Cameroun : À Ngaoundéré, la technologie au service de l’insertion des jeunes
Dans la région de l’Adamaoua, plus de 100 jeunes participent à une formation intensive de cinq semaines dédiée au numérique et à l’intelligence artificielle. Cette initiative vise à freiner le chômage local en armant la jeunesse de compétences technologiques clés.
Face aux défis croissants de l’emploi des jeunes en Afrique subsaharienne, les initiatives locales se tournent vers le numérique. À Ngaoundéré, chef-lieu de la région de l’Adamaoua au Cameroun, le programme « Vacances utiles, numériques et citoyennes » vient d’ouvrir ses portes. Durant cinq semaines, plus de 100 participants âgés de 18 à 35 ans vont bénéficier d’une immersion gratuite dans les technologies de l’information. L’événement, officiellement lancé par le gouverneur de la région, Kildadi Taguiéké Boukar, marque une étape importante dans la décentralisation de l’accès aux compétences numériques dans le pays.
Un programme axé sur les métiers d’avenir
Le contenu de la formation a été rigoureusement sélectionné pour répondre aux besoins immédiats du marché du travail local et international. Les apprenants suivent des modules intensifs répartis en trois grands axes : le marketing digital, le secrétariat bureautique et l’initiation aux usages professionnels de l’intelligence artificielle (IA).
Pour les organisateurs, l’objectif n’est pas seulement de transmettre des connaissances théoriques, mais de fournir des outils pratiques permettant une insertion professionnelle rapide ou le lancement de micro-entreprises. Dans une région essentiellement agricole et pastorale, l’acquisition de compétences en marketing digital offre notamment aux jeunes la possibilité de valoriser les produits locaux au-delà des frontières régionales.
L’autonomisation des femmes au cœur du projet
L’une des particularités de cette édition réside dans sa forte dimension inclusive. Le projet est porté par l’association locale Cœur des générations, présidée par Djamilatou Mohamadou. Une attention particulière a été accordée au recrutement des candidates, l’organisation ciblant activement la réduction de la fracture numérique de genre.
Les statistiques nationales montrent encore un écart important entre les hommes et les femmes dans l’accès aux technologies au Cameroun. En mobilisant une majorité de jeunes femmes pour cette session, le programme cherche à favoriser l’autonomie financière des participantes et à briser les barrières socioculturelles qui les éloignent parfois des filières scientifiques et technologiques.
Un appui institutionnel fort pour la stabilité régionale
La présence du gouverneur Kildadi Taguiéké Boukar lors de la cérémonie de lancement souligne l’importance stratégique de cette initiative pour les autorités camerounaises. La région de l’Adamaoua, frontalière de la République centrafricaine et du Nigeria, fait face à des enjeux de sécurité et d’oisiveté de la jeunesse.
Pour les pouvoirs publics, occuper sainement les jeunes durant la période des vacances scolaires et académiques constitue un levier de prévention contre la délinquance et le recrutement par des groupes armés. En associant les valeurs citoyennes à l’apprentissage technique, les autorités espèrent transformer cette jeunesse en acteurs de développement et de stabilité pour la région.
Alors que les cinq semaines de cours débutent, les regards sont tournés vers les résultats de cette synergie entre la société civile et l’État, qui pourrait servir de modèle pour d’autres régions du pays.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

