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Déborah Suter: « L’agriculture doit avoir une dimension environnementale et sociale »

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Déborah Suter, 23 ans étudiante aubonnoise en agronomie à la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA) s’est envolée en juillet au Togo pour y étudier l’agroforesterie. Issue d’une famille nombreuse, elle considère l’agriculture comme un laboratoire écologique et collectif.
Sondes, tamis, béchers, tests… Déborah Suter prépare son matériel. En juillet prochain, cette étudiante aubonnoise en agronomie s’envolera pour Lomé, capitale du Togo, afin de mener des analyses culturales. À quelques semaines du départ, cette étudiante de la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA) n’a pas encore la liste complète des outils dont elle disposera sur place. Mais pas de quoi affoler cette chercheuse débrouillarde. «Je développe aussi des méthodes de mesure sans matériel, basées sur l’observation. Rien qu’à l’œil nu, on a déjà beaucoup d’informations: enracinement de la plante, porosité, qualité et vie du sol …», énumère-t-elle avec professionnalisme. La santé des sols, cruciale, lui tient particulièrement à cœur. «Combien de forêts sont rasées, leurs sols exploités puis rendus infertiles et finalement abandonnés? Il nous faut prendre soin de ce que nous avons à disposition, que ce soit la terre, la nature ou les arbres. C’est fondamental pour nous nourrir. Et ça concerne tous les humains!»

L’accueil au centre

L’attention de Déborah Suter pour l’agriculture et la nourriture est ancrée dans ses gènes, ou presque. Elle a effet grandi dans une ferme, et pas n’importe laquelle: l’emblématique Domaine de Roveray, à Aubonne, 24 hectares spécialisés dans la production fruitière, et passés en bio dès 1997. Mais Déborah Suter s’excuse presque de son manque de connaissances en la matière. «J’ai fait quelques marchés et donné des coups de main l’été, mais on n’a pas à proprement parler été forcés de travailler à la ferme. Et à table, on discutait peu de techniques de cultures!»

Et pour cause: outre ses trois sœurs, sa famille recueille régulièrement plusieurs enfants placés. «J’ai trois frères et sœurs d’accueil, le premier d’entre eux est arrivé quand j’avais 5 ans. Durant une certaine période, ils étaient chez nous à plein temps… Du coup, pendant les repas, il y avait beaucoup d’échanges et de discussions sur le ressenti de chacun face à cette situation.» Un challenge par moments, mais surtout une expérience de vie qui lui a appris à «apprécier la richesse de la différence», et la rend très sensible à la vie de groupe comme «au soin porté à l’autre».

Nature et social

Ce vécu très fort va aiguiller sa recherche de sens dans le monde professionnel. «Mes sœurs sont parties dans le social, et je ne voulais pas faire exactement comme elles. Mais je n’avais pas non plus la volonté de reprendre la ferme. Je me sens attirée par la nature et l’agriculture, mais avec une dimension environnementale et sociale», exprime-t-elle.

C’est en intégrant le bachelor d’agronomie et d’horticulture à l’HEPIA en 2019 qu’elle sait qu’elle a trouvé sa voie. Des stages de terrain l’ont confortée dans son choix. «Dans la ferme du Rigihof à Soleure, j’ai découvert le travail de sélection variétale de pommes résistantes aux maladies dans le but d’utiliser le moins possible de pesticides. L’expérimentation, comme outil de recherche, ça me parle!»

Déborah Suter fait partie de la génération Greta. Bien qu’elle n’ait pas pris part aux grandes manifestations de 2018 pour le climat car elle ne se sentait pas «militante», elle est plus que consciente des problèmes écologiques. Des enjeux parfois «déprimants», mais pas uniquement. «Je trouve aussi super stimulant de pouvoir tester des choses! Il va falloir imaginer des systèmes de culture durables pour les générations futures. L’agriculture biologique, l’agroforesterie, par exemple nous poussent à la créativité: il faut constamment rechercher des solutions, évoluer, se remettre en question.»

Servir les agriculteurs

Cet élan de motivation est chez Déborah Suter nourri par un amour sincère et équivalent «de l’être humain et de la Création», dont, «en tant que chrétiens, nous avons le mandat de prendre soin», explique la jeune femme, solidement ancrée dans la foi protestante évangélique. Plus jeune, elle a fréquenté une grande église urbaine, aujourd’hui elle se sent plus à l’aise dans une communauté à taille humaine et où tout le monde se connaît. «J’ai à cœur de vivre mes valeurs de foi au quotidien et au travail.» Sans prétention mais avec détermination.

Prendre soin de l’humain et de la planète, c’est aussi l’une des convictions du département missionnaire des Églises réformées romandes (DM), et du réseau d’ONG et d’Églises africain SECAAR. C’est avec ces deux organismes, découverts grâce à l’un de ses professeurs, que Déborah Suter réalisera son travail de bachelor au Togo. Cette coopération entre les trois organismes (HEPIA, DM et SECAAR) est inédite, et vise à renforcer les liens dans le domaine de l’agroécologie entre la Suisse et le Sud.

Entre 2013 et 2016, le DM et le SECAAR avaient soutenu, au nord de Lomé, un projet d’agroforesterie. Du maïs y avait été cultivé avec des arbres connus pour augmenter les rendements. La Vaudoise se rendra sur place pour trois mois dès juillet prochain, et son expertise permettra de déterminer en quoi cette méthode a bénéficié aux cultures. Mais l’étudiante discutera aussi avec les agriculteurs pour comprendre pourquoi certains ont abandonné cette méthode et d’autres non, quels sont leurs choix et leurs méthodes de travail. «Il faut que ma recherche puisse servir aux producteurs sur place, et répondre à leurs problématiques», explique-t-elle.

Son protocole de recherche est quasi-finalisé. Déborah Suter se réjouit désormais «de rencontrer sur place de nouvelles personnes et communautés», et de pouvoir tisser, là-bas aussi, des liens durables.

Passé, présent, futur…

C’était mieux avant?

Il y a quelques années j’aurais dit oui, car j’avais un côté nostalgique face aux relations familiales ou amicales qui se distendent avec le temps et semblent parfois disparaître. Mais j’ai compris qu’elles ne disparaissent pas, elles évoluent. Et je suis convaincue qu’il y a plein de choses géniales à venir.

Une bonne raison de vivre dans le moment présent?

Il est rempli de très belles personnes, il y a toujours quelqu’un à rencontrer.

Un rêve pour l’avenir?

Contribuer à renforcer le lien et l’intérêt de chacun envers le travail de la terre, du jardin privé à la parcelle agricole. Car ce n’est qu’une fois qu’on a appris à connaître que l’on peut aimer et prendre soin. Il faut travailler ensemble. Voir grandir la reconnaissance et le soutien de chacun pour l’agriculture, notamment à travers la pratique de prix plus justes pour les produits consommés. C’est ce qui – à mon sens, offrira plus de liberté et créativité au gens de la terre pour tester de nouvelles pratiques.

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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