Crise ukrainienne : l’Occident dévoile ses premières sanctions contre la Russie
Alors que le spectre d’une invasion russe plane sur l’Ukraine, les États-Unis et l’UE viennent d’annoncer une « première tranche » de sanctions économiques envers Moscou.
C’est au sortir d’une réunion d’urgence que l’Union européenne a approuvé, ce mardi à Paris, la décision de sanctionner la Russie pour son attitude visant à menacer la stabilité de la paix en Ukraine. À l’unanimité, les vingt-sept ministres des affaires étrangères européens ont approuvé un paquet de sanctions qui sont censées faire « très mal » à la Russie, selon les propres termes de Jean-Yves Le Drian, l’hôte de ce Sommet improvisé.
Il faut dire que la veille, Vladimir Poutine avait fait monter la tension à l’issue d’un discours télévisé musclé. Le patron du Kremlin avait évoqué des rappels historiques liant l’Ukraine à la Russie, fustigé l’OTAN et son élargissement vers l’Est en violation des accords américano-russes au début des années 1990, et condamné les agissements de Kiev dans la partie orientale du territoire ukrainien, occupée essentiellement par des habitants prorusses. Pour finir, l’ancien dirigeant du KGB a officiellement reconnu les deux républiques séparatistes du Donbass, à savoir Donetsk et Lougansk. Il a immédiatement joint l’acte à la parole en signant avec les présidents de ces régions autoproclamées des actes de reconnaissance, et demandant au Parlement russe d’autoriser l’accès des forces militaires russes dans ces deux territoires afin d’y « maintenir la paix ».
Pour les Occidentaux, la stratégie de la Russie est claire depuis le début : envahir l’Ukraine ! Et pour contrer ces velléités de violation du territoire, ceux-ci ont gardé secrètes de nombreuses palettes de sanctions envers Moscou, lesquelles seront mises en application au fur et à mesure que la Russie mettra ses menaces à exécution.
Pour l’instant, et pour contester l’occupation militaire de l’Est de l’Ukraine par Poutine, l’Europe mise principalement sur des sanctions économiques. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, parle de gels d’avoirs et d’interdiction de visas envers plusieurs autorités russes, notamment les 351 députés de la Douma qui viennent d’approuver la reconnaissance de l’indépendance des territoires ukrainiens séparatistes. L’UE vise également les institutions financières russes, dont les banques Rossiya et Promsvyazbank qui financent régulièrement les activités militaires russes.
De son côté, Joe Biden est péremptoire : « Nous mettons en place de vastes sanctions sur la dette souveraine russe. Cela signifie que nous coupons le gouvernement russe du financement occidental. » Le président américain, qui est formel sur une invasion russe depuis plusieurs semaines, avait déjà interdit tout nouvel investissement, échange ou financement par des Américains à destination, en provenance ou à l’intérieur des régions prorusses reconnues par Moscou.
L’Allemagne a elle aussi suspendu le projet Nord Stream 2. Ce projet reliant la Russie à l’Allemagne par un tube gazoduc long de 1 230 km sous la mer Baltique, visait à contourner l’Ukraine et à augmenter les possibilités de livraison du gaz russe vers l’Europe. Olaf Scholz, le chancelier allemand, prend ainsi un risque considérable, car en 2020 son pays a consommé 56,3 milliards de mètres cube de gaz russe, soit 55 % de ses besoins en gaz.
Ces sanctions ont déjà causé la chute des indices boursiers dans les capitales européennes, et une flambée de prix sur le marché des matières premières. L’agence de notation Fitch rappelle d’ailleurs que la Russie y joue un « rôle critique ». C’est un géant mondial en aluminium et en palladium. C’est l’un des plus grands producteurs mondiaux de nickel. C’est le premier exportateur mondial de blé et, avec l’Ukraine, cela représente un quart des exportations mondiales de cette céréale utilisée dans la fabrication du pain.
Ecclésiaste Deudjui
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