Israël intègre le « Conseil de la paix » de Trump, les Européens réticents
21 janvier (Reuters) – Le bureau de Benjamin Netanyahu a fait savoir mercredi que le Premier ministre israélien avait accepté d’intégrer le « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump, alors que plusieurs pays européens ont décliné ou ne souhaitent pas répondre à son invitation.
Le « Conseil de la paix » était censé au départ superviser la mise en oeuvre de l’accord de paix dans la bande de Gaza mais il semble que Donald Trump veuille l’étendre aux autres conflits dans le monde, sous sa direction exclusive. Les pays membres devraient payer une cotisation d’un milliard de dollars chacun pour obtenir le statut de membre permanent.
Des invitations ont été adressées à au moins une soixantaine de pays, mais outre Israël, seuls quelques-uns, dont la Hongrie, la Biélorussie, la Turquie – qui sera représentée au niveau du ministre des Affaires étrangères -, l’Azerbaïdjan, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kosovo, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Egypte ou le Pakistan ont jusqu’à présent accepté publiquement de participer à cette initiative.
Steve Witkoff, émissaire de Donald Trump, a déclaré mercredi à la chaîne CNBC que « 20, peut-être 25 » dirigeants avaient accepté jusqu’à présent l’invitation, alors qu’une cérémonie de signature de la « charte » du « Conseil de la paix » devait se tenir dans la journée en marge du Forum économique mondial à Davos.
Ajoutant à l’inquiétude des alliés traditionnels des États-Unis, le Kremlin a déclaré cette semaine que le président russe Vladimir Poutine avait également été invité, sans dire s’il avait l’intention de répondre positivement.
La Chine ou encore le Japon sont également restés silencieux jusqu’à présent.
PARIS, BERLIN ET ROME DISENT NON
Le refus du président français Emmanuel Macron d’intégrer le « Conseil de la paix » a provoqué une crise entre Washington et Paris, Donald Trump menaçant d’imposer des droits de douane de 200% aux vins et Champagne français en représailles.
D’autres pays européens ont cependant emboîté le pas de la France mercredi, dont la Suède et la Norvège, solidaires du Danemark sur la question du Groenland convoité par les États-Unis, qui ont fait connaître leur refus.
Selon la presse italienne et allemande, Rome et Berlin n’ont pas davantage l’intention de s’associer à cette initiative.
Le ministre italien de l’Economie, Giancarlo Giorgetti, a déclaré qu’une telle démarche semblait « problématique », malgré la proximité entre la présidente du Conseil Giorgia Meloni et Donald Trump.
Le journal Corriere della Serra souligne que l’entrée de l’Italie dans le « Conseil de la paix » violerait la Constitution, qui prévoit que l’Italie ne peut adhérer à des organisations internationales qui garantissent « la paix et la justice entre les nations » qu’à condition que l’égalité entre les États membres soit garantie, ce qui est incompatible avec la volonté de Donald Trump d’en conserver la présidence à vie.
Berlin a de son côté fait savoir que le chancelier Friedrich Merz n’assisterait pas à la cérémonie inaugurale et selon le magazine Der Spiegel, qui cite une note interne, le gouvernement allemand est opposé à cette initiative qui risque de concurrencer les Nations unies et de donner trop de pouvoir à Donald Trump.
Le Royaume-Uni n’a pas encore fait connaître sa position.
L’Ukraine a également été invitée mais le président Volodimir Zelensky a souligné qu’il lui serait difficile de siéger dans une organisation à laquelle la Russie pourrait participer.
(Bureaux de Reuters, version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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