Découverte d’explosifs près d’un gazoduc transportant du gaz russe vers la Hongrie
par Krisztina Than et Ivana Sekularac
BUDAPEST/BELGRADE, 5 avril (Reuters) – Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a convoqué dimanche une réunion d’urgence du conseil de défense après la découverte d’explosifs près d’un gazoduc en Serbie qui achemine du gaz russe vers la Hongrie.
Cet incident intervient à un moment politiquement chargé en Hongrie, où, selon les sondages, Viktor Orban pourrait perdre les élections législatives de dimanche prochain (le 12 avril), après 16 années passées au pouvoir.
Viktor Orban a précisé que le président serbe Aleksandar Vucic l’avait informé par téléphone de la découverte d’explosifs près de la ville de Kanjiza, à proximité de la frontière entre la Hongrie et la Serbie.
« Nos unités ont trouvé un explosif d’une puissance dévastatrice », a ajouté Aleksandar Vucic dans un message publié sur Instagram. « J’ai dit au Premier ministre Viktor Orban que nous le tiendrions informé de l’enquête. »
Un ancien responsable des services de renseignement hongrois a déclaré à Reuters que des discussions avaient eu lieu ces derniers jours dans les cercles de sécurité hongrois au sujet d’un plan précis visant à mener une opération « sous faux pavillon » contre le gazoduc en Serbie, dans le but d’influencer les élections du avril.
Peter Magyar, chef du parti d’opposition Tisza et donné favori dans les sondages, a émis des doutes sur cet incident, affirmant qu’il semblait viser à renforcer les chances électorales de Viktor Orban.
« Plusieurs personnes avaient publiquement laissé entendre qu’un incident ‘accidentel’ se produirait sur le gazoduc en Serbie à Pâques, une semaine avant les élections hongroises. Et c’est ce qui s’est produit », a noté Peter Magyar dans un communiqué.
Dans un message publié sur Facebook après la réunion du Conseil de défense, Viktor Orban a laissé entendre que l’incident était lié à une tentative de faire sauter le gazoduc, qui transporte du gaz russe à travers les Balkans vers l’Europe centrale et orientale.
« D’après les informations dont nous disposons… un acte de sabotage avait été préparé », a-t-il dit, ajoutant que la Serbie et la Hongrie avaient renforcé la protection du gazoduc.
Sans accuser directement l’Ukraine de l’incident en Serbie, Viktor Orban a déclaré : « L’Ukraine tente depuis des années de couper l’Europe de l’énergie russe (…) Les agissements de l’Ukraine constituent une menace mortelle pour la Hongrie ».
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a fermement rejeté ce qu’il a qualifié de tentatives visant à lier Kiev aux explosifs.
« L’Ukraine n’a rien à voir avec cela », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Heorhii Tykhyi sur X. « Il s’agit très probablement d’une opération sous faux pavillon russe s’inscrivant dans le cadre de l’ingérence massive de Moscou dans les élections hongroises ».
Viktor Orban, l’un des plus proches alliés de Donald Trump en Europe, est depuis longtemps en désaccord avec l’Union européenne (UE) sur de nombreux sujets, le dernier en date étant son refus de donner son aval à un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.
Les dirigeants des Vingt-Sept avaient approuvé le principe de ce prêt en décembre, mais le Premier ministre hongrois, qui cultive de bonnes relations avec Moscou, en bloque l’adoption formelle en prenant pour prétexte la fermeture de l’oléoduc Droujba qui alimente son pays en pétrole russe via l’Ukraine.
La Hongrie – et la Slovaquie, également sur une position plus favorable à la Russie – accusent l’Ukraine d’être responsable de la panne de cet oléoduc tandis que Kyiv affirme que les dégâts ont été causés par un drone russe, notant que des réparations sont en cours.
(Version française Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

