la hauteur de la tâche, estimant qu’il ne correspond pas au profil recherché.
J.P. Morgan considère ce choix comme controversé et signale « un point d’interrogation » sur la manière dont les codes de la marque vont évoluer.
Cependant, TD Cowen est plus optimiste et s’attend à ce que Demna « apporte de l’éclat à Gucci », citant sa base de fans fidèles, sa capacité à attirer les jeunes et les nouveaux clients, et la forte théâtralité de ses collections.
Gucci, qui représente environ la moitié du chiffre d’affaires de Kering, s’est séparé de son ancien directeur artistique Sabato de Sarno au début du mois de février.
Le passage de ce dernier à la tête de la direction artistique de Gucci avait été marquée par un virage vers une approche plus classique et intemporelle qui n’a pas séduit les acheteurs.
La marque a vu ses ventes reculer fortement en 2024, dont une baisse de 24% sur le seul quatrième trimestre, pesant lourdement sur l’action Kering, qui a perdu environ 40% de sa valeur sur un an.
La nouvelle est survenue quelques heures après l’annonce par Capri Holdings du départ de Donatella Versace de son poste de directrice de la création de la marque éponyme.
(Rédigé par Augustin Turpin et Noémie Naudin, avec Piotr Lipinski, édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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