Destins municipaux contrastés pour ministres et anciens Premiers ministres
PARIS, 22 mars (Reuters) – Plusieurs membres du gouvernement de Sébastien Lecornu qui se présentaient en tant que têtes de liste aux élections municipales ont été élus, de même que l’ancien Premier ministre Edouard Philippe dont la victoire est synonyme de maintien dans la course à l’Elysée de 2027.
A Pau (Pyrénées Atlantiques), le président du MoDem et ancien chef du gouvernement François Bayrou a été battu par un socialiste.
DE MINISTRE À MAIRE
Le cumul d’un mandat de maire et d’un portefeuille ministériel étant interdit, les prétendants victorieux devront trancher.
Rachida Dati, qui a démissionné du ministère de la Culture pour faire campagne à Paris, a échoué à arracher la capitale à la gauche. Le ministre délégué à l’Europe, Benjamin Haddad, figurait sur sa liste (LR, MoDem, UDI).
La ministre des Sports, Marina Ferrari (MoDem), a été battue dès le premier tour à Aix-les-Bains (Savoie) par le maire sortant (Les Républicains) et ex-allié Renaud Beretti.
Michel Fournier, ministre délégué à la Ruralité, a été réélu à Voivres (Vosges) dont il est maire depuis 1989 et où ne figurait qu’une seule liste.
Jean-Didier Berger (centre-droit), ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, a été élu ce dimanche maire de Clamart, ville des Hauts-de-Seine de 58.000 habitants, après avoir frôlé l’élection au premier tour.
Nicolas Forissier (LR), ministre délégué au Commerce extérieur, a reconquis dès le premier tour avec plus de 62% des voix la petite ville berrichonne de La Châtre (Indre), dont il a été maire de 1995 à 2017.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, figurait en troisième position de la liste de son successeur François Ouzilleau (DVD), réélu dès le 15 mars dans sa ville de Vernon (Eure).
LE HAVRE, PAU : DEUX VILLES, DEUX DESTINS
Deux anciennes figures de la Macronie, aujourd’hui en rupture, avaient remis leur destin entre les mains des électeurs.
Edouard Philippe (Horizons) jouait gros au Havre (Seine-Maritime), ville qui lui est acquise depuis 2010, puisqu’il avait fait de sa réélection une condition à sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.
« Oui, il y a des raisons d’espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu’ils écartent les extrêmes et leurs facilités », a-t-il déclaré dès l’annonce de sa victoire avec près de 48% des suffrages.
La triangulaire du second tour l’opposait au député communiste Jean-Paul Lecoq soutenu par le PS, les Ecologistes et Place publique, et à un candidat du Rassemblement national, Franck Keller, représentant d’une extrême droite en très nette progression dans la plus grande ville de Normandie (plus de 165.000 habitants).
Près de six mois après son départ de Matignon, renversé par une motion de censure le 8 septembre, l’ancien Premier ministre François Bayrou, qui fêtera ses 75 ans en mai, a échoué pour sa part à Pau (Pyrénées-Atlantiques), ville d’un peu plus de 80.000 habitants qu’il dirige depuis 2014.
Le socialiste Jérôme Marbot, qui a revendiqué sa victoire d’une courte tête, empêche donc le centriste de s’engager dans un troisième mandat.
Le « cabourut » (têtu) béarnais en était à sa cinquième campagne municipale (il avait échoué en 1989 et 2008) dans la cité d’Henri IV.
Ses huit mois à Matignon, à la fois échec politique et blessure intime en raison de l’affaire des viols et violences sexuelles à l’établissement scolaire Notre-Dame de Bétharram, ont pesé dans les urnes.
Ses adversaires – ils étaient six face à lui au premier tour, notamment le centriste Philippe Arraou dont il fut proche – ont mis en avant un bilan national bien en-deçà des attentes, marqué par une politique sociale loin du centrisme. D’autres s’interrogaient sur ses ambitions nationales même s’il assure qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2027.
Classé meilleur maire de France par le magazine Challenges, François Bayrou, muet sur la scène nationale depuis son éviction, estime au contraire que son exposition politique a redoré le blason de Pau et profité à ses administrés.
(Rédigé par Elizabeth Pineau et Sophie Louet, édité par Benoit Van Overstraeten)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.


