Attaques ukrainiennes au deuxième jour de vote en Russie
MOSCOU (Reuters) – Un missile ukrainien a fait deux morts dans la région de Belgorod et une attaque distincte à l’aide d’un drone a provoqué un incendie dans une raffinerie de pétrole dans celle de Samara samedi, au deuxième jour de l’élection présidentielle en Russie.
Quasiment assuré de remporter un nouveau mandat de six ans à l’issue de ce scrutin organisé sur trois jours – la Russie couvre onze fuseaux horaires – Vladimir Poutine a accusé l’Ukraine de chercher à perturber les opérations de vote en Russie un peu plus de deux ans après le début de l’invasion de son voisin par cette dernière.
Dans la région de Belgorod, où les attaques transfrontalières en provenance d’Ukraine sont désormais régulières, un homme et une femme ont été tués par un tir de missile, a dit le gouverneur Viatcheslav Gladkov. Sur une vidéo obtenue par Reuters, on peut voir des flammes et entendre des sirènes d’alerte aérienne dans les rues vides de la ville de Belgorod.
Le ministère russe de la Défense a déclaré que ses troupes avaient repoussé des tentatives d’infiltration ukrainiennes dans la région de Belgorod. Viatcheslav Gladkov a annoncé que, étant donné « la situation actuelle », les écoles seraient fermées lundi et mardi dans la majeure partie de la région et que les centres commerciaux dans la ville même de Belgorod le seraient également dimanche et lundi.
Dmitri Azarov, gouverneur de la région de Samara à environ 850 km au sud-est de Moscou, a déclaré que la raffinerie de Syzran était en feu mais qu’une deuxième attaque sur une autre raffinerie avait été repoussée. L’incendie à Syzran a finalement été maîtrisé en milieu de journée, ont rapporté les agences de presse russes.
L’Ukraine a multiplié les frappes en territoire russe cette semaine, en visant particulièrement les raffineries de pétrole.
LA VICTOIRE ANNONCÉE DE POUTINE PAS MENACÉE
Ces attaques ne menacent toutefois pas la réélection attendue de Vladimir Poutine, au pouvoir depuis fin 1999 en tant que président et une parenthèse de Premier ministre.
Aucun des trois autres candidats autorisés à se présenter n’est susceptible de contester sa victoire annoncée et ses principaux opposants sont en prison ou en exil, le premier d’entre eux, Alexeï Navalny, étant mort en détention le mois dernier.
Le Kremlin espère une participation élevée pour prouver le soutien de la population russe à son président.
Elle a franchi la barre des 50% en début d’après-midi du deuxième jour de vote. Les taux les plus élevés, près de 70%, ont été signalés dans la région de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, et dans les territoires ukrainiens contrôlés par la Russie.
Le parti Russie unie, soutien de Vladimir Poutine, a déclaré samedi être victime d’une vaste attaque informatique par déni de service (DDoS).
Un responsable du secteur des télécoms en Russie, cité par l’agence officielle RIA, a déclaré que les attaques informatiques contre le pays avaient atteint un niveau « sans précédent ». Il a mis en cause l’Ukraine et ses soutiens occidentaux et déclaré qu’une partie de ces activités avaient été reliées à des adresses IP en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord.
Plusieurs actes de contestation ont perturbé les opérations de vote vendredi au premier jour du scrutin avec notamment le déversement de liquide teinté dans des urnes et le jet d’un cocktail Molotov contre un bureau de vote.
Ella Pamfilova, la cheffe de la commission électorale, a qualifié les auteurs de ces actes de « salauds » et déclaré qu’ils risquaient jusqu’à cinq ans de prison. Elle a dénombré 29 incidents.
(Rédaction de Reuters, rédigé par Mark Trevelyan et Felix Light, version française Bertrand Boucey et Gilles Guillaume)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


