En Chine, Emmanuel Macron veut prendre Pékin « au mot » sur l’ouverture
SHANGHAI, Chine (Reuters) – Un an et demi après sa première visite d’Etat en Chine, Emmanuel Macron est attendu lundi pour trois jours à Shanghaï et Pékin, où il entend notamment prendre, selon l’Elysée, les autorités chinoises « au mot » concernant leur souhait affiché d’ouverture du marché aux importations et aux investissements.
Accompagné d’une importante délégation de chefs d’entreprises du CAC 40 mais également de PME et d’ETI, le chef de l’Etat français rencontrera dès son arrivée des représentants d’entreprises françaises avant de participer, mardi, à la foire aux importations de Shanghaï dont la France est l’invitée d’honneur.
« C’est un évènement qui vise à dire au monde que la Chine est ouverte aux échanges internationaux », souligne-t-on à l’Elysée. « Nous, nous prenons au mot ce qui est dit par la Chine. »
« Puisque cette foire vise à démontrer cette ouverture de la Chine, eh bien démontrons-le par des accès au marché dans le domaine agroalimentaire, par des avancées sur les deux accords prioritaires UE-Chine » portant sur la protection des indications géographiques et sur la protection des investissements, ajoute-t-on.
Classée au 64e rang des 69 pays étudiés par l’OCDE pour leur ouverture aux investissements étrangers en 2018, la Chine est régulièrement accusée par ses partenaires et les entreprises étrangères de verrouiller l’accès à son marché.
Les investisseurs étrangers pointent notamment une importante bureaucratie, dénoncent des inégalités entre sociétés chinoises et société étrangères et s’inquiètent de pratiques commerciales déloyales, comme le vol de propriété intellectuelle et les transferts de technologie forcés.
« PRIORITÉ COMMERCIALE »
La Chine dément ces accusations – au coeur de la guerre commerciale avec Washington qui s’est traduite ces 20 derniers mois par des hausses successives des droits de douane – et s’est engagée l’an dernier à importer pour 30.000 milliards de dollars de marchandises et pour 10.000 milliards de services au cours des 15 prochaines années.
Des promesses qui pour l’instant peinent à convaincre ses partenaires commerciaux, au premier rang desquels l’Union européenne, échaudée par la lenteur de l’ouverture de l’économie chinoise et la multiplication d’acquisitions chinoises dans des secteurs stratégiques européens.
En mars dernier, la Commission européenne a durci le ton en qualifiant pour la première fois Pékin, à l’origine d’un ambitieux projet de « nouvelles routes de la soie », de « rival systémique » et de « concurrent économique ».
Pour la France, qui a avec la Chine son plus important déficit commercial bilatéral (29,2 milliards d’euros en 2018), l’enjeu de la « réciprocité » est de taille et Paris s’emploie depuis plusieurs années déjà – pour l’instant en vain – à rééquilibrer la balance commerciale et à diversifier ses exportations, en impliquant les PME.
« La dimension commerciale est la première priorité de notre visite avec les enjeux bilatéraux pour nos entreprises en particulier pour le secteur agroalimentaire, où nous souhaitons bénéficier de davantage d’accès au marché », souligne-t-on à l’Elysée.
« On a eu des avancées sur ce sujet, dont la levée d’embargo sur le boeuf obtenu à l’issue de la visite de janvier 2018 mais nous souhaitons que cette nouvelle visite nous permette d’avancer sur ce sujet. »
CULTURE ET CLIMAT
Au total, une quarantaine accords devraient être signés, notamment dans les domaines de l’aéronautique, de l’énergie et de l’agroalimentaire, lors de la séquence politique prévue mercredi à Pékin entre Emmanuel Macron et son homologue Xi Jinping.
« Pour Pékin comme pour Paris, la dimension économique sera très importante », relève Valérie Niquet, responsable du programme Asie de la Fondation pour la recherche stratégique.
« Pour la Chine, il s’agit de trouver des alliés face à Donald Trump en pleine guerre commerciale et surtout d’éviter la création d’un ‘front uni’ Europe-Etats-Unis », poursuit-elle.
Au-delà de cette dimension économique, la visite d’Etat d’Emmanuel Macron sera l’occasion d’inaugurer l’antenne du Centre Pompidou à Shanghaï, de rencontrer des artistes chinois ou encore d’évoquer le changement climatique et des crises internationales, comme celle avec l’Iran.
La question des droits de l’homme et la situation à Hong Kong devraient aussi être évoquées mais « en privé », comme lors de la visite de janvier 2018, à l’issue de laquelle Emmanuel Macron avait assumé de ne pas « donner des leçons à la Chine » et de ne pas vouloir céder à la politique du mégaphone.
(Édité par Tangi Salaün)
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