France: Durcissement des règles de l’assurance chômage au 1er juillet
Le nouveau calcul de l’allocation chômage, moins favorable aux demandeurs d’emploi qui alternent régulièrement période de chômage et d’activité, entrera en vigueur à partir du 1er juillet, a annoncé mardi le ministère du Travail après une ultime réunion avec les partenaires sociaux sur le sujet.
Cette mesure constitue l’un des principaux volets de la réforme de l’assurance chômage qui avait pour objectif d’inciter au retour à l’emploi et de réaliser 3,75 milliards d’euros d’économies sur trois ans pour le régime.
La réforme, plusieurs fois décalée, a été aménagée à l’aune de la situation économique actuelle et ne prétend plus réaliser autant d’économies.
Un plancher sera par exemple instauré dans le nouveau calcul de l’allocation afin de limiter la baisse des indemnisations pour les demandeurs d’emploi les plus précaires.
Le principe du nouveau calcul est néanmoins préservé. Il évite que les personnes au parcours fractionné (alternant période de chômage et de travail) ne touchent plus que la moyenne des salaires qu’ils percevaient en travaillant.
Quelque 800.000 personnes – selon les estimations du ministère – verront donc leurs indemnités mensuelles diminuer progressivement, mais le capital restera le même, leurs droits étant étalés dans le temps.
La dégressivité des allocations chômage pour les personnes de moins de 57 ans, qui touchent des salaires bruts de plus de 4.500 euros, est toujours envisagée.
Elle interviendra huit mois après l’arrivée du demandeur d’emploi dans le régime, soit au plus tôt le 1er mars pour les personnes qui s’inscrivent à l’assurance chômage au 1er juillet.
Mais en cas d’amélioration de la conjoncture, cette dégressivité – qui diminue les allocations de 30% – s’actionnera après six mois passés au chômage.
Il faudrait, pour cela, que le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité (de catégorie A) baisse d’au moins 130.000 sur six mois et que le nombre de déclarations préalables à l’embauche soit supérieur ou égal à 2,7 millions sur quatre mois.
Ces deux indicateurs décideront également du durcissement des critères d’entrée dans le régime. Si la conjoncture s’améliore, il faudra avoir travaillé six mois dans les 24 derniers mois pour bénéficier du régime d’assurance chômage, contre quatre mois aujourd’hui.
LES SYNDICATS VENT DEBOUT
Le bonus-malus – qui consiste à moduler les cotisations des employeurs entre 3% et 5,05% en fonction du nombre de contrats courts employés – entrera en vigueur en septembre 2022. La modulation sera calculée à partir des douze mois précédents.
Sept secteurs sont concernés par cette mesure comme la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac, le transport et entreposage, la fabrication de produits en caoutchouc ou encore le travail du bois.
Les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire, comme la restauration et l’hôtellerie, pourtant gros utilisateurs de contrats courts, ne seront pas concernés par la mesure tant qu’ils bénéficieront d’aides liées à la crise sanitaire.
« Nos objectifs tout le long ont été très clairs, c’était de lutter contre la précarité dans le cadre d’une action d’ensemble du gouvernement (…) Et d’éviter de trop fortes différences de traitement entre les salariés », dit-on au ministère du Travail.
Les syndicats, vent debout contre cette réforme, n’ont pas tardé à réagir. « C’est une réforme punitive pour les demandeurs d’emploi qui cumulent de petits boulots », a déclaré à Reuters, Michel Beaugas, négociateur pour Force ouvrière.
Pour la CFE-CGC « on est dans le dogme pur et dur ». Et pour la CGT, qui a déjà dit qu’elle déposerait un recours devant le Conseil d’Etat, il s’agit d’une réforme « déconnectée de la réalité ».
Selon la CFDT, certains demandeurs d’emploi, notamment ceux qui connaissent le plus de précarité, verront leur allocation baisser de 250 euros, passant de 900 euros aujourd’hui à 650 euros.
« Cette réforme reste donc pour la CFDT injuste, inadaptée au contexte et déséquilibrée », écrit le syndicat dans un communiqué. « Pour les plus précaires, c’est la double peine : non protégés par l’activité partielle en 2020, ce sont les premiers qui subissent la baisse de l’activité économique et ont moins de possibilités de retrouver du travail. »
La modification de la méthode de calcul de l’indemnisation permettrait d’économiser environ un milliard d’euros, selon La CFE-CGC.
(Caroline Pailliez, édité par Jean-Michel Bélot)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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