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En France, les partenariats entre groupes automobiles et dronistes se multiplient

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par Florence Loeve et Gilles Guillaume

PARIS, 5 août (Reuters) – Un an après les premières annonces du gouvernement sur des alliances entre industrie automobile et dronistes, plusieurs projets de production de drones alliant fabricants de voitures ou équipementiers et entreprises de la défense ont vu le jour.

Depuis le début de l’année, au moins six partenariats entre les secteurs de la défense et de l’automobile ont été annoncés en France.

En juin 2025, l’alors ministre des Armées Sébastien Lecornu – désormais Premier ministre – avait annoncé qu’un grand producteur de voitures français s’associerait à une PME de la défense pour produire des drones. Le but : intégrer la maîtrise des coûts, l’automatisation et la production à grande échelle propre au secteur ​automobile à la fabrication de drones.

L’utilisation ‌intensive de drones aériens dans la conflit en Ukraine, depuis son invasion par la Russie en 2022, a bouleversé ​les manières de faire la guerre, incitant la France ⁠ainsi que l’Union européenne à définir la production de ces engins sans pilote comme une priorité. 

A travers ces partenariats entre dronistes et constructeurs automobiles, la ‌France commence à construire une base industrielle qui ‌pourrait être capable de produire des dizaines de milliers de drones par an – une échelle difficile à atteindre par des start-ups avec leurs seuls moyens. 

UNE PRODUCTION SUSCEPTIBLE D’ÊTRE INTENSIFIÉE

« Pourquoi maintenant ? Parce que le besoin, c’est maintenant, les drones, c’est maintenant », a déclaré Christophe Périllat, directeur général de l’équipementier automobile Valeo, à des journalistes fin juillet. « Et pourquoi en France ? Parce qu’on nous demande de la souveraineté. »

Si le gouvernement ne souhaite ​pas accumuler de stocks à très court terme, il affirme toutefois que le pays doit se préparer à un éventuel conflit.

En France, « les volumes disponibles [de drones] – quelques milliers – restent insuffisants pour atteindre une véritable masse critique », estimaient des sénateurs de la commission de la défense dans une note publiée en juillet.

Valeo a annoncé le 20 juillet qu’il fabriquerait en France des moteurs électriques pour drones destinés à l’entreprise de technologies de défense Harmattan AI.

Forvia a de son côté dévoilé la semaine dernière un partenariat avec une entreprise européenne de défense spécialisée dans les systèmes anti-drones, affirmant avoir pour objectif de porter ses capacités de production à environ 1.000 drones intercepteurs par mois.

Renault, qui collabore déjà avec Turgis & Gaillard pour développer un drone à ⁠longue portée, s’est associé en juin à Thales pour industrialiser la production d’une munition téléopérée (souvent appelée drone kamikaze) baptisée Toutatis, avec un objectif de production pouvant atteindre 1.000 unités par mois à partir de 2027. 

Enfin, le fabricant français ⁠de drones Delair s’est associé en juin à l’équipementier automobile allemand Schaeffler pour mettre en place une chaîne de production française capable de produire environ 100 drones par jour d’ici novembre.

SIMPLIFIER LA PRODUCTION POUR EN AUGMENTER L’ÉCHELLE

Si les projets annoncés par Renault, Schaeffler et Forvia se concrétisent, la production combinée pourrait atteindre 60.000 unités par an. 

Mais en cas de conflit, un bien plus grand nombre de drones pourrait s’avérer nécessaire. 

Le président ukrainien Volodimir Zelensky a déclaré en juillet que le pays en produirait 10 millions en 2026, tandis que les sénateurs français indiquaient dans leur note que 15.000 drones sont utilisés chaque jour sur le champ de bataille ukrainien.

À l’origine de la grande majorité des ⁠pertes humaines, ‌ces engins contrôlés à distance ont fait du front ukrainien une « kill zone », ou « zone de mort », où tout mouvement est susceptible d’être détecté par cette menace aérienne constante.

L’Ukraine compte ⁠désormais des centaines de fabricants de drones, petits et grands. Certains produisent des quantités supérieures aux besoins de l’armée ukrainienne, et le gouvernement a prudemment commencé ​à autoriser l’exportation d’une partie de ​cette production excédentaire.

Patrick Pailloux, délégué général pour l’armement, a indiqué que la direction générale de l’armement (DGA) travaillait avec des sous-traitants du secteur automobile pour concevoir des drones que la France sera en mesure de produire en grandes ​quantités.

« Ce n’est pas pareil de produire un drone dans une start-up de la défense, et de faire un [produit] qui est reproductible en très grande quantité pour utiliser les robots des chaînes de production », a-t-il expliqué.

François Provost, directeur général de Renault, a déclaré en juin que la conception du drone kamikaze Toutatis, jusqu’alors ‌prototype de Thales, était en train d’être revue ​pour contenir moins de composants et utiliser le procédé industriel de l’injection plastique, ce qui devrait permettre une production moins coûteuse et en plus grand volume que le modèle actuel imprimé en 3D.

« PAS ASSEZ DE COMMANDES POUR STIMULER ​L’INDUSTRIE »

D’après le gouvernement, le défi consiste à augmenter la capacité de production sans pour autant constituer des stocks qui risqueraient de devenir rapidement inutiles.

« Nous devons être d’autant plus prudents que, si nous accumulons des stocks importants de drones, nous risquons de nous retrouver avec de nombreux appareils obsolètes », a ainsi affirmé la ministre des Armées Catherine Vautrin au Sénat en juin.

Patrice Caine, directeur général du groupe français de technologies de défense Thales, a souligné lui aussi lors de la présentation conjointe de Toutatis avec Renault en juin que les drones étaient « des objets qui évoluent rapidement » du fait des avancées technologiques.

Patrick Pailloux a précisé que la France avait besoin de suffisamment de drones pour pouvoir s’entraîner, et d’une capacité de production permettant de faire face à un « choc ».

En décembre 2025, lors de la ⁠présentation de la stratégie de défense nationale devant l’Assemblée, le Premier ministre français Sébastien Lecornu avait annoncé un investissement de 150 millions d’euros pour créer une filière industrielle dédiée aux drones en 2026, dans le but de « passer à l’échelle » sur leur production. 

Mais selon Antoine Level, président de l’association du drone de l’industrie française (ADIF), l’Allemagne devance la France en matière de financement des ​drones à courte portée. 

Il n’y a « pas assez de commandes encore pour vraiment stimuler l’industrie », a-t-il souligné.  

(Reportage de Florence Loeve et Gilles Guillaume, ​avec Max Hunder à Kyiv ; version française Etienne Breban, édité par Tangi Salaün)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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