En Pologne, Macron plaide pour une paix « soutenable » en Ukraine
par Alan Charlish et John Irish
VARSOVIE/PARIS (Reuters) – Le président français, Emmanuel Macron, a appelé jeudi lors d’un déplacement en Pologne à favoriser l’instauration d’une paix « soutenable » en Ukraine afin d’assurer une « sécurité durable » en Europe.
« La paix soutenable en Ukraine, c’est une sécurité durable en Europe », a déclaré le chef de l’Etat devant la presse à Varsovie.
« Seule une paix durable est possible en Ukraine. (…) Pas de paix en Ukraine sans les Ukrainiens, pas de sécurité en Europe sans les Européens », a-t-il ajouté avant de s’entretenir avec le Premier ministre polonais, Donald Tusk.
Les deux hommes doivent notamment discuter de la possibilité d’envoyer des troupes européennes sur le sol ukrainien comme garantie de sécurité en cas d’accord de paix avec la Russie.
« Pour couper court aux spéculations sur la présence éventuelle de tel ou tel pays en Ukraine après la conclusion d’un cessez-le-feu (…), les décisions concernant la Pologne seront prises à Varsovie et seulement à Varsovie », a prévenu Donald Tusk. « Pour l’instant, nous n’envisageons pas de telles actions ».
Les pays européens cherchent à démontrer leur capacité à proposer une solution pour mettre fin au conflit, près de trois ans après l’invasion de l’Ukraine par Moscou, dans la perspective du retour à la Maison blanche de Donald Trump qui prône un cessez-le-feu immédiat et des négociations.
L’envoi en Ukraine de troupes européennes en cas de cessez-le-feu et la mise au point d’un accord de paix entre Kyiv et Moscou, qui seraient considérées comme une garantie de sécurité bilatérale, est un scénario envisagé depuis plusieurs mois, ont déclaré à Reuters cinq diplomates européens.
L’ENVOI DE SOLDATS EUROPÉENS EN UKRAINE EN QUESTION
La France et la Grande-Bretagne ont évoqué cette possibilité en novembre et des discussions sur ce thème ont également eu lieu avec l’Ukraine, les pays baltes et les pays scandinaves, ont-ils précisé.
« Il n’y a pas de consensus entre les pays européens, donc l’idée serait de créer une coalition de cinq à huit pays européens, qui ne dépendent pas de l’Otan, mais d’un accord bilatéral avec l’Ukraine et qui sont très déterminés à agir », a déclaré une source proche des discussions.
A ce stade, aucune proposition concrète n’a été faite.
Emmanuel Macron avait évoqué pour la première fois le possible déploiement de troupes en Ukraine en février dernier mais cette idée avait été rejetée par l’Allemagne.
Par la suite, des projets ont été avancés concernant l’envoi de troupes non combattantes pour assurer la formation des soldats ukrainiens, les opérations de déminage ou le contrôle des frontières, mais ils ne se sont jamais concrétisés.
Les ministres des Finances et des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et de la Pologne se réunissent également ce jeudi à Varsovie et à Berlin, à quelques semaines du début de la présidence polonaise de l’Union européenne, à la suite de la Hongrie.
Les discussions du jour en Pologne et à Berlin porteront également sur la manière de renforcer le soutien immédiat à l’Ukraine et sur la façon dont l’Europe peut accroître son budget dédié à la défense, notamment par le biais d’une dette commune.
(Blandine Hénault et Kate Entringer pour la version française, édité par Jean-Stéphane Brosse et Elizabeth Pineau)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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