France : crainte d’une nouvelle hausse des prix liée à la crise russo-ukrainienne
Le conflit russo-ukrainien qui a éclaté jeudi dernier, sur fond de sanctions européennes suscite des inquiétudes relatives à un risque de nouvelle hausse des prix de l’hydrocarbure et des matières premières en France.
La Russie est le premier exportateur de pétrole et le plus grand fournisseur de gaz naturel de l’UE. Elle fournit environ 40% du gaz de l’UE selon les chiffres de l’Office européen de statistiques, Eurostat.
Cette dépendance de l’UE aux hydrocarbures russes entraînera une flambée des prix liée au conflit (réaction aux sanctions européennes) en Europe et notamment en France, estiment les spécialistes. « Il est très probable que les prix à la pompe – déjà en hausse ces derniers mois- continuent d’augmenter du fait de la crise en Ukraine », a expliqué sur RTL, le président de l’Union française des industries pétrolières, Olivier Gantois.
D’après les spécialistes, l’incertitude du conflit russo-ukrainien a créé de l’inquiétude sur les marchés de l’énergie, et a fait ainsi flamber les prix. Selon François Lenglet, journaliste spécialiste des questions économiques, la France dispose des réserves de gaz qui sont à 30% de leurs capacités. Il n’y a donc pas de risque à court terme de pénurie, a-t-il indiqué, confirmant ainsi les propos de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.
Les « stocks stratégiques de pétrole couvrent près de trois mois de consommation et nous permettent de faire face à des perturbations d’approvisionnement. Les Français ne risquent pas de manquer de carburant ou de gaz pour se chauffer dans les prochains mois », a rassuré la ministre Barbara Pompili. Mais la menace existe et, est lié à l’issue du conflit. « Le vrai risque c’est l’automne 2022 car la crise ukrainienne intervient alors que les investissements mondiaux de la production d’hydrocarbure (gaz et pétrole) se sont effondrés passant de 700 à 350 milliards de dollars », a expliqué M. Lenglet sur TF1.
L’inquiétude grandit également sur le marché agricole qui pourrait être touché. Les sanctions financières contre la Russie créent un risque énorme de mesures de rétorsion contre les produits de l’UE au premier rang desquels les produits agricoles, notamment français, a prévenu la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert.
« La Russie a la main sur le robinet du gaz et pour faire des engrais, il faut du gaz. Les engrais ont déjà augmenté de 90% en un an, c’est énorme », a déploré sur BFM Business la présidente de la FNSEA,
Il s’y ajoute les incidences du conflit russo-ukrainien sur les marchés du blé. « L’est de l’Ukraine (les deux régions reconnues par la Russie) représente une part importante de la production de blé ukrainien : 12% des exportations mondiale », a-t-elle ajouté.
Selon Arthur Portier, consultant chez Agrital, le conflit entre l’Ukraine et la Russie a fait monter de manière significative le prix des matières premières agricoles. « Dans ce contexte de crise, l’élevage français peut avoir des difficultés liées à la hausse du coût de l’alimentation qui n’est pour le moment pas compensé par une hausse des produits chimiques », a-t-il expliqué.
Outre le marché agricole, c’est l’incertitude du côté des groupes français présents en Russie. Selon le ministère français de l’Economie, plus de 500 filiales d’entreprises françaises sont implantées en Russie – dont 35 entreprises du CAC40 -, et interviennent notamment dans les domaines des hydrocarbures avec TotalEnergie, de l’automobile avec Renault ou encore de la grande distribution avec Auchan.
« Il y a forcément de l’inquiétude pour notre business (…) Nous sommes dans l’incertitude complète » a confié au Figaro Euryale Chatelard, présidente de la French Tech en Russie et fondatrice de Trianon startups. Mais les autorités françaises rassurent : « Nous sommes peu exposé au marché russe. C’est 1 à 2% des exportations et des importations françaises, donc l’impact sur le marché français sera limité », a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.
Bruno Le Maire reconnait cependant que quelques entreprises notamment dans les domaines énergétiques peuvent avoir des difficultés, ainsi que des PME et des sous-traitants. « Nous les recevrons, pour voir comment les accompagner. On va recevoir aussi la FNSEA et regarder les risques d’impact sur les cultures », a-t-il indiqué sur BFMTV.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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